CHAPITRE VII. — INSTITUTIONS CHARITABLES
La mortalité varie beaucoup selon les années; dans la période 1861 à 1873, son minimum a été de *? 0/0 (1867) et son maximum de 16 0/0 (1870).
Le prix de la journée qui s'élevait en 1838 à 1 fr. 05, a atteint en 1876 1 fr. 44. Quant aux revenus de Thospice, ils sont dans le cas de ceux de rhôpital Saint- André.
Hospice des Vieillards. — La création de cet hospice, ouvert à la vieillesse du pauvre, remonte au 10 avril 1794. Un décret impérial du 25 avril 1808 limita le nombre des vieillards à 191, c'était celui des lits. L'hospice occupe l'ancienne abbaye de Sainte-Croix; cet édifice bien construit est remarquable par son cloître, ses corridors, ses salles, ses cours et jardins.
Le nombre des vieillards s'étant accru, on a été obligé d'utiliser les anciens bâtiments de servitude, qui ont été disposés pour leur nouvel emploi aux frais de la ville.
Cet hospice occupe ime superficie de 18,458 mètres carrés, consacrés en grande partie aux jardins.
Un incendie détruisit en 1852 une portion considérable des bâtiments de cet hospice, qui ont été entièrement réparés.
Personnel et population en 4877.
246 vieillards des deux sexes; 1 aumônier; 12 sœurs de Nevers; 1 médecin;
I chirurgien; 8 infirmiers; 13 infirmières; 2 préposés.
Mouvement moyen de la population,
Restant au l^r janviep 252 279 197 200
Individus entrés 88 79 44 39
— sortis 18 13 10 9
— décédés 70 65 33 31
Rapportannuel des décès.. 20,5 0/0 18,10/0 13,7 0/0 13,340/0
Hospice de la Maternité. — Cet hospice est particulièrement destiné à recevoir au dernier mois de leur grossesse des mères indigentes.
II a aussi pour objet de compléter Tinstruction théorique et pratique que ireçoivent les élèves de l'école départementale d'accouchement, école qui remonte au temps ou M. Dupré de Saint-Maur était intendant de la Guienne. Alors Bordeaux, parvenu à un haut point de splendeur commerciale, ne possédait encore aucun établissement public où les mères de famille indigentes, les filles sans moyens, séduites ou coupables, pussent trouver un refuge et les secours que réclamait leur état. Alors aussi, surtout dans nos campagnes, l'ignorance exerçait un art qu'elle n'avait jamais étudié et le nombre des victimes était considérable.
Alors fut créé l'hospice de la Maternité qui, organisé en mars 1805, a occupé jusqu'en 1877 quatre maisons attenantes à l'hospice des Incurables près la place Saint-Julien.
Depuis le 1^^ novembre 1877 cet hospice est établi dans les hospices généraux de Pellegrin.
LIVKB IX. — ADMINISTRATIONS.
Moutement moyen de la pop ilation.
irnum imum ismhs» 4M«iins
Mère» rcsiftnt au !•' janvier. . 19 18 U 37
— entn-p» 389 359 J!»« 3t6
— ftortirîft 38i» 36Zi Ii20 3I.1t
— déciîdéeb 8 9 5 5,6
Proportion des décès 50/0 5,30/0 1,10/0 03 00
Enfants restant au l*r Janvier. 10 6 » •
entrés 35A 355 » »
— sorti» 31.1 593 » *
— décédés ;«6 59 > *
Proportion des décès 1%7 0/0 16,1. 0/0 * >
Personnel et population,
25 mères en moyenne; 1 sœur de charité; 1 chirurgien-accoucheur; 1 chapelain. l première élève sage-femme; 37 élèves, dont 7 internes; 3 inQrmières; 1 préposé.
La durée moyenne du séjour des mères est de quatorze jours.
La durée moyenne du séjour des enfants est de six jours.
A la Maternité, le prix de journée s'établit pour 1876 à 2 fr. 79, taux élevé si on le compare au prix moyen des autres hospices, mais cela provient de la nature même de rétablissement, de son nombreux personnel d'élèves sa^es-femmes dont la dépense se répartit sur la journée des fomraos en couches; enfin du régime plus dispendieux de celles-ci. Elles restent à l'hospice depuis le neuvième mois de leur grossesse jusqu'à leur rétablissement.
Les épidémies puerpérales s'étant a diverses reprises manifestées dans l'hospice de la Maternité, l'administration a plusieurs fois pris le parti do disperser les femmes en couches assistées chez les sages femmes de la ville. Les résultats constatés à la suite de cette mesure sont de nature à recommander sa généralisation, particulièrement et instamment conseillés dans un remarquable mémoire portant la signature des sommités médicales et émanant du Comité consultatif d'hygiène et du service médical des hôpitaux de Paris.
Nous devons dire toutefois que la nouvelle Maternité de Pellegrin est établie dans dos conditions telles, qu'il semble difficile que la fièvre puerpérale puisse faire les ravf^es qu'elle a occasionnes à rancien hospice. Aux dires de la Société de Médecine et de Chirurgie de Paris l'installation de la Maternité de Pellegrin réalise le dernier mot de la science actuelle.
Hospice des BnflBlits-Assistés. — C'est l'un des premiers étebli»aements de ce genre créés en France. En effet l'hospice Saint^ames, fondé suivant Dclurbe (') en 1119 par le père d'Aliénor de Guyenne, était on
(i\ L« tilrc (K> rondatioD ne donno à rdtaltltssoment quo le titre de XDaison de c'^rlv
(dumM tIffmùsinAtiêU muis une bulle d'iauocent 111, rcodue au < oiumcoceiDeal e^
• xii«* sièolo ou ravcur dos Hospitaliors de Saint-James, mentionne cet Ucspice comme " ^~ '
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