‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 362 sur 701 · CHAPITRE XI. — FUTAIES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — FUTAIES

environ 7 fr. 50 c. les 31 mètres courants rendus sur le port de débarlement, soit 15 à 18 centimes le mètre courant à Bordeaux et 22 à » centimes sur les ports étrangers. En 1872, des pins âgés de 18 ans stinés à cet emploi ont été vendus 450 fr. Thectare sur place dans un •maine situé à Bordeaux.

Leur expédition en Angleterre est facilitée par un échange de produits. 13 navires qui les transportent reviennent, le plus souvent, chargés

charbon.

Patb a papier. — Beaucoup de ces jeunes pins expédiés en Angleterre nt alimenter des fabriques de p&te à papier de bois, déjà nombreuses ns ce pays.

Le département de la Gironde possède à Mios une usine de ce genre isommant des quantités considérables de bois et d'aiguilles du pin; te industrie, créée récemment, semble devoir prendre de grandes >portions.

jrESfMAQE. — A 16 aus daus les bonnes landes, à 20 ans dans les 3 moins fertiles, les pins ont environ 60 centimètres de circonférence "^30 du sol ; on commence à gemmer ceux qui doivent disparaître dans

éclaircies ultérieures, et l'on obtient environ un litre de gemme par re et par an.

>i les éclaircies faites dans les premières années ont été bien faites, on ive 700 à 800 arbres par hectare dont le quart environ devant tomber iS les éclaircies futures sont gemmés à mort, c'est-à-dire au moyen de sieurs cares ouvertes à la fois, et ravivées pendant quatre, cinq ou ne six ans.

^n arrive ainsi à conduire les jeunes pins jusqu'à l'âge de 22 à 25 ans, que à laquelle il reste environ 500 pins par hectare. C'est à 25 ans

commence, sur une partie de ces 500 arbres, le gemmage à vie, t-à-dire exécuté de telle sorte qu'un pin peut donner des résines dant 50 à 6() ans si l'opération est prudemment conduite. On pratique s une seule care que l'on agrandit en hauteur toutes les semaines de n à ce qu'elle atteigne 3 mètres au bout de* cinq ans. A cette [ue, on 1/iisse reposer l'arbre pendant quelques années et on ouvre nouvelle care. Un pin de belle venue donne de 3 à 4 litres par an. On inue le gemmage sans interruption sur les pins qui doivent disparaître ; les éclaircies futures.

l'âge de 35 ans, on ne rencontre que deux à trois cents arbres par ire. Ces pins peuvent alors servir à faire des poteaux télégraphiques ™oO de longueur et sont vendus à 4 fr. 50 l'un. Si on les gemme à ivec prudence, ils donnent un revenu annuel de 30 à 40 centimes l'un, esure que le grossissement augmente, on réduit le nombre des pins içon à ce que l'on n'en trouve plus à 60 ans que 150 à l'hectare. ;s 150 arbres, tout en ayant été gemmés pendant 30 ans, ont une ir minimum de 1,500 fr.

ins nos forêts de pins bien conduites, on ne donne à la care que ent. de largeur au plus, de façon à rester toujours dans la couche ratrice et à ne jamais atteindre le bois proprement dit, par ou

d^ailleuxs il ne vient que peu ou point de gemme ; on prolonge ainsi le développement et la vie de l'arbre.

Le système Hugues qui consiste à recueillir la gemme dans un pejtit récipient en terre a, dans la plus grande partie de nos forêts de pins, remplacé l'ancien mode de cueillette qui consistait à recueillir la gemme dans des cavités faites à la base de l'arbre lui-même, ce qui concourait à sa destruction.

Maintenant, pour donner une idée plus saisissante des revenus que donnent à l'agriculteur intelligent ces terres sableuses qui paraissent arides et qui étaient presque sans valeur avant les travaux d'assainissement et la construction de routes et de voies ferrées, nous allons résumer les revenus d'un hectare de lande consacré à la culture du pin, soumis à une révolution de 30 ans et situé dans des conditions moyennes, c'est-à-dire à peu de distance d'une station de chemin de fer ou d'une route conduisant à une ville.

Les éclaircies donnent au minimum :

lo De 6 à 12 ans (œuvres) environ 16'

2o De 12 à 20 ans, 800 pins environ (*) 500

•'Après la vingtième année, le gemmage, qui, même très modéré, donne un revenu annuel net de GO fr. par

hectare, soit pour 10 ans 600

A 30 ans, l'exploitation de 200 arbres valant sur pied 4 fr. 50 c. pièce 900

Total 2,01Gf

Or, dans cette estimation, nous n'avons tenu compte :

Ni de la valeur des bourrées faites avant l'époque où l'on peut obtenir des œuvres ;

Ni du produit complet des œuvres, le chiffre indiqué supposant une seule opération de cette nature, ce qui n'arrive presque jamais, surtout dans les semis peu éloignés des vignobles ou l'on consomme ces œuvres ;

Ni du gemmage des tiges qui ont disparu dans les éclaircies de 16 à 20 ans ;

Ni des bols de corde, des bois à charbon, des bourrées, etc., qui résultent de la coupe des bois de mine. Ces divers revenus ont servi à payer les impôts très-faibles et les menues dépenses de la propriété.

En somme, on peut compter sur un revenu minimum de 2,000 fr. par hectare en 30 années.

Le capital engagé dans un hectare de lande rase assainie étant de 250 à 300 fr. pour l'achat et de 50 fr. pour la mise en valeur, ce capital de 350 fr. donne donc un revenu d'environ 12 p. 100, quatre fois plus fort que celui que l'on retire des capitaux engagés dans les autres propriétés rurales.

Nous devons faire remarquer de nouveau que les estimations ci-dessus sont un peu élevées si l'on considère les revenus d'un hectare de lande

(i) Il faut 12 do ces pins pour obtenir les 100 piods anglais ou 31 mètres courants pajéi 7 fr, 50 c., soit: ^ = G6,6 X7fr.:w = 500.

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