CHAPITRE VI. — CHANDELLES, BOUGIES, SAVONS
employé à la clarification du sirop dans les raffineries et k rainendement des terres après quMl a servi à ce premier usage.
Plusieurs systèmes de fours sont employés pour la calcination des os qui sont ensuite réduits en grains ou en poudres.
On comptait en 1840 cinq fabriques de noir animal, occupant ensemble 30 ouvriers et consommant chacune en moyenne 65,000 kilogrammes d'os par an. Aujourd'hui, Bordeaux possède seulement 2 fabriques de noir animal ; elles occupent ensemble environ 40 ouvrires, payés en moyenne 3 fr. par jour, et consomment dans une année moyenne 1,200,000 kilo* grammes d'os provenant de La Plata, des abattoirs, des établissements d'équarrissage et des cuisines de la ville. Elles produisent près de 750,000 kilogrammes de noir animal, dont la valeur moyenne est de 30 fr. les 100 kilogrammes. Le noir animal de Bordeaux est expédié surtout dans le nord de la France et en Angleterre.
diandelles, bougies et savons. — Cette industrie a depuis fort longtemps ime importance considérable dans notre région, dans le Lot et Garonne, le Lot, le Gers, les Landes et les Charentes. Les chandelles de Bordeaux étaient jadis fort estimées. Vers 1763, il y avait dans notre ville quatre fabriques de chandelles dans la rue des Augustins; la plus ancienne, qui existe encore aujourd'hui, a été, au fur et à mesure des progrès de l'industrie, transformée en une importante usine de stéarinerie et de savonnerie (*).
Aujourd'hui il existe à Bordeaux 2 stéarineries, 3 savonneries, 4 couleries de bougies, 9 fabriques de chandelles, et dans le département on compte une quarantaine de fabriques de chandelles. Ces divers établissements occupent 4 à 500 ouvriers et ouvrières, payés à la pièce ou à la journée. Le prix moyen de la journée est de 3 fr. pour les hommes, 1 fr. 50 c. pour les femmes, l fr. pour les enfants.
Année moyenne, on peut évaluer, la production de ces industries à :
Stéarines et bougies 3,000,000'
Savon 1,200,000
ChandeUes 400,000
Ces divers produits sont en grande partie consommés à l'intérieur; mais il s'exporte aussi, pour les diverses colonies, de grandes quantités de bougies et principalement de savon. Les suifs employés à la fabrication de la stéarine sont importés à Bordeaux de New- York, mais principalement de la Plata. Les suifs des abattoirs, appelés suifs de ville, sont de préférence employés à la fabrication des chandelles, ou achetés par les Compagnies des chemins de fer pour le graissage de leur matériel ; l'excédant de la production est employé par la stéarinerie locale.
Avant l'établissement des stéarineries, il arrivait k Bordeaux très peu de suif du dehors, mais aujourd'hui Bordeaux en reçoit annuellement 15,000 fûts environ. Cette quantité dépasse les besoins de l'industrie locale, cause première de ces importations, et notre place est devenue
(«jÂu momciit de mellre sous presse (novemb.),ceUe usine vient d'ôire la proie des Qammos.
pour le suif un marché important qui rivalise avec celui du Havre, caries stéarineries du Midi et même celles de Lyon ont avantage, vu réconomie du transport, à prendre cette graisse chez nous. L'une de nos grandes usines produit du savon de palme marbré rouge.