CHAPITRE VII. — CULTURE DES LEGUMES
le de novembre en janvier après un premier labour; la récolte se fait îuillet en septembre, suivant la date des semis. On sème soit en plein ï la volée, soit en rayons avec plus d^économie, et en suivant la rrue. On estime de 12 à 15 pour 1 le produit d^une récolte, quand a laisse mûrir la fève; mais il diminue considérablement, quand i dépouillé la plante de sa gousse verte.
e Haricot (Phaseoîm vklgaris; nom local, mmgette). C^est le légume le plus répandu dans le département de la Gironde, où Ton cultive c variétés : le haricot nain à tige non grimpant-e, et le haricot à tige ipante; on préfère généralement ce dernier parce qu^on le rame et 1 donne plus de produit.
e légume exige une terre soigneusement ameublie, bien fumée ou Tellement très-productive. Comme la fève, il est souvent cultivé entre angs de vigne; on le voit aussi en bordure ou même en plein dans hamps de blé. Les jardins voisins des villes lui consacrent toujours u plusieurs compartiments ; comme il y est cultivé surtout pour être opé frais, on le sème à différentes reprises : en mai, juin et juillet. 3colte dure ainsi jusque Tautomne. En plein champ on le sème en . La culture du haricot est presque étrangère aux grandes landes du rtement. Cependant certaines parties des landes qu^on peut fumer et irir par l'eau produisent de très-bonnes récoltes de ce légume. Pois (Pisum satioum; nom local, pézeou). — Les espèces ou variétés lus répandues sont : le pois rnichaud, le pois vert en rames, le pois tain. On les sème de novembre en février en les plaçant dans une tation opposée au nord sur une terre bien labourée et bien fumée ; smîs se font le plus souvent en rayons.
3 primeurs de ce légume, récoltées en mai, juin ou juillet, pour être immées en vert, sont l'objet d'un revenu important pour plusieurs lunes des environs de Bordeaux, surtout dans les cantons de isac, du Carbon-Blanc et de Créon, d'oîi l'on en expédie des wagons •s vers Paris et même à l'étranger.
sind on cultive le pois en plein champ, système de jour en jour ) usité, on donne à la terre au moins 2 hectolitres de semence par •e. Cette semence rend de 8 à 10 pour 1 quand elle n'a pas souffert; année moyenne, on évalue le produit à 6 pour 1 . aime de terre (Solanum tuberosum; nom local, patate). — Ce ux tubercule, si apprécié même sur les tables les plus riches, forme rd'hui une partie très-notable de l'alimentation des habitants de la de, tandis qu'à la fin du siècle dernier, il ne se trouvait que dans les jardins particuliers, et les valets eux-mêmes refusaient de s'en r.
terre destinée a cette culture reçoit ordinairement deux labours à la ou à l'araire ; on fume au premier labour ou en plantant, suivant itrées. Dans ce dernier cas, on dépose deux poignées de terreau à )it que doit occuper chaque tubercule. Dans les pays vignobles on soin d'utiliser les râpes pour faire cette fumure. Les cultivateurs ux hersent après le premier labour donné en février; le second se
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donne quelques jours avant la plantation, au commencement d^avril. On récolte à la pioche ou au trident du 15 septembre au 15 octobre.
La récolte des pommes de terres, qui était en 1835 de 367,326 hectolitres, a atteint 945,000 hectolitres en 18*75.
Les variétés les plus cultivées sont la grosse blanche tachée de rouge, la grosse jaune ou pomme de terre Saint-Jëan, supérieure en qualité à la précédente et presque aussi abondante. Comme elle est mûre à la fin de juillet, on peut la remplacer aussitôt par du lupin ou de la vesce, que l'on enfouit en automne. Par ce moyen on obtient Tannée suivante d'excellentes récoltes de froment; quelques cultivateurs de rarrondissement de Libourne suivent cette méthode. On cultive aussi la pomme de terre Cardon, qui est très-abonciante, mais moins fine que la pomme de terre Saint-Jean. Elle sert surtout à la consommation agricole. La variété earîy rose de New- York est depuis quelques années essayée.
Cette précieuse plante est cultivée aussi bien dans les terres sableuses de nos landes que dans les terres fortes de nos coteaux. Son rendement est très- variable, selon la nature du sol, la quantité et la qualité de fumier employé. Ce rendement peut s'élever à 25 pour 1.
Topinambour (HeUanthus tuberosus), — La culture du topinambour, qui n'était pratiquée autrefois que dans quelques jardins, a pris de nos jours plus d'extension, autant pour les besoins de la table que pour l'élevage du bétail. Cette plante, peu difficile sur le choix des terrains et dont les tubercules résistent aux plus grands froids, est destinée a occuper une place de jour en jour plus importante parmi les légumes cultivés dans notre département.
Navet (Brassica napus; nom local, nap). — Les différentes espèces de navets et de raves sont cultivées dans tous les jardins potagers voisins de nos villes et dans quelques grands domaines oii on les donne en nourriture aux bestiaux. A ce dernier point de vue cette culture tend à prendre une grande importance. On a soin d'opérer leur cueillette par un temps sec pour éviter leur fermentation, toujours très-préjudiciable aux animaux auxquels on les donne dans cette condition.
Chou (Brassica oîeracea; nom local, caou et caoulet). — Ce légume, d'une consommation générale, est cultivé dans tout le département; mais il ne l'est en grand que dans les marais des environs de Bordeaux et dans quelques propriétés oîi l'on emploie le chou cavalier ou branchu à la nourriture des bestiaux.
Les espèces les plus répandues sont celles dites de Strasbourg, de MUa», de York et le Cœur de bœuf. Le c?iou brocoli et le choufieur ne sont cultivés que dans les jardins maraîchers ou potagers.
Citrouille (Cucurbita pepo ; nom local, cuje). — Ce. légume est cultivé dans les exploitations en joualles et dans les terres à blé ; on le trouve dans presque toutes les métairies ou fermes en plus ou moins grande quantité ; il sert à la nourriture de l'homme et des animaux.
Les variétés cultivées daus la Gironde sont nombreuses : celles qui sont plus particulièrement utilisées pour l'homme sont la mclonnette et le giromou.