‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 435 sur 701 · CHAPITRE VI. — INDUSTRIES METALLURGIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — INDUSTRIES METALLURGIQUES

L*atelier de carrosserie, au contraire, construit une notable partie du Ateriel roulant neuf nécessité par Taug^mentation du trafic. La valeur 58 travaux de premier établissement faits annuellement par cet atelier mt varier de 200,000 à 600,000 fr. Les travaux de réparation se sont evés en 1874 au chiffre de 750,000 fr.

Quatre à cinq cents ouvriers selon les besoins sont occupés à Tatelier }s machines; ce chiffre comprend 90 p. 100 d^ouvriers proprement dits

10 p. 100 d^apprentis. La carrosserie occupe de 250 à 300 ouvriers irmi lesquels on compte seulement 3 p. 100 d^apprentis; aucune femme est admise à travailler dans les ateliers. Sur les 701 ouvriers qu^occupent en ce moment les ateliers de Bordeaux :

13 p. 100 ont plus de 15 ans de service ;

15 p. 100 ont plus de 10 ans et moins de 15;

14 p. 100 ont plus de 5 ans et moins de 10.

Total 42 p. 100.

La Compagnie a créé plusieurs institutions pour améliorer la situation I son personnel. Les ouvriers des ateliers sont admis à y participer, à ixclusion seulement des apprentis et des ouvriers entrés au service de la )mpagnie après quarante ans (^).

<) Ces institutions de bienfaisance sont au nombre do quatre :

l» LA CAISSB DB PRÉTOTAXCE.

311e est alimentée par une retenue de 2 p. 100 sur les salaires et un don de la Compagnie

al à la somme des retenues. Moyennant cette retenue, l'ouvrier a droit :

l« Aux soins médicaux gratuits pour lui et sa famille;

^> A l'usage sratuit des médicaments pour lui et sa famille;

(o A la moitié de son salaire pendant les trois premiers mois de la maladie;

|p A un secours renouvelable s'il n'est pas guéri après les trois premiers mois.

lorsqu'un ouvrier vient à mourir, la caisse pourvoit en outre aux frais d'inhumation et

't A la veuve ou aux enfants mineurs une pension calculée d'après une certaine règle sur

salaire et les années de service du défunt.

)uelque8 essais ont été tentés par les ouvriers, afin d'améliorer la situation de l'ouvrier

iade qui ne reçoit plus que la moitié de son salaire ordinaire au moment où par la

iladie ses dépenses augmentent. Il s'est formé ainsi quelques groupes de quarante socio-

res prenant l'engagement de verser chacun 0 fr. Od c. par jour à tout sociétaire malade.

cotisation est nulle lorsqu'il n'y a pas de malades.

«a Société n'a Jamais d argent en caisse; elle verse immédiatement aux malades le

•iitant de ses recettes. Plusieurs associations de ce genre fonctionnent depuis quelque

ips dans nos ateliers; elles tendent à so développer.

2o LA ciacuLATioir A Pan béduit.

ur tout le réseau du Midi, une remise de trois quarts do place est accordée non seulement i ouvriers, mois encore à leurs femme, enfants miueurs, père et mère.

3° LBS MAGASLNS ANKBXB8 OB L'ÉCONOMAT.

Is compronnent :

Un réfectoire;

Un magasin de comestibles ; Un magasin d'habillement

39 divers établissements livrent aux ouvriers à prix de revient; et, pour apprécier ililô qu'ilsprésentent, il suffit de citer les chiffres de vente de chacun d'eux : £a 1874, le total des ventes a été pour le

Réfectoire 57,906 fr.

Vestiaire 450,158

Magasin de comestibles 710,672

est bon d'ajouter que ces chiffres grandissent chaque année. Ils sont relatifs aux ventes ciuôos à tous les agents de la Compagnie et non pas seulement aux ouvriers.

40 LBS CLASSES D'aDOLTES.

es classes gratuites de lecture, d'écriture et de calcul ont été créées pour les agents et Tiers do la compagnie; elles ont Uou le soir, quatre fois par semaiue.

LIVRB VU. — INDUSTRIE.

Le taux nominal des salaires est actuellement de : 3 fr. 2*7 à l'atelier des machines,

3 fr. 50 à la carrosserie.

Le salaire nominal n'a pas très sensiblement augmenté pendant ces dernières années ; mais la Compagnie s'est efforcée de substituer le travail au marchandage au travail en régie^ et elle y est parvenue de telle sorte que le travail à la tâche, qui n'était, il j a quelques aimées, que les 40 centièmes du travail total, dépasse aujourd'hui 75 p. 100. Ces travaux à l'entreprise permettent aux ouvriers d'augmenter en moyenne de 32 p. 100 le taux nominal de leur journée. Aussi le salaire effectif payé est en moyenne de :

4 fr. 44 pour l'atelier des machines»

4 fr. 47 pour la carrosserie.

L'instruction est peu avancée parmi les ouvriers de la Compagnie et ne s'élève guère au-dessus des éléments de lecture, d'écriture et de calcul (*).

CSbaiidronnerie. — Le développement de cette industrie remonte à 1835, au début de la construction des bateaux à vapeur. Aujourd'hui Bordeaux possède 4 grands ateliers de chaudronnerie occupant ensemble près de 500 ouvriers, et 6 ateliers secondaires occupant ensemble environ 40 ouvriers, employés à la journée et payés de 2 fr. 50 à 6 fr. par jour. Nous laissons de côté 10 petits ateliers fabriquant ou réparant les objets de ménage ou la petite chaudronnerie, et occupant 1 ou 2 ouvriers chacun.

Les grands ateliers de Bordeaux fabriquent principalement des chaudières pour machines à vapeur, toutes sortes d'appareils à distillation, des pompes et des machines hydrauliques de tous genres. Les chaudières pour machines à vapeur sont faites à Bordeaux avec beaucoup de soin et jouissent d'une réputation méritée.

La valeur des produits de cette industrie dans le département peut être évaluée à 1,200,000 fr. pour une année moyenne.

(1) Le tableau ci-dessous indique pour cliaque profession le nombre

des ilIeUrés :

Moddean.

OaTrien

de

HaebinM.

oatiU.

SeUIen.

et Montenn.

Pelntreh.

Mennislcn

et QiAiTone.

Chuidnmnlen.

«t diren.

Op. 100

Dans l'atelier des machines, la moyenne générale des illettrés est de 21 p. 100; à U carrosserie, elle n'est que de 11 p. 100. En groupant les ouvriers par âge, on trouve pour l'ensemble :

Illettrés au-dessous do 20 ans 7 p. 1,000

— de20àd0aus 55 p. 1,000

— de30i\40ans 60 p. 1,000

— de 40 ans et au-dessus 86 p. 1,000

Ces chilTres montrent que le niveau général de l'instruction des ouvriers de la Compagai« tend à s'élever, ce qui d ailleurs ne peut manquer de se produire, la Compo^ie raisaot observer dans ses ateliers la loi du 19 mai 1874 sur le travail des enfants. U est a remarquer toutefois qu'un très-petit nombre d'enfants continuent, après leur entrée aux ateliers, 4 fréquenter les écoles et que la plupart ont grand'poine a ne pas oublier en grandiaflâot le peu qu'ils ont appris daus leur enfance.

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