‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (volume 2)Chapitre 685 sur 701 · S II. — CANAUX · texte numérisé non relu

S II. — CANAUX

Les canaux ont beaucoup moins dMmportance, nous en comptons quatre : * Canal latéral & la Garonne (12 kil.) (V. p. 161). Le Drot canalisé (voir ci-dessus) (V. p. 134). Le Canal de Laubardemont, supprimant un coude de risle (800 mètres) .

Le Canal de Cazau (à peine flottable) plus propre aux irrigpations. qu'à la navigation, ainsi qu'un grand nombre de petits canaux construits pour réunir les étangs de la Gironde ou pour dessécher les terrains de marais avoisinant nos grands cours d'eau ou les étangs du littoral et les marécages du canton de Saint- Vivien, dont le chenal doit être canalisé sous peu.

De nombreux canaux ont été ou sont encore projetés dans notre département :

Le grand Canal des Landes, ayant pour but de réunir les eaux de TÂdour à celles de la Gironde et Bayonne à Bordeaux, est à l'état de projet depuis 1821, époque à laquelle M. Deschamps en fit les études préliminaires. Différents tracés ont été proposés pour ce canal f les uns le faisaient aboutir dans la Garonne à Lavardac près l'embouchure de la Bayse, d'autres à Bordeaux près l'estey de Bègles, enfin les plus économiques suivaient la ligne des étangs du littoral et profitaient de ces étangs. La portion du tracé qui s'étend du bassin 'd'Arcachon à TAdpur, a eu, de 1834 à 1811^ un commencement d'exécution dans le canal de Cazau allant de La Teste à Mimizan. Ce canal, aujourd'hui à peu près abandonné par la navigation, franchit, au moyen de huit écluses, le versant compris entre le bassin d'Arcachon et l'étang de Cazau, fait communiquer cet étang avec ceux de Biscarosse et de Parentis, qui forment ensemble le bief de partage des eaux des bassins de TAdour et de la Gironde.

Vers 1840, M. Vergez, ingénieur, estimait à 16,000,000 fr. les dépenses nécessaires pour terminer ce canal.

Aujourd'hui et tout récemment encore des pétitions à la Chambre de commerce, et des conférences ont été [faites pour donner un nouvel élan h ce projet.

La Commission locale du port de Bordeaux, dans son premier rapport (1878), s'exprime ainsi : « La seconde voie navigable qui paraît intéresser j> le commerce de Bordeaux est un canal qui suivrait la bordure du » Maransin et viendrait en déverser les produits directement soit dans » la Garonne au-dessus du pont de Bordeaux, soit dans l'Adour, suivant » leur destination. »

'Canal de la Garonne à. la Loire. <— Ce projet que l'ingénieur C- Deschamps développa dans un mémoire très remarquable publié en 1834, donna lieu vers la même époque à trois autres projets qui sont:

Premier projet, — Le canal serait artificiel depuis son embouchure dans la, Gironde, sous Blaye, jusqu'à la Charente à laquelle il arriverait au-

dessus de Saintes, par le vallon de la Seugues ; il remonterait ensuite la Charente jusqu'à Civray, passant par Cognac, Angouléme et Mante; depuis Civray, des moyens d'art le porteraient dans le vallon du Clain, et le cours inférieur du Clain le conduirait à la Vienne que Ton canaliserait jusque auprès de Chinon. De Chinon à la Loire, le canal latéral à cette rivière achèverait facilement l'union de la Gironde à la Loire.

Deuxième projet. — Le tracé part da port de Souillac sur la Dordogne et va par le Chavanon, la Sioule et l'Allier, joindre à Riom le canal latéral à la Loire.

Troisième prcj et. — Dans ce projet, le canal remonterait la Dordogne, l'Isle, la Dronne et le vallon de la Tude; il pénétrerait dans un des affluents de la Charente et sa jonction avec la Loire s'opérerait par le Clain et la Vienne.

Tous ces projets sont restés sur le papier, mais n'ont pas été oubliés. Ils ont été récemment repris et signalés à l'Assemblée nationale par M. Erantz, sénateur; enfin, en 1876, le Conseil général de la Seine, sur l'initiative de M. Deligny, et celui de la Gironde, sur l'initiative de M. Delboy, ont émis des vœux en faveur de la création d'un canal compris dans les voies accessoires, proposées par MM. Brisson et Dutens et qui paraîtrait de nature à donner satisfaction aux besoins actuels, dans des conditions en rapport avec l'état d'avancement du réseau des chemins de fer. C'est à ce dernier projet, ou du moins à un projet analogue, que la Chambre de commerce a paru se rallier dans sa récente délibération, où elle a recommandé une voie navigable reliant le port de Bordeaux à un point pris sur le canal du Centre, ou sur celui du Berry; vers l'endroit oii ces canaux semblent converger, soit à Vierzon, soit à Saint- Amand, soit auprès de Ne vers, en suivant le versant ouest du plateau central.

Cette indication est bien conforme au projet qui a été l'objet des vœux du Conseil général de la Seine et du Conseil général de In Gironde.

On ne saurait trop s'efforcer d'appeler l'attention de l'administration sur l'absence absolue des rapports par voie de rivière ou de canaux entre le nord et le* centre de la France d'une part, Bordeaux et les villes du Midi d'autre part. Les services rendus par le canal latéral à la Garonne et le canal du Midi décupleraient si, leur tarif abaissé, ils étaient mis en communication avec les autres canaux de la France.

Canal maritime de rOcéan & la Méditerranée. — Ce projet gigantesque, chaudement appuyé à Bordeaux par M. L. Laliman et par M. Manier, aux études desquels nous renvoyons ceux de nos lecteurs qui voudraient connaître cette grosse question, a été étudié récemment par une Commission de la Chambre de commerce de Bordeaux, mais nos ingénieurs des ponts et chaussées n'ont pas eu à l'examiner officiellement.

Canal de Bordeaux & Trompeloup. — Ce canal, projeté depuis longtemps en vue d'obvier aux difficultés que les barres de Bacalan, de B issens, du Bec-d'Ambès présentent à la navigation des bâtiments d'un fort tonnage, vient d'être l'objet d'études nouvelles, par suite de l'achèvement prochain des travaux des docks et du bassin à flot dans lequel on songe k le faire aboutir.

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