‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 525 sur 701 · CHAPITRE I. — ORGANISATION RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — ORGANISATION RELIGIEUSE

Pères Cannes, prêtres auxiliaires de la chapelle de SaintrJoseph (12 R. ?.)•

Pères Oblats de Marie Immaculée^ prêtres auxiliaires de Notre-Dame de Talence (8 R. P.), de Notre-Dame d'Arcachon (4 R. P.), et pour les œuvres de la Sainte-Famille, rue de Berry (5 R. P.).

Pères Passionnistes , prêtres auxiliaires de la chapelle située route d'Espagne (12 R. P.).

Pères Dominicains ou Frères prêcheurs, prêtres auxiliaires du couvent de Sainte-Marie-du-Chapelet, rue Lhote (8 R. P. et 4 Frères).

Pères Dominicains, prêtres auxiliaires de la chapelle du Mouleau, à Arcachon (2 R. P.), et directeurs de TËcole maritime d^Arcachon (3 R. P.).

Pères Franciscains, prêtres auxiliaires du couvent de Brandey, à Gardegan (5 R. P.).

Pères Franciscains^ prêtres auxiliaires de Notre-Dame des Anges et de Saint-Joseph, rue de Pessac (11 R. P.).

Pères Lazaristes, prêtres auxiliaires de Notre-Dame de Lorette, près La Réole (4 R. P.).

Pères Bénédictins, prêtres auxiliaires de Notre-Dame de la Fin-des- Terres, à Soulac (3 R. P.).

Les c(mmunautés de femmes (vie contemplative) sont au nombre de trois :

Les Carmélites, à Bordeaux, rue Saint-Genès, et à Libourne.

Les Franciscaines, cité Bonnefîn, 23.

Les COMMUNAUTES RELIGIEUSES cousacrécs à rinstruction ont, dans notre département, en 18*77, 293 maisons, dont 43 maisons pour jeunes garçons, tenues par environ 190 frères et recevant 11,800 élèves, et 250 maisons pour jeimes iilles, dirigées par 750 sœurs et recevant environ 31,750 élèves.

Les coMMUNAurés hospitalières, toutes composées de femmes, sont vouées aux soins des malades ou à Téducation des petites orphelines; 58 maisons sont tenues par 300 sœurs de treize ordres différents: 1,860 orphelines sont reçues dans huit ou dix de ces maisons, sur lesquelles nous reviendrons dans notre Livre X : Établissements de charité.

Culte protestant. — La religion réformée pénétra sur le territoire formant actuellement le département de la Gironde en 1538; elle y eut depuis lors ses assemblées et ses prêches. En 1561, Bordeaux seul comj tait 7,000 protestants.

On compte maintenant trois Églises consistoriales, dont les chefs-lieux sont : Bordeaux, Sainte-Foj, Gensac.

Ces Églises ont été réorganisées par im décret de 1853, qui les constitua en paroisses, placées chacune sous un Conseil presbytéral élu par les paroissiens, et sous Tautorité d^un Consistoire tenu au chef-lieu et également élu par eux. Ces deux corps, composés de pasteurs et d^anciens, aidés par des diacres qu'ils nomment eux-mêmes, les administrent chacun en ce qui les concerne et veillent au soulagement des pauvres.

Bordeaux a un Conseil presbytéral double pour faire les fonctions de Consistoire. 11 se compose d'un pasteur-président, de deux autres pasteurs titulaires, de trois pasteurs auxiliaires, de quatorze anciens élus par rÉglise, et de vingt-quatre diacres nommés par le Consistoire.

^48 LIVBB IX. — ADMINISTRATIONS.

Avant 1789, les protestants célébraient leur culte dans deux maisons d'oraison, situées Tune aux Chartrons, Tautre dans Tintérieur de la Tille. Ces deux maisons sont aujourd'hui remplacées par deux temples, situés Pun rue du Hâ, l'autre rue Notre-Dame; ce dernier, construit aux frais des religionnaires, par M. de Corcelle, est un monument remarquable par la sagesse du plan, l'élégante simplicité de l'ensemble, le goût et les convenances des détails. Cet édifice comprend, à côté de la vaste salle du temple, le dépôt de la Société biblique, deux écoles d'enseignement mutuel, une pour chaque sexe, et divers locaux destinés aux réunions du Consistoire et à celles d'une Société de bienfaisance, composée de vingtquatre dames et de trois pasteurs de l'Église (^).

Il y a de plus, à Bordeaux, deux oratoires : l'un impasse SaintnJean, n® 7; l'autre aux Chartrons, n^ 35.

Le culte réformé y est, en outre, célébré en langues allemande et Scandinave, 31, rue Tourat; en langue anglaise, cours du Pavé-des- Chartrons; et en français, dans une chapelle évangélique indépendante de l'État, 19, rue Barennes.

Les protestants ont à Bordeaux deux Sociétés de secours mutuels : une Société en faveur des veuves et des orphelins d'ouvriers, un Asile des vieillards, une Maison de santé. Nous y reviendrons dans notre Livre X.

Il existe à Arcachon un temple où le culte est fait alternativement en français et en anglais.

Sainte-Foy-la-Orande. — Cette Église est la plus anciennement établie dans le département. Ce fut à Sainte-Foy qu'en 1578 se réunit le neuvième Synode national de toutes les Églises réformées. Son Consistoire est composé comme celui de Bordeaux.

Sainte-Foy comptait, avant la Révolution, onze réunions ou assemblées religieuses desservies par trois pasteurs.

Aujourd'hui, cinq pasteurs desservent les communes de Sainte-Foy, Saint-Avit-du-Moiron, Saint-Nazaire, Saint-Philippe, La Roquille, Pineuilh, Saint- André, Ligneux, Margueron, Eynesse, Saint-Avit-de-Soulèges, Saint- Quentin, Les Lèves, Thoumeyragues, Riocaud, Caplong, Appelles.

Gensac. — Avant 1789, les Églises de Gensac, Sainte-Foy, Bergerac et Montravel formaient ensemble un colloque ou Synode provincial.

Les communes de Pessac-sur-Dordogne, Flaujagues, Sainte-Radegonde, Pellegrue, Massugas, Saint-Laurent, La Reyre, Auriol, Pujols, Doulezon, Castillon, Saint- Magne, Libourne, Coutras, sont comprises dans l'Église de Gensac, qui compte quatre pasteurs résidant à Gensac, à Castillon, à Libourne et à Flaujagues.

Le nombre des protestants du département de la Gironde était de 8,837 d'après le recensement de 1851, et de 13,792 d'après celui de 1872, qui en comptait 8,600 dans la seule ville de Bordeaux.

Culte liébralq[ae ('). — L'histoire n'a pas conservé la date du premier étabh'ssement des juifs dans le département; mais, dès les premiers temps

(<) Les protoâlants ont en outre, place MicUoI, un bureau auxiliaire do bienfaisance sous le nom «le 7« bureau. (Voir plus loin chapitre dos EtablUsemenU thtn-itàbîu.) 1*) Voir 1 HUtoire des Juifs à Bardcaua, pir M. TbâupiiLle Malvexin, 1 vul. iu-S^, i87».

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