‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 436 sur 701 · CHAPITRE VI, — INDUSTRIES MÉTALLURGIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI, — INDUSTRIES MÉTALLURGIQUES

Presque tous les fers et les cuivres employés par cette industrie à Bordeaux viennent des* usines françaises; les objets qu'elle fabrique sont destinés pour un tiers à TAmérique du Sud ou aux colonies françaises, et X>our les deux tiers aux usinée de la Gironde ou à celles des départements voisins.

Poteries en fonte. — Notre département ne possède qu'une usine de ce genre. Elle est située à Beliet (canton de Belin), près de la petite rivière la Leyre.

Plomb. — Bordeaux possède 2 ateliers s'occupant de la fabrication du plomb de chasse, et une usine importante rue du Hautoir où sont fabriqués sur une grande échelle les tuyaux de plomb, les plombs laminés, le minium et la céruse. Cette industrie a pris depuis dix ans un assez grand développement et a joint à la fabrication des produits ci-dessus celle du blanc de zinc. — Les deux ateliers où Ton fabrique le plomb de chasse occupent 20 à 25 ouvriers. L'un d'eux possède un moteur à vapeur.

Ces deux ateliers fabriquent annuellement et en moyenne 700,000 kilog. de plomb de chasse de 16 numéros différents et du prix moyen de 60 fr. Jes 100 kilog. Ils sont consommés pour les deux tiers au moins dans la Gironde et les départements voisins, et pour un tiers dans les colonies françaises et dans l'Amérique du Sud.

Machines et outils agricoles. — Cette fabrication, qui de tout temps a été faite par de petits industriels suivant les vieux modèles et la routine, a pris un certain développement, au point de vue des outils perfectionnés, dans la maison Bouilly, créée en 1779; plus tard, les maisons Hallié, à Bordeaux, et Fol, à Cadillac, contribuèrent beaucoup au progrès de l'agriculture par les heureuses dispositions et les prix modérés des outils ou machines qu'ils faisaient construire sur leurs plans et qu'ils expédiaient en grande quantité dans les départements voisins et aux colonies.

Aujourd'hui cette industrie est exploitée, au point de vue de la fabrication des charrues et autres outils les plus usuels, par une foule de petits forgerons taillandiers que l'on trouve dans presque tous les bourgs.

Au point de vue de la fabrication des machines et outils plus importants et plus compliqués, Bordeaux possède 3 ateliers montés en grand et produisant des instruments agricoles' très-estimés. Ces ateliers occupent environ 40 ouvriers, dont le salaire moyen est de 4 fr. par jour.

L'exportation, moins importante qu'autrefois, forme encore cependant l'alimentation d'une partie de ces ateliers.

D'un autre côté, plusieurs machines, qui sont la spécialité d'usines étrangères au département, nous arrivent toutes faites.

En somme, cette industrie peut suffire largement à la consommation locale et pourrait, avec les ateliers de Bordeaux et des environs, voir ses exportations prendre un grand développement.

Autres industries métallurgiques. — Outre les industries énumérées plus haut, on pourrait citer encore environ 50 ateliers de grosse serrurerie et de mécanique occupant 20 ouvriers chacun en moyenne et quelques-uns même beaucoup plus et des centaines de petits ateliers

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de serrarier, d^horloger et de forgeron qui n'entrent pas dans le cadre de nos recherches; enfin 3 ateliers principaux pour la construction des coffres-forts, balances, etc.

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