‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 647 sur 701 · CHAPITRE Vil. — INSrriTUTlONa CHARITABLES · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil. — INSrriTUTlONa CHARITABLES

Ladon 19*0 Î828

Macau 462 745

Hargaiix • 3970

Baiot-Médard-d'Evraus.. > 332

Saiot-Médard-en-Jalles .. • 669

Mérignac 300 1502

HootussaD • 329

Omet .246 !6i

PeSïUo . f.i/J

Peiijanl \iî Û83

Pian (le) 271 565

Podeosac ■ 91 1

PoMels . 550

Preigjiac 130 1071

Badirac 11113 1538

Baliftnac 148 438

Sauçais ■ 7Bil

Distribulioa du personnel dans les Mai ik ùieii/aisa/iC:

Sauve(la) . 1625

B'-Sulpice-de-Cameyrac . 201 559

Taleoce 220 2024

Teste (ta) 229 SOI

Yvrac 161 253

ATRHidlManMDt da LMpun*.

Lesparre ^00 1182

Pauillac 900 4361

Sainl-Eslônlie 1071 1 496

Civrac 285

Jaii 184 SOa

Saiol-Laurenl 2732

Sainl-Seiirin-Je<:adourno ■ 841

SaiQl-ïions 477

■o/is de rhariU ou Bureaux auxiliaires de Bordeaux.

I le 1" janvier 1807, eu vertu de l'article réglementaire du 13 décembre précédent, il existait à Bordeaux pour l'HUminist ration dea secourâ à domicile, un burenu central de charité, secondé par six bureaux auxiliaires. D'après une ordounauceduCjuin 1830 et un arriîté préfectoral du 8 décembre 1831, les bureaux auxiliaires furent portés au nombre de H, puis en 1861 au nombre de 9, lorsque La Bastide fut réunie à Bordeaux. Chaque bureau auxiliaire est régi par 8, 10 ou 12 adminiiitrQteurâ chargea de visiter les pauvres, d'apprécier leurs besoins, de recevoir les pétitions et réclamations, de les examiner et d'en faire leur rapport au bureau central, composé depuis la loi du 21 mai 1873 de 10 administrateurs présidés par le maire de 1« ville. Cette administra lion supérieure règle la répartition des fonds et le mode de distribution des secours, passe les marchés, correspond avec les autorités et dirige le contentieux. Elle a son receveur-comptable, son secrétaire el deux commis, son notaire, son

10 muiliesse a(ljc>ialc,CQ touUpacsoDDtia

916 LIVBB IX. — ADMINISTRATIONS.

architecte, et près d^elle un Comité consultatif de quatre avocats pour le contentieux, et un Comité médical et pharmaceutique de huit membres.

Les secours sont distribués en nature ; ils consistent en pain, bouillon, soupes économiques, couvertures de laines, vêtements, bois de chaufiage, médicaments. On délivre le pain aux vieillards, aux enfants, aux infirmes et aux pauvres honteux qui forment à peu près un vin^ième de la population • indigente ayant droit aux secours. Les soupes économiques se distribuent par rations pendant la saison rigoureuse : chaque ration revient à 9 centimes. Les bouillons gras destinés de préférence aux malades leur isont délivrés d'après la décision des médecins qui fixent pour chaque malade la durée de ce secours. Les médicaments sont fournis aux pauvres catholiques par les pharmacies établies dans les maisons de secours et tenues par les sœurs, et aux pauvres des cultes dissidents par deux pharmaciens de la ville choisis par le Bureau.

Population secourue en 187*7 : 6,297 familles comprenant 17,719 individus. Population totale de Bordeaux : 215,140 habitants.

Secours distribués en 1877 :

Secours divers en nature F. 140,757 27

Secours en argent (y compris les legs distribués en capital) 55,384 •

Secours médicaux 44,527 70

Total F. 240,668 97

Pour subvenir aux dépenses élevées qu'entraîne le soulagement des pauvres, le Bureau de bienfaisance de Bordeaux trouve ses principales ressources ordinaires dans ses rentes sur TÉtat, les rentes servies par la ville, les rentes sur des particuliers, les intérêts des fonds places an Trésor, les droits des pauvres sur les spectacles, la subvention de la ville, les dons, souscriptions particulières et quêtes, un droit sur les ventes publiques de laines et peaux de moutons, le produit des concessions au cimetière catholique, la location des maisons appartenant au Bureau; enfin, les ressources extraordinaires consistent en legs et donations.

SS VI. — Comité départemental de la Société de secours aux blessés

militaires des armées de terre et de mer.

Le Comité départemental pour la Gironde de la Société française de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer est un des Comités sectionnaires de cette grande œuvre nationale dont le siège est à Paris, rue Matignon, et qui, reconnue d'utilité publique par les décrets des 23 juin 1866 et 31 décembre 1870, est aujourd'hui présidé par M. le duc de Nemours, après avoir eu pour premier président M. le comte de Flavigny, ancien pair de France.

Ce Comité fut fondé le 19 juillet 1870 et a rendu de très grands services pendant la guerre 1870-71 ; c^est de son sein que sortirent les Comités bordelais pour les prisonniers en Allemagne, et pour les pays envahis, ce fut encore avec son concours dévoué que se créèrent plus tard les oeuvres

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