S XIV. — IMPRIMERIE ET RELIURE
Imprimerie typographique. — Les débuts de cette importante industrie à Bordeaux remontent au 21 juin 1486 (^), et notre ville s'honore d'avoir possédé de bonne heure des imprimeurs célèbres, entre autres Simon Millanges. Cette industrie a pris, depuis quelques années, depuis l'établissement des chemins de fer surtout, un grand développement dans notre département, où l'on compte 32 ateliers occupant environ 500 honmies et 180 fenmies. Ces ateliers possèdent 80 presses mécaniques et 75 presses à bras. Les presses mécaniques sont mises en mouvement par la vapeur ou par des moteurs à gaz, dans 12 imprimeries dont les machines ont une force totale de 75 chevaux environ.
Trois imprimeries sont à la fois lithographiques et typographiques; plusieurs possèdent les presses à retiration les plus perfectionnées, des caractères nombreux et bien choisis, et nous devons signaler ici, à l'honneur de la typographie bordelaise, des publications telles que : le Liore des Bouillons, les Registres de la Jurade, Bordeaux versHSO, la GuieMne militaire, les Archives municipales de Bordeaux, les Bssais de Michel de Montaigne et les autres publications de la Socitété des Bibliophiles de Guyenne; V Histoire du Collège de Guyenne, par M. E. Gaullieur; les Œuvres de Pierre de Brach, publiées par M. Dezeimeris; les Variétés Bordelaises, de l'abbé Baurein; V Histoire de la Terreur, par M. A. Vivie; les Grands Vins de la Gironde, et bien d'autres travaux qui peuvent rivaliser avec ceux des premières imprimeries de Paris.
En 1874, les imprimeurs de la Gironde ont produit 117 publications diverses formant ensemble 18,400 pages, divers journaux qui ont été tirés, durant l'année, à 12,844,000 exemplaires; enfin, de nombreux travaux de ville poiir le commerce, les administrations et les Compagnies de chemins de fer.