‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 451 sur 701 · IMPRIMERIES POUR TRAVAUX DE VILLE · texte numérisé non relu

IMPRIMERIES POUR TRAVAUX DE VILLE

Prote ou metteur en page, 7 à 10 fr.

par jour.

Compositeurs (à leurs pièces), de 4 à 6 fr.

Compositeurs (à la journée ou en conscience), de 5 à 6 fr.

Compositeurs apprentis, de 1 à 2 fr.

Compositeurs femmes (*) (à leurs pièces), de 3 à 5 fr.

Les margeurs, de 2 fr. 25 à 3 fr.

Conducteurs, de 6 à 7 fr.

Femmes ou enfants employés comme leveurs de feuilles, plieurs, etc., 1 à 2 fr.

Les imprimeurs au service des presses à bras gagnent, à leurs pièces, de 4 à 6 fr.

Imprimerie lithographiqae. — Les débuts de cette industrie à Bordeaux remontent à 1819. Depuis cette époque, elle a pris un grand développement, trouvant un aliment considérable dans la confection des étiquettes de tout genre que réclame le commerce des vins, des liqueurs et des conserves alimentaires. Les travaux d'administration, les plans, les dessins, etc., offrent aussi un grand aliment à la lithographie.

On compte aujourd'hui dans la Gironde *10 ateliers de lithographie, dont 62 à Bordeaux. Ils comprennent au moins 230 presses de divers modèles en bois ou en fer, presque toutes à bras (') .

Ces ateliers occupent environ 400 personnes, ouvriers, ouvrières ou apprentis.

Les ouvriers pressiers travaillent souvent aux pièces ; les plus habiles gagnent jusqu'à 8 fr. par jour.

Le prix moyen des ouvriers à la journée est de 4 fr. 50 par jour; celui ies ouvrières est de 2 fr. Les écrivains, artistes dessinateurs gagnent jusqu'à 20 fr. par jour.

La valeur des produits de ces ateliers, qui travaillent pour la Gironde ;t les départements voisins, peut atteindre 1,200,000 fr.

Il est bon d'ajouter que si un certain nombre de nos ateliers de lithographie n'ont que 1 ou 2 presses, d'autres en ont de 15 à 18.

Reliure. — La reliure paraît n'avoir jamais eu une grande importance L Bordeaux, ni comme art, ni comme industrie. Espérons que le goût des leaux livres se développant chaque jour davantage, nous aurons avant

(i) Cette innovatioD, qui procure aux jeuues tilles instruites un travail très-lucratif, est ue à rinitiative de M. Uellier : elle date de 1872.

(S) Les presses mécaniques, mues par la vapeur ou à bras, ont été introduites dans les leliera de Bordeaux en 1857; on on compte aujourd'hui 15.

longtemps des ateliers de reliure complètement outillés et bien organises.

Le département de la Gironde compte aujourd'hui 30 ateliers de reliure occupant environ 100 personnes et produisant pour 225,000 fr. de travail par an. L'un de ces ateliers marche dans la voie du progrès et vient de s'enrichir de plusieurs outils perfectionnés mus par une machine à vapeur.

PhotograpUe* — Cet art industriel a pris dans notre département une certaine importance. Nous possédons au moins 50 ateliers de photographie occupant environ 120 ouvriers payés de 5 à 6 fr. par jour et produisant pour plus de 1 million de francs de travail en portraits ou vues, dont moitié pour les habitants de la ville de Bordeaux.

Page 1