S L — FUTAIES
bène et Ormeau. — Le département fut jadis couvert de forêts, loms de Bouscat (boscws), de Bois-Majou (Bosçus major), de La Barthe tha, bois défensable en celtique), et une foule d'autres^noms rappellent jtence de forêts dont il ne reste pas d'autre souvenir. Ce qui subsiste onstructions du moyen âge nous prouve aussi combien alors le bois commun dans les environs de Bordeaux.
n'en est plus de même aujourd'hui : l'extension des vignobles, la nation des grands domaines, Taugmentation de la valeur des bois de ! futaie et la facilité de pouvoir, avec la coupe de quelques hectares, er des pertes ou des folies, toutes ces causes ont fait succéder la e à l'abondance.
elques bois d'agrément dans les plus beaux biens de campagne, ues bouquets épars dans nos grandes vallées, des arbres isolés dans illis ou les haies de clôture, telles sont, avec les vastes forêts de pins imes des dunes et des landes, les seules futaies du département, rd'hui, l'essence dominante, c'est le pin maritime, surtout sur la ■auche de la Garonne et de la Gironde ; viennent ensuite le chêne le chêne blanc, l'acacia, le charme, les saules, l'aune, les peupliers, au, le frêne et l'érable.
îhêne; blanc, l'ormeau et le peuplier dominent sur la rive droite de onne.
Pin maritime forme la culture principale des landes de la rive î de la Garonne et de la Gironde; ajoutons qu'on le trouve aussi en grande quantité sur les plateaux sableux des cantons de Saint-Cierside, de Saint-Savin, de Guîtres et de Coutras. • donner à nos lecteurs une idée de la mise en valeur de nos landes culture du pin maritime, nous nous sommes servi de l'intéressant
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travail de M. Oroizette-Desnoyer intitulé : Notice /orestière sur les landes de Gascogne, et composé sur le domaine de Saint- Alban, à M. Chambrelent.
Il est donc à noter que la plupart des estimations qui suivent s'appliquent à un domaine des landes mis facilement en communication avec tm grand centre de population, soit par une grande route, soit par une voie ferrée, comme Test celui de Saint- Alban.
Ensemencement. — La préparation que Ton donne au terrain destiné à un semis de pin est peu coûteuse. Si la végétation des bruyères et des autres végétaux secondaires est considérable, on enlève Fexcès de ces plantes, ce qui coûte de 30 à 35 fr. par hectare. Parfois on ensemence le terrain par bandes alternes de 5 mètres de largeur et séparées par des allées de 5 mètres environ. Le plus souvent on se borne à semer la graine de pin à la volée sur la bruyère même, et pour faire descendre cette graine sur le sol, on fait pacager des moutons pendant quelques jours sur ces bruyères ensemencées.
On emploie 10 kilogranames de graine par hectare.
L'achat et Pépandage de cette graine ou pignon coûte environ 10 fr. par hectare. Le prix de revient de Thectare semé est donc de 40 à 45 fr.
La saison généralement choisie par nos sylviculteurs pour semer des graines résineuses, est la fin de Thiver ou les premiers jours du printemps, aussitôt que les terrains sont un peu desséchés. Ils préfèrent semer un peu tôt afin d'être certi^ins que les jeunes plants, lors des chaleurs de rété, auront un enracinement assez profond et pourront résister à la température élevée de cette saison, durant laquelle la bruyère est un abri très -utile aux jeunes semis pour les protéger contre les ardeurs du soleil.
Entretien et Exploitation. — Quand les semis ont été faits dans de bonnes conditions, on fait, après cinq ou six ans, les premières éclaircies et on en obtient les fagots recherchés par les boulangers. Ces fagots, surtout lorsque les semis sont éloignés de la ville, rapportent à peine au propriétaire ce que lui coûtent leur confection et leur transport, mais il fait faire quand même cette éclaircie de bonne heure, dans le but de donner aux jeunes pins plus d'air et partant plus de vigueur.
Vers la l^', 8® ou 9® année, les éclaircies deviennent annuelles et produisent des échalas qui rapportent un revenu annuel de 15 à 18 fr. par hectare, quand le transport de ces échalas est facile et peu coûteux. Dans les forêts éloignées d'un centre de consommation, le propriétaire abandonne ce produit à ceux qui le font.
De 12 à 20 ans les produits augmentent considérablement de valeur; ils fournissent des chevrons pour la charpente, de petits poteaux^ des étançons de mines, etc.
Étançons de mines. — Depuis quelques années, les éclaircies de jeunes pins de 12 à 20 ans ont trouvé en Angleterre un débouché considérable dans les exploitations houillères où l'on emploie les poteaux de pins pour le blindage des puits et des galeries de mine. Les dimensions exigées pour cet emploi sont : un diamètre minimum do O^'Ol au petit bout et ime longueur minimum de 2*^50. Le prix de ces poteaux est