CHAPITRE IV. — LES EAUX. — SOURCES ET FONTAINES
A Saint-Lboer (canton de Saint-Symphorien), sources de càitelnau, de BaricaUles et autres, réputées dans le pays comme guérissant les maladies des yeux.
A ViLLANDRAUT, sourcc du Crédo.
A Bbbnos (canton de Bazas), sources du Bernada et de Courianes.
A Bazas, source ferrugineuse de Saint-Vincent
A Saucats (canton de la Brède), sources de Lagune et de Calendat,
A MsRiGNAC, source sulfuro-ferrugineuse, près du village de Roquet.
A Saint-Mbdard-en-Jalle (canton de Blanquefort), source de Cap-de-Bœ, légèrement ferrugineuse, donnant 225 litres par seconde, située dans le domaine de MM. Alcide et Jules Cayrou.
A Villbnave-d'Ornon, source de Veyres.
A C ESTAS, sources /erruçineuses de Monealut, près de Pessac et de la station de Grazinet, dans le domaine de Monsalut, elles tiennent certainement leur nom de quelques cures importantes ; ce nom remonte à une époque très-reculée. Ces sources ferrugineuses attirèrent l'attention de M. le D'' Bollet, dès le moment oxx. il devint propriétaire de ce domaine. Elles étaient depuis longtemps en grande réputation dans les environs. Le pays était alors marécageux, les fièvres intermittentes y étaient très-nombreuses et produisaient des gonflements du foie ou de la rate, et des anémies qui disparaissaient par Pusage de ces eaux ferrugineuses.
En 1846, M. Fauré, chimiste distingué de Bordeaux, fit une analyse sommaire des eaux de Monsalut et constata leur parfaite pureté et leur exceUente qualité comme eau de table ; plus tard M. Filhol, directeur de TËcole de Médecine de Toulouse, savant bien connu par ses travaux sur le^ eaux des Pyrénées, en fit une analyse complète dont voici textuellement les conclusions : « L'expérience seule pourra établir quelles sont les propriétés » thérapeutiques de Teau de Monsalut, mais on peut afiirmer dès à présent
> que, par sa composition chimique, cette eau mérite de prendre rang à » côté des eaux minérales fero-manganésiennes les plus remarquables et
> qu'elle est digne, sous tous les rapports, d'appeler l'attention des
> médecins. » — Toulouse, le 12 octobre 1866, signé : E. Filhol.
En présence de cette opinion d'un savant chimiste, M. le D*" Rollet a cru devoir prendre des précautions pour préserver ses deux sources minérales de toute altération; il les a fait capter en 1874 et leurs eaux, prises à plusieurs mètres de profondeur, s'élèvent dans de larges tubes en béton de 60 centimètres a 1 m. 40 c. au-dessus du niveau du ruisseau. L'une de ces sources donne cinq cents litres d'eau par minute, l'autre en donne trois cents. Cette eau est si légère, que les habitants du pays en boivent de grandes quantités sans être incommodés.
Ces sources coulent au milieu d'un charmant paysage dont M. Rollet a rendu l'accès facile et agréable. On peut s'y rendre par le chemin de fer (station de Gazinet), ou directement en voiture.
En attendant que l'on ait rempli les formalités nécessaires pour l'exploitation de ces sources, on peut en consommer les eaux comme eaux de table, soit pures, soit mélangées avec du vin.
Convaincu que ces sources peuvent devenir une très-bonne fortune
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pour Bordeaux et ses environs, nous avons cru utile de nous étendre un peu à leur endroit.
Au Haillan (canton de Blanquefort), source ferrugineuse près du bourg.
Au Pian (canton de Blanquefort), source ferrugineuse dans le domaine des Dames de la Miséricorde.
A Arsac (canton de Castelnau), sources de Linas.
A Cenon, (canton du Carbon-Blanc), source ferrugineuse de Monrepos, dont nous donnons plus loin Panalyse.
A LA Sauve (canton de Créon), source ferrugineuse près du bourg.
Fontaines inoroBtantes ou pétriliantes. — Le département renferme plusieurs fontaines de ce genre.
A Lanooiran (canton de Cadillac), se trouvent les sources les plus nombreuses et les plus importantes. Presque tout le pied du coteau qui longe le fleuve est revêtu d'incrustations.
Dans un champ, qui fut autrefois le jardin de Pancien château, Pon en voit un singulier effet : au centre d'un bassin de 4 m. de diamètre, un pilier de 1 m. 30 c. suppor^it la cuve d'un petit jet d'eau. Quand cette cuve fut revêtue d'incrustations, on l'agrandit au moyen de briques disposées circulairement et à plat, l'incrustation servit de base, un cercle de fer consolida l'ouvrage. La nouvelle cuve subit le sort de la première, le tuyau lui-même disparut sous cette pierre de formation récente. Aujourd'hui le tout présente l'image d'un énorme champignon dont le chapeau aurait 65 centimètres d'épaisseur et environ 2 m. de diamètre offrant quelque ressemblance avec certains monuments druidiques.
A LA Roque (canton de Cadillac), source incrustante peu importante.
A Baurech (canton de Créon), source chez M. Gaussens.
A Saint-Émilion (c. de Liboume), sources nombreuses dans les carrières.
A Saint-Christophe (canton de Lussac), sources nombreuses
A Bourg, sources dans les carrières.
A Bazas, source d'Bnfer très-calcaire.
A Rauzan, grotte à stalactites, ■ La commune de Rauzan est située sur le versant S. du bassin de la Dordogne, au-dessous des hauteurs de Casevert-Blasimon et de Lugasson, sur des coteaux qui dominent la vallée de cette belle rivière. Rauzan est donc sur le passage des eaux qui descendent du N. au S. vers la Dordogne.
Le 15 avril 1862, un habitant de Rauzan, dont la maison est située sur la route, se dirigeant vers Baigneaux, le sieur Paul Pétro, était occupe k creuser un puits dans une couche calcaire très-profonde, lorsque tout à coup il entend le sol raisonner sous ses coups, bientôt un petit trou se fait voir; les cailloux que l'on y met paraissent se perdre dans une profondeur considérable ; Pétro agrandit aussitôt cette ouverture, y place une longue échelle et descend explorer ce souterrain inconnu, qui n'est rien moins qu'une grotte à stalactites de la plus grande beauté.
Un escalier tournant fut bientôt construit pour rendre ce palais souterrain accessible à tout le monde. Cet escalier mène le visiteur à ime