‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 464 sur 701 · BÉNÉFICES · texte numérisé non relu

BÉNÉFICES

LIVRK VIII. — COMMERCE.

Comparaison des diférenis ejkûs escomptés par la succursale de Bordeaux, des avances qu'elle a /ailes^ de son encaisse et de ses bénéfices dnns les années ci-après, en millions de francs.

tl.î

ËfTtits sur place

Effets sur Pdris

Effets sur succursales

Totaux des Effets

/ effets publics

8 \ chemius de fer

g < obligations du Crédit fon

g / cier

"* \ lingots et monnaies

Billets A ordre et virements, recouvrements de couponsietc.

gC du portefeuille ^ ] de l'encaisse

8 ( des comptes courants ....

BÉiNÉFICES '

Les tableaux qui précèdent nous montrent des différences énonnes dans les opérations de la succursale de la Banque de France à Bordeaux.

Hâtons-nous de faire remarquer que Ton ne doit pas considérer ces chiffres comme Texpression entière du plus ou moins grand développement des affaires à Bordeaux, car ils se ressentent plus de la situation du marché financier que de celle du marché général des produits de tous genres.

Ces chiffires ont presque quintuplé de 1843 à 1863. Dans cette période Paugmentation coïncide parfaitement avec le développement général des affaires dû aux chemins de fer, bateaux à vapeur, télégraphe électrique, etc.

En 1871, la guerre franco-allemande fait baisser considérablement ces chiffres, qui, avec la paix, remontent en 1872 et 1873 aux plus hautes limites quMls aient jamais atteintes.

Cette augmentation considérable des affaires de la Banque de France eut deux causes principales :

1° La reprise des affaires enrayées en 1870-1871;

2^ Le mouvement financier qu'ont entraîné les emprunts du gouvernement pour payer les frais de la guerre.

En 1874, 1875, 1876, les affaires delà Banque diminuent graduellement et considérablement sous Taction de plusieurs causes.

C'est d'abord l'infiuence des opérations du grand emprunt du gouvernement qui diminue.

C'est l'abondance du numéraire due à plusieurs belles récoltes en céréales et en vins, au calme des affaires à longue échéance, à l'usage de jour en jour plus répandu chez les petits capitalistes de placer les moindres sommes soit en valeurs de bourses soit dans les banques de dépôts, abondance qui permet aux banquiers et aux grandes compagnie^

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financières ou autres d'escompter le 'bon papier à un taux légèrement plus faible que celui adopté par la Banque.

Cette diminution des affaires de la Banque de France est aussi un peu la conséquence de la création de diverses Sociétés de crédit ou de dépôt qui ont mis depuis quelques années dans nos mœurs commerciales Tusage du chèque, lequel tend à remplacer remploi du billet à ordre que Ton allait chercher dans les différentes maisons de banque.

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