CHAPITRE va. — INSTITUTIONS CHARITABLHS
des femmes de France (libération du territoire) et dea AIssciens-Lorraina. Pendant Is ^erre, le Comité dépensa 165,000 fr. en ambulances de guerre, hoapitaliEration sédentaire, secours aux famillles des militaires 80U3 les drapeaux, etc., etc. —400 lits furent mis par ses soins à la disposition de l'armée, 21,000 soldats y furent soignés et plus de 365,000 journées de présence constatées.
Les ambulances bordelaises envoj'ées sur les champs de bataille coûtèrent 101,000 fr. et rendirent lîc sérieux services it Coulmiers et à Orléans. Après la paix, le Comité.' i|iii possède plus de 200,000 fr. de capital et 11,000 fr, de revenus par intérêts et cotisations, continue son ceuvre d'utilité publii^ue : I" en prr"t[int une assistance morale et matérielle aux corps de troupes stationnés ihins la Gironde; 2" en envoyant des militaires aux eaux thermales; 3" en accordant des secours aux militaires blessés ou infirmes par suite de i'iiîta do guerre, ainsi qu'aux veuves, enfants et ascendants ; 4° en aecoiiUnt aux écoles régimentaires des dons en livres et autres objets pouvant siTvir K l'instruction des troupes. Il se livre L'in'ijir \i iijiiii. > !i -. études tei-lmiqucs en vue d'une mobilisation do la société.
Ce Comité est dirigé par un président (M. P. Mestrezat)et 15 commissaires, compte 13 membres fondateurs, quelques titulaires reçus depuis la guerre et 18 dames patronnesses auxquelles le titre a été maintenu en souvenir des services qu'elles rendirent en 1810-11. Ce Comité est autonome au point de vue financier, quoique placé sous l'autorité directe de la Société centrale dont il nVst qu'une émanation.
Ce Comité fait partie do la DéUgatien ila Ciinseii central près du général en chef commandant le 18" corps d'armée, dirigée par M, lo vicomte de Pelleport-Burête, sénateur, sous lo contrôle duquel sont également placés les Comités des H:iiites et Bn^^-^cs-pTrénée'', Liindes et Charente-
Le siège du Comité est rue Bouffard, 48; chaque année, des comptes rendus sont publiés et déposés a la Bibliothèque de la ville.
31 VII. — Association Iratemelle des membres de la Légion dlionoenr de la Gironde.
C'est le capitaine Puginier qui a eu l'idée première, pendant sa captivité en Allemagne, de constituer dans chacun des départements français cette œuvre nationale.
Le 8 juin 1812, l'association de la Gironde fut fondée à Bordeaux, sous le haut patronage de S. E. le cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, et du marquis d'Âurelle de Paladines, commandant en chef le 18' corps d'armée. Son but est, en associant tous les membres de l'ordre unis déjk par d'honorables services, de venir en aide à ceux d'entre eux qui auraient besoin d'un appui moral et matériel (art. 1 des statuts); la cotisation est de dix francs pour les chevaliers, elle augmente suivant les grades.
Depuis six ans qu'elle existe, l'Association qui compte aujourd'hui 166 membres, a rendu de véritables services; des orphelins sont élevés
avec ses ressources, elle paye les frais d^éducatioa de la fille d^un chevalier; elle a fait plusieurs prêts d^honneur, accordé des secours à des membres de l'ordre, et à des veuves de légionnaires, et obtenu enfin un très grand nombre d'emplois pour les sociétaires.
Ses revenus s'élèvent tous les ans à 1,700 fr. environ; elle a eu en caisse près de 4,000 fr. Son bureau se compose, depuis la fondation, de : M. le général Bordas, président; M. Gautier aîné, ancien maire de Bordeaux» vice-président; vicomte de Pelleport-Burète, sénateur de la Gironde, ancien maire de Bordeaux, secrétaire général ; M. David-Grervais, juge consulaire, trésorier. Le siège de la Société est Qpurs de Toumon, en la demeure du trésorier ; la Bibliothèque de Bordeaux possède les comptarendus publiés par cette Société, qui contiennent l'exposé de sa situation financière et les notices nécrologiques des sociétaires décédés. C'est la seule institution de ce genre qui existe en France.
iS YIII. « Œuvres charitables diverses.
Société de bienfaisance des dames protestantes de Bordeaux.
— Cette Société a été fondée en 1829 par M. le pasteur Vermeil et des dames charitables. Elle compte donc près d'un demi-siècle d'existence.
Elle se compose d'un comité de vingt quatre dames présidées par les pasteurs de l'Église réformée et auxquelles sont adjoints un trésorier et un caissier. Elle se réunit dans l'une des salles attenantes au temple de la rue Notre-Dame, le dernier mercredi de chaque mois.
Elle a pour but de distribuer des secours en nature, tels que bons de pain, de viande et de vêtements et en argent à titre exceptionnel.
Elle distribue directement, pendant les mois d'hiver, des portions de viande, de bouillon, etc., par les mains de la directrice de la 7^ maison de secours du bureau de bienfaisance de Bordeaux, place Michel.
Ses ressources se composent : 1^ du produit d'une quête annuelle faite à domicile par les dames du Comité ; ces quêtes produisent de 10 à 11,000 fr. ; 2® de dons extraordinaires; 3® de rentes payées par le Consistoire suivant affectation spéciale et de celles provenant de l^s à elle faits ; 4^ de ventes faites dans un des salons riches de Bordeaux au profit de cette œuvre.
Montant des dépenses dans les six dernières années :
Société protestante en faveur des veuves et des orphelins.
— Cette Société a été fondée à Bordeaux en 1862. Elle a pour but unique d'assurer des pensions viagères aux veuves et temporaires aux enfants orphelins des membres participants, appartenant aux Églises protestantes situées dans le ressort de l'Église consistoriale de Bordeaux.
Elle se compose de membres participants et de membres honoraires. Chaque trimestre, les membres participants versent un quart de leur