CHAPITRE V. — TUA VAUX DE DEPENSE ET D'aUÉLIOHATION
Ce projet, défendu par différentes personnes, a été vivement critiqué par des spécialistes, 'qui estiment que la moitié de la somme que représeotent son entretien et l'intérêt des 50 ou 60 millions employés à le construire suffiraient largement à entretenir la profondeur des passes de la Garonne qui ^nent actuellement la navigation. (Voir page 971.)
S m. -TRAVAUX DE DÉFENSE ET D'AMÉLIORATION du porc de Bordeaux et des uucre? ports du dû par te mon t.
Dans la partie hjdrogfrnplii^iie de notre statistique, pages 102 et suivantes, nous nous liommes oi'rapés du port de Bordeaux et des passes de la Gironde et de la Garonne i{iii en gênent l'aceès.
Ces doux gramieii voie^ il' tjomm uni cation sont trop importantes pour que nous ne revenions p»s, in. signaler les efforts que font sans cesse, en vue de leur amélioration, TAlministration supérieure, l'Administration des ponts et cliauâsée.s et l:i Chambre de commerce de âordeaux. Le 17 décembre 187i, une i-iK^U'-m administrative, présidée par le préfet de la Gironde, a été ouverte (luii-i le but de rechercher les moyens d'améliorer le port de Bordeaux et li'- liasses qui y conduisent; cette enquête a donné lieu en 1877 U lu {.iiblication, aux frais de la Chambre de commerce de Bordeaux, d'un grroa volume grand in-S", que nos lecteurs consulteront avec le plu^ pniiid intérêt.
Les articles & et 6 du ili.'L'iet du 15 janvier 1878 ont institué une CouMisstoy LOCALS DL' poriT ni'; Bordeaux composée de ;
MM. DK La RociiE-ToLw, ing^'^Diaur en chef du service marilime, président. Arm. L.vL\NDE, pn^sidciii >Ja la Clismbre de commerce. Air. Danby, adjoint nu niuii'e de Bordeaux. P. RtG^ACl.D, ingénieur <<i<linaire du port de Bordeaux. L. BAUHSAHTRBa, iugëai'^ii l' de la Poiote-de-Grave. F. HKYEft, ingénieur (inliiMire de la Garonne. CtHfBNTian, capitaine du part de Bordeaux.
Cette Commission a publié en juin 1878 un rapport signé de son président et présentant le plus grand intérêt; il est divisé en douze chapitres dont nous t-Jcheroni? de donner un court résumé.
Chapitre I"'. — ,1 wicVioivi fwit de la Garonne supérieure, de la limite du déportement au piti-t ih Boy'k'xux. — En vue de faire disparaître les obstacles qui retardent la marehe du flot et diminuent ainsi le tirant d'eau, il est projeté de corriger le tracé défectueux de cette partie de la Garonne, en supprimant les îles, en réunissant les eaux dans un chenal unique dont les rives devront présenter un tracé régulier, en continuant les travaux déjà commencés entre Rions et Podensac, Viole et Barsac, etc. Le programme des travaux ii exécuter pour l'amélioration de la Garonne en amont de Bordeaux, est divisé en dix parties principales dont le coût est estimé ci-après 10,595,000 fr. Mais il faut remarquer que ces travaux qui se rattachent à l'amélioration de la navigation jusqu'à la mer, devront, comme ceux-ci, être répartis sur un temps très long, nécessité d'abord par l'exécution même des travaux et surtout par l'obligation de
donner à chaque partie, le temps d^exercer son influence sur le reste du parcours. Ces travaux seront divisés en deux périodes distinctes de quinze ans chacune. On se propose de comprendre seulement dans la première période, le dixième article, de Cambes à Tîle d^Arcins et quelques parties des n^ 1, 2, 4, 8, entreprises qui sont déjà en cours d^exécution.
Estimation des dépenses du chapitre 7***.
1« De la limite du département au pont de La Réole..F. 420.000
2<> Du pont de La Réole aux écluses de Castets 1,000,000
3<» Des écluses do Castets à Saint-Mocaire 300,000
4» Entre Saint-Macaire et le pont de Langon 300,000
5« l>u pont de Langon au port de Prei^nac iOO.OOO
6« Du port de PreiRnac au pont de Caddiac 1 ,320,000
7» Du pont de Gadillac au ctienal de Rions «. . . . 360.000
8<» Du Chenal de Rions au port de Portets 2,335,000
9« Du port de Portets au bac de Carabes 1,360,000
10« De Cambes à nie d'Arcins 2.800.000
Chapitre II. — Amélioration de la Garonne dans retendue duportde Bordeaux et installations destinées à en compléter V exploitation, — I/amélioration des rives du fleuve, dit M. de La Roche-Tolay, doit comprendre, avant tout, celle du port de Bordeaux, qui en constitue une partie importante. La régularisation de cette partie présente de nombreuses sujétions parce qu^elle doit être combinée avec les aménagements utiles au commerce.
Le canton de Ja rive gauche est à peu près satisfaisant, et ne peut d^ailleurs être modifié sensiblement; mais la largeur varie entre 410 et 700 mètres, inégalité des plus fâcheuses pour le cours des eaux et pour le mouillage des navires. L^établissement du grand pont de la route n** 10 et celui des quais verticaux des Quinconces ont eu lieu, sans que Ton se soit assez préoccupé des conditions que le fleuve doit présenter; nous avons donc été forcés d^adopter, pour la largeur auprès dû pont, 410 mètres, tandis que cette largeur aurait dû être de 520 mètres environ, si Ton avait adopté dès Torigine la loi la. plus favorable au fleuve. Quoi quMl en soit, nous avons pris pour cette largeur 410 mètres et nous avons appliqué, du pont à la pointe de Lormont, la loi de croissance qui résulte des dimensions générales du fleuve. Nous avons appliqué la même loi, en amont jusqu'au port des collines; nous avons été ainsi conduits à faire disparaître deux renflements qui, suivant les lois de Phydraulique, donnent lieu à deux bancs, qui découvrent le banc de Queyries et le banc du Tigre. De plus, du côté d'amont, nous proposons de faire également disparaître les élargissements qui ont donné lieu, suivant la même loi, au banc de la Manufacture et aux amas de vases situés en amont du pont. Ces trois opérations ont conduit à prendre sur le lit du fleuve des espaces assez étendus qui formeront des emplacements à livrer au commerce. Ces emplacements, dans le nouvel état, ne seront plus bordés par des bancs qui découvrent, mais deviendront accessibles avec un mètre d'eau au 'moins, à basse mer, ce qui permettra l'accès des cales à la petite batellerie.