‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 429 sur 701 · S VL — INDUSTRIES TEXTILES · texte numérisé non relu

S VL — INDUSTRIES TEXTILES

Lavage des laines et dépélage des peaux de moaton de

la Plata. — Cette industrie a pris un certain développement dans la Gironde depuis une quinzaine d^années et tend à grandi^ tous les jours. Elle s'exerce actuellement dans 4 établissements principaux (*), occupant environ 150 personnes et principalement des hommes trwfaiU»nt à leurs pièces et gagnant de 3 à 4 fr. par jour.

Ces quatre établissements peuvent exploiter 8,000 balles représentant 3,440,000 kilog. en suint, ce qui donne en lavé 860,000 kilog., dont la valeur moyenne est de 6 fr. le kilog. La valeur annuelle deS^ produits d^ usines ci-dessus est de 5,160,000 fr. pour les laines; 1,000,000 de francs pour les cuirs. En tout, 6,160,000 fr.

Ces laines sont consommées par l'industrie drapière du midi et du nord de la France, de la Suisse, de l'Italie et de l'Espagne.

La plus grande partie des cuirs est exploitée par les mégisseries du midi de la France. L'Italie et l'Allemagne en consomment également, mais leurs achats sont limités.

Cette industrie est destinée à prendre un grand développement dans la Gironde, en raison des facilités dont dispose le commerce de Bordeaux pour l'importation des matières premières et aussi en raison du climat de notre département, qui favorise le séchage des laines. . ^

Les laines de la contrée dont s'occupent peu ou point les établissements ci-dessus, sont exploitées sur place aussitôt après la tonte.

Laines RenaiE»axice (Filature de). — Le département de la Gironde ne possède qu'un établissement de ce genre créé en 1870 à Coutras, et transporté en 1872 à Saint-Seurin-sur-1'Isle, dans le vaste établissemenl occupé il y a quelques années par l'aciérie Jackson, et possédant comme moteurs une turbine de 60 chevaux et 5 roues hydrauliques de 12 chevaux. Cette force peut être doublée au moyen d'autres moteurs, l'Isle offrant sur ce point 2 mètres de chute.

Cette manufacture comprend 11 machines à eflOlocher, 3 cylindres laveurs, 3 essoreuses au cardage et une filature de laine de 500 broches.

En attendant que la filature se développe et qu'on y ajoute une fabrique d'étoffes, M. Bertin utilise sa force motrice par une scierie mécanique comprenant 4 métiers à rubans et une minoterie de 4 paires de meules.

L'usine de M. Bertin aîné occupe environ 100 personnes et pourrait en employer le double le jour où les demandes seraient plus importantes. La moitié de ces personnes travaillent à la journée, l'autre moitié aux pièces. Les hommes à la journée gagnent de 2 fr. 50 à 3 fr. par jour, et les femmes de 1 fr. 25 à 1 fr. 50.

La valeur annuelle moyenne des produits fabriqués par cette filature est d'environ 250,000 fr.

Les matières premières (vieux tissus de laine) viennent de tous les

(t) Ces ôtablissoments sonl situôd : 1 à Sdiat-Médard-ea-Jalle, 1 & Bègtes et 2 à Goulras.

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