‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 650 sur 701 · CHAPITRE Vil. — SOCIÉTÉ D'ENCOURAOEMENT AU BIEN · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil. — SOCIÉTÉ D'ENCOURAOEMENT AU BIEN

Ateliers chrétiens. — H existe dans presque toutes les paroisses des ateliers chrétiens où les jeunes filles sont occupées à la couture et sont surveillées au point de vue de leur conduite et de leur placement.

Patronages et Sociétés d'apprentis. — Ces Sociétés, fondées avec le produit d'allocations dues à la Société de Saint-Vincent-de-Paul, de dons, de loteries, etc., ont pour but de réunir les dimanches et jours de fête les jeunes gens de la classe ouvrière, pour occuper leur après-midi et leur soirée par des jeux moraux, par des causeries ou conférences morales et religieuses faites par le directeur du patronage; la musique et Tart dramatique sont cultivés par les membres les plus intelligents et les plus actifs de ces patronages, oii des fêtes réunissent ces jeunes apprentis, leurs familles et leurs amis. On en compte six à Bordeaux :

Celui du Centre réunit SÎOjeunesgens.

— des paroisses Saint-Bruno, Saint-Seurin. et St-Ferdinand. 150 —

— — Saint-Louis et Saint-Martial I5i —

— — Saint-Nicolas 207 —

— — Sainte-Croix. 180 —

— — Sainte-Marie-La-Bastide 80 —

Les communes de Caudéran et de Bègles ont aussi depuis peu leur patronage.

ig IX. — Comité Girondin de la Société nationale d'encouragement au bien.

Cette Société, créée à Paris en 1862, peut être considérée comme la vulgarisation de la généreuse pensée de M. de Monthyon qui fonda en 1*782 le prix de vertu de l'Académie française.

Cette association qui adore Dieu en toutes les langues, qui se meut entièrement en dehors du domaine des faits politiques, est un refuge inviolable pour toutes les croyances, comme pour toutes les opinions.

Son but principal est d'inspirer le respect de la r3ligion, du travail et de réconomie; elle tend la main au travailleur, non pour lui faire une aumône, mais pour relever sa dignité s'il a eu le malheur de se laisser entraîner dans une mauvaise voie.

Elle recherche, chaque année, afin de les encourager par des récompenses, les ouvriers qui font tous leurs efforts pour améliorer la position morale et matérielle de leurs familles, qui donnent à leurs enfants l^exemple de l'assiduité au travail et des bonnes mœurs.

Des médailles, des livrets de caisse d'épargne, ou de la caisse des retraites pour la vieillesse, des diplômes de membres associés sont décernés en séance publique aux plus méritants.

Les auteurs qui, par des ouvrages consciencieux, s'efforcent de faire pénétrer dans les masses les préceptes qui font les bons pères de famille et les bons citoyens reçoivent aussi des récompenses honorifiques.

Le fonctionnement de cette Société comprend un comité supérieur a Paris qui décerne les récompenses proposées par les comités provinciaux.

Le Comité girondin (*) a été créé sur Tinitiative de son pr&ident actuel, M. le vicomte de Pelleport-Burète, sénateur, entouré du conooius des personnes les plus haut placées de la ville de Bordeaux. Sa première séance a eu lieu le 15 avril 1872 dans le palais archiépiscopal, et son règlement intérieur était approuvé le 21 mai 18'72 par le conseil général de la Société nationale, et le 7 novembre suivant par le préfet de la Gironde; enfin le 12 décembre 1872, le Comité tenait, au siège qui lui est affecté, 15, rue du Champ-de-Mars, sa première réunion active et s^occopait de rendre aussi fructueuse que possible cette moisson de vertus girondines^ quMl présente chaque année en exemple à toute la France.

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