‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 526 sur 701 · CHAPITRE I. — ORGANISATION RELIOIEUSB · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — ORGANISATION RELIOIEUSB

de la monarchie, plusieurs d'entre eux faisaient le commerce à Bordeaux ; leurs richesses, qu'exagérait encore la cupidité des grands, appelèrent souvent sur eux des persécutions. Ceux qui hahitaient les villes vivaient réunis dans le même quartier, à proximité de leur synagogue et de leur cimetière.

Le décret du 28 janvier 1790 effaça jusqu'au souvenir des dernières persécutions. En 1806 et 1807, un Synode et un grand Sanhédrin furent convoqués h, Paris, des consistoires Israélites s'organisèrent dans plusieurs villes de France, Bordeaux fut du nombre. Son Consistoire fut autorisé à faire bâtir im temple rue Causserouge. On en célébra la dédicace le 14 mai 1812. Une succursale fut même établie rue Neuve-des-Enfants Trouvés, aujourd'hui rue d'Alembert. Avant cette époque les Israélites avaient eu successivement plusieurs synagogues, nom que l'on donnait à d'humbles chambres de prières.

Le Consistoire Israélite, institué le 13 avril 1809, est composé d'un grand-rabbin et de 6 membres laïques, dont un président, un viceprésident, un trésorier; un secrétaire qui ne fait pas partie du Consistoire est nommé par ce dernier pour l'expédition des affaires.

L'administration du temple est confiée à sept fidèles de la communauté choisis par le Consistoire.

Trois ministres officiants et un aide desservent le culte. Le grand temple, situé rue Causserouge, dû au talent de M. de Corcelle, et ou se célébraient les offices des samedis et jours fériés, a été la proie des flammes le 27 juin 1873. Un temple provisoire a été élevé rue Honoré-Tessier, n* 11.

Les offices de la semaine se célèbrent dans la succursale du grand temple, 7, rue d'Alembert.

Le cimetière israélite est situé route d'Espagne. Le nouveau temple doit être construit sur une partie de l'emplacement que laissera libre le lycée actuel.

La communauté israélite de Bordeaux compte cinq sociétés d'assistance mutuelle, dont trois d'hommes et deux de fenmies.

Elle possède, pour soulager plus spécialement les pauvres, une caisse alimentée par des souscriptions et des dons annuels. Cette caisse est celle du Comité consistorial de secours à domicile.

Trois écoles subventionnées par la ville y sont organisées et pourvues de tout le nécessaire pour les faire marcher de niveau avec les écoles de la ville. L'une de ces écoles est consacrée aux garçons, l'autre aux filles ; la troisième est ime salle d'asile.

Chacune de ces institutions est surveillée par un comité spécial. Le comité de dames qui surveille l'école des filles a, en outre, la mission de placer, au sortir de l'école, les jeunes filles pauvres en apprentissage, afin de les aider à s'établir ultérieurement. Les garçons sont mis en apprentissage par la Société de bienfaisance de la jeunesse israélite, qui a aussi pour mission de fournir des vêtements aux élèves indigents des trois écoles.

Le nombre des israélites du département de la Gironde, presque tous

réunis à Bordeaux, s'élevait en 1851 à 2,454. Le recensement de 1812 en compte 2,891.

Dépenses des cultes*

Page 1