CHAPITRE IV. — MAISON CBNTRALR DE CaMLLAC
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Le greffier comptable, à l'aide des fonds versés dans sa caisse, acquitte sur mandat du directeur, jusqu'à épuisement de leur avoir disponible, les dépenses faites par les condamnées, pour achat de vivres (le cantine, d'objets divers, pour ports de lettres, pour envoi de secours aux familles, restitution volontaire, etc.
Le pécule est insaisissable et no peut être frappé d'aucune retenue légale par les créanciers du dehors, au moins pendant la détention.
Composition et modification du personnel.
Serriee adminittratif.
Directeur
Inspecteur
Gredier et agent comptabir» . . .
Commis aux écritures
Set tiee de garde et de sufteillance.
Gardiens et portier
Surveillantes religieuse?, inslitu-
trices, infirmières, elc
Surveillante laïqup
Aumônier
Médecin
Pharmacien
Architecte.
Entreprise,
Entrepreneurs généraux
Fonde de pouvoirs
Commis
Sœurs de travail (ckarfées 4e liMihrUonj.
Contre-maîtresses libres
Mécanicien chauffeur
Agents divers
Do 1868 A 1878
TRAITEMENT ■air*ot U cUno.
PQ
Do 1840 A 1851
TRAITSMSNT ■ulrant la claMc.
Zi,000 à 6,000f > >
fm it i«iniéc fit a4ja4ieat.
léiribaé par l'eitrcfraiear.
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3,000 à e.ooof
Frii 4e joiraée fn a4ji4lcat létrib«é fu l'eilretreHir.
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De 1851 à 1858, le système de Tentreprise fut remplacé par celui de la régie dont le personnel comprenait : 1 économe, 1 teneur de livres et 5 agents auxiliaires.
Les soeurs sont chargées, sous l'autorité du directeur, de surveiller jour et nuit les condamnées; elles président au travail, à tous les mouvements, et assistent aux visites des parents au parloir. Une sœur institutrice est spécialement chargée de Técole et de la bibliothèque, avec le concours de monitrices détenues.
L^inspecteur ou son remplaçant contrôle les vivres, toutes les /ournitures; en un mot, l'exécution des charges imposées à Tentrepreneur général par son marché.
Les sœurs signalent les infractions des détenues au directeur qui, assisté de Tinspecteur et de Taumônier, rend seul la justice disciplinaire en audience tenue dans un prétoire spécialement affecté à cette destination.
Le jugement des crimes ou délits commis pendant la détention est
déféré par le directeur à Pautorité judiciaire. La nouvelle condamnatioa encourue dans ce cas est subie en cellule.
Prison municipale de Bordeaux. — Cette prison, située me de^ Trois-Conils, près de la Mairie, dans le bâtiment de la caserne manicipale, est destinée à recevoir les vagabonds, les mendiants errants, les tapa^urs de nuit, les personnes qui troublent Tordre public et les gens sans asile que rencontrent les patrouilles de nuit.
Les hôtes de cette prison ou plutôt de ce dépôt sont divises en quartier des hommes et quartier des femmes, et chaque quartier est subdivisé en plusieurs catégories. Il est rare qu^ils y restent plus de vingt-quatre heures; chaque matin il est tenu par le procureur de la République ou Tun de ses substituts, dans ce même bâtiment, une audience dite du petit parquet, dans laquelle, après information sommaire, le procureur de la République fait mettre les détenus en liberté ou les fait écrouer à la prison départementale à la disposition de la justice, ou bien les fait mettre à la disposition du maire, des consuls, de la juridiction maritime, etc., suivant les cas.
Le nombre annuel moyen des individus reçus dans cette prison était, en 1840, de 3,000; il a atteint aujourd'hui 4,500.
Salle d'asile. — Depuis quelques années on a annexé à cette prison ou dépôt de sûreté une salle d'asile qui reçoit chaque soir les gens sans domicile auxquels on donne en outre, à titre de secours, les aliments essentiels. 11 est entré dans cette salle d'asile 2,348 indigents en 1876, et 3,258 indigents en 1877.
Maison centrale d'éducation correctionnelle pour les Jeunes filles. — Cet établissement, aujourd'hui situé rue Mercière, 11, remonte Il 1837; il fut fondé par W^ Dupuch, qui fut, deux ans après, remplacé comme directeur par son ami l'abbé Buchou, qui est encore aujourd'hui à la tête de cet établissement dont l'administration intérieure est confiée à des sœurs de la Doctrine chrétienne^ ayant à leur tête une supérieure. Ces dames sont chargées d'instruire les jeunes détenues et de les former aux dififérents travaux propres à leur sexe. Il n'est pas soumis au régime cellulaire ; mais deux grands dortoirs, d'une surveillance facile, y suppléent pour les heures de la nuit. Il y a un vaste atelier pouvant se prêter à autant de divisions qu'il y a de sortes de travaux enseignés aux détenues.
En 1840, cet établissement renfermait 21 détenues. La moyenne, de 1871 à 1875, s'est élevée à 58 détenues.
La moyenne annuelle des entrées pendant cette période a été de 18; les sorties ont atteint à peu près le même chiffre.
M** Dupuch avait aussi fondé une Maison d'éducation correctionnelle pour les jeunes garçons. Cet établissement n'existe plus depuis huit ans, par décision ministérielle du 14 juin 1870. Il recevait ordinairement de 300 à 400 jeunes détenus.
Société de patronage des prisonniers libérés et Refuge de Nazareth pour Us condamnées libérées. — Ces deux établissements seront l'objet d'une petite notice dans notre chapitre : Établissements de charité.