S X. — INDUSTRIES DE L'AMEUBLEMENT
Tapis en toile peinte ou Tapis Vemet et Manufacture d'imlerméables, bftches, etc. — Ces deux industries, quoique bien isti notes, peuvent être étudiées dans une même notice, car elles sont, à tordeaux, réunies dans la même usine et un fait notable leur est commun: 3ur début en France a eu lieu à Bordeaux.
La fabrication des tapis en toile peinte a été importée d^Angleterre à tordeaux vers 1815, par M. Vernet, dont les produits luttèrent très bien ontre les produits anglais et restèrent longtemps sans rivaux en France.
La fabrication des imperméables a été créée à Bordeaux en 1855, par [. Fritz-Sollier, qui, après avoir été l'un des premiers en France à ppliquer le caoutchouc à Timperméabilisation des tissus, eut Tidée de roduire un caoutchouc factice ayant les qualités de ce produit sans en v^oir les inconvénients.
Lysine qui réunit ces deux industries occupe 50 ouvriers et ouvrières.
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Ses produits principaux sont : les bâches et tentes en tissas enduits, les vêtements impennéables, des tissus imitant le cuir et destinés à la sellerie, des tapis cirés pour parquets d'appartement, pour tables, pour escaliers, etc.; enfin des peintures pour bâtiments préparées ayec Fenduit Fritz-SoUier.
Bordeaux possède en outre depuis quelques années 3 ateliers produisant des tapis cirés ou des bâches imperméables et occupant près de 100 ouvriers ou ouvrières qui travaillent presque tous à la tâche.
La valeur des produits de ces ateliers peut atteindre, dans les années plus ou moins prospères, de 600 à 800,000 fr. Ils sont en grande partie consommés dans la Gironde, les départements limitrophes et les colonies. Le chemin de fer du Midi emploie des quantités considérables de bâches faites à Bordeaux.
Les matières premières employées sont principalement des tissus sortant des manufactures françaises, différents produits d^ sol, tels que huiles, essences, graines, etc., et des gommes venant de Tétranger.
Nattes. — Les nattes fabriquées à Bordeaux sont imitées de celles de la Chine. Cette industrie est presque entièrement concentrée à Bordeaux dans les ateliers de M. Blanc, qui occupent environ 60 ouvriers des deux sexes, payés aux pièces ou à la journée, et dont le gain moyen est de 3 fr. 50 pour les hommes et 1 fr. 75 à 2 fr. pour, les femmes; 5 ou 6 ouvriers travaillent en chambre. Le produit n'est pas de moins de 80,000 mètres de nattes expédiées dans toutes les parties de la France. Le prix de ces nattes varie de 2 fr. 20 à 4 fr. 50 le mètre.
Brosses. ^ La fabrication des brosses se résume dans la Gironde à deux ateliers situés à Bordeaux occupant 4 à 5 ouvriers, 40 à 45 femmes ou enfants, et ne produisant que des articles très ordinaires, dont la valeur ne peut pas dépasser 70 à 80, 000.fr.
Balais. — Depuis 1855 cette industrie a pris dans notre département un grand développement.
Elle comprend aujourd'hui, en dehors de Bordeaux, 5 ateliers notables dans le canton de La Réole ou à Barie, qui occupent environ 80 ouvriers ou ouvrières, et dans ces mêmes localités une cinquantaine d'industriels occupant chacun une, deux ou trois personnes, et ne travaillant presque tous à cette industrie qu'une partie de l'année. Bordeaux est le véritable centre de cette fabrication : 5 ateliers principaux y occupent environ 150 ouvriers ou ouvrières, dont le gain varie de 4 à 6 fr. par jour pour les hommes qui travaillent presque tous à leurs pièces, •et de 1 fr. 50 à 2 fr. pour les femmes qui sont généralement payées à la journée.
Cette industrie produit des balais de formes très variées, mais tous fabriqués avec la tige du sorgho à balai, appelé dans le département miUoque, et des manches en bois de pin ou de peuplier. Les sorghos viennent des forts terrains d'alluvion des bords de la Garonne (départements de la Gironde, du Lot-et-Garonne et de la Haute-Garonne) et du département de Yaucluse.
Les manches ordinaires viennent des landes de la Gironde ; les manches plus soignés viennent de Hermès (Oise) et de Tours (Indre-et-Loire). Les