‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 428 sur 701 · CHAPITRE VI. — INDUSTRIES TEXTILES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — INDUSTRIES TEXTILES

qui en 1869 ne dépassait pas 300, était-il en 1873 de près de 1,100, en 1875 de 2,427 et a-t-il atteint le 1®' janvier 1876 le nombre de 3,039.

L^étendue des terrea émergentes mises en culture atteint aujourd'hui près de 3,000 hectares.

M. Lafon, dans sa Note sur les huîtrières du bassin d'Arcachon, estime au nombre de 5 millions les tuiles placées sur les huîtrières artificielles en 1872; ce nombre doit être aujourd'hui (1877) d'au moins 10 millions pour le quartier de La Teste et celui de Pauillac.

En comptant que chaque tuile réunira en moyenne 400 naissains, et en supposant une perte des trois quarts, la récolte de 1877, réalisable en 1879-80, produira à elle seule 1 milliard d'huîtres qui, à raison de 40 fr. le mille, donneront en argent 4 millions de francs.

Les parqueurs du bassin d'Ârcachon ont deux modes de réalisation du produit de leur culture : tantôt ils élèvent des huîtres dans les claires pour les livrer directement à la consonamation au prix moyen de 45 à 50 fr. le mille, suivant l'année; tantôt ils vendent aux parqueurs de Marennes ou des environs les jeunes huîtres dès l'âge de 18 mois au prix de 17 à 30 fr. le mille, suivant l'année.

Le travail procuré aux populations riveraines par la nouvelle industrie a augmenté dans de telles proportions, que l'élément maritime n'a pu y suffire et que l'administration de la marine a dû permettre de faire travailler sur les parcs des personnes étrangères à la marine.

n ne faut pas se faire illusion et penser que les résultats pécuniaires obtenus par les parqueurs seront toujours aussi beaux qu'aujourd'hui. 11 est évident que l'abondance des produits conduira à une diminution dans leur valeur. Cependant le prix des belles huîtres de 7 à 8 centimètres ne descend pas actuellement au-dessous de 65 fr. le mille et ne baissera probablement pas encore en 1878-79, les crabes ayant dévoré et les limons ayant enlevé, pendant l'été dernier, la majeure partie de la récolte de 1876.

Les statistiques officielles nous donnent les chiffres suivants pour les revenus de l'ostréiculture dans le quartier de La Teste (bassin d'Arcachon) :

En 1873, 42,342,250 Jiuîtres nées dans les parcs d'Arcachon ont été vendues 1,736,032 fr.

En 1874, 82,345,233 huîtres nées dans les mêmes parcs ont été vendues 2,058,630 fr.

Il est à remarquer que les 42 millions d'huîtres livrées au commerce en L873 ont produit une somme relativement plus considérable que les 32 millions vendues en 1874 ; cette différence provient de ce que le prix noyen du mille en 1873 était de 41 fr., tandis qu'en 1874 il est tombé i 25 fr., conséquence de l'abondance du coquillage.

La production du bassin d'Arcachon est telle que les emplacements lisponibles ne suffisent plus pour l'élevage et l'engraissage des huîtres. 3e g^raudes quantités de ces mollusques sont transportées à Marennes, à Dléron, à Saint-Jean-de-Luz, pour y être déposés dans des claires où ils croissent et s'améliorent rapidement.

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