‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 110 sur 549 · HHO · texte numérisé non relu

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Voisin, de Pichard, d'Alesme, de Calvimon, ae Salomon, Duval, cons. au Pari., de Mizan, de Loubes, etc. Le 3 août 1686 il devint officiel de ville et enseigne de la compagnie de M. de B.'irslevie ; vers 1700 il fut capitaine dans le régiment de la garde bourgeoise de St-Maixan. Marié en secondes noces avec M*"' Catherine de Vigneras, V«de M. Pierre Descudé, avocat. De ce mariage naquit, le 3 juin 1694, Pierre de Brochon.

BROCHON (Pierre de), fils du précédent, né à B* le 3 juin 1694, mort en son domaine de Floirac le 27 oct. 1766. Avocat, élu le 17 mai 1734 svndic de Tordre des avocats et présid. du cons.

de discipline. De son mariase avec M'^* Catherine Pedesclaux, fille oe M. Pedesclaux, ancien capitaine d'infanterie (11 juin 1719), il eut quatorze enfants; jurât de B* à la fin de 1761, après vérification (16 déc. 1761) des lettres de bourgeoisie délivrées à son bisaïeul le 14 avril 1618. A sa mort il ne se trouva point d'argent chez lui, disent les papiers de la famille, pas même pour fournir aux frais des tunérailles: ses héritiers y pourvurent.

BROCHON (Guillaume), neuvième enfant du précédent, né à B< le 8 déc. 1729, mort à BMe 4 mai 1814. Etudia le droit à B* de 1746 à 1752; licencié en droit civil et canonique le 26 juin 1752, il prêta le serment d'avocat le 4 juiil. suivant. Exerça sur ses confrères une autorité librement acceptée de tous. Il était aussi versé dans le droit romain que dans le droit canonique et le droit coutumier. « Rien, a dit sur sa tombe » rillustre Ferrère, ne saurait donner 1» une idée de l'étendue de son savoir et )» de ses lumières; aussi, il ne s'est agité » d'affaires importantes depuis quarante }» ans, où sa raison toujours interrogée » n'ait fixé l'opinion des tribunaux et » celle dû publie. » Le Parlement, en effet, renvoyait souvent à l'arbitrage de G. Brochon de graves et difficiles affaires. Tel était le respect dont ses confrères l'entouraient et la confiance qu'ils avaient en lui, qu'avant la réorganisation de l'ordre de 1790 à 1811, c'était lui qu'ils avaient chargé de 'faire respecter les traditions, en lui conférant le droit de choisir les avocats appelés à s'occuper de toutes les affaires relatives au barreau. A la réorganisation de l'ordre, l'âge Mvancé de G. Brochon empêcha seul qu'il fiU nommé bâtonnier, mais il entra le premier au conseil de discipline.

Ferrère a dit de lui dans le Mémorial bordelais au lendemain de sa mort : a J'honore la mémoire de M. Brochon » comme celle du parfait modèle de la » pi-ofession que i'exerce. » 11 était de haute taille, de belle prestance, avec un

oeil expressif et un sourire charmant.

Son desintéressement n'avait i'égal que sa bienveillance pour les jeunes. Au mois d'août 1841, le conseil de l'ordre, sous la présidence d'Aurélien de Sèze, voulant perpétuer le souvenir des hommes qui ont illustré le barreau de B*, décida que l'éloge de G. Brochon serait prononcé à la prochaine rentrée des conféi^nces du stage; M. J. Méran en fut chargé. La séance eut lieu le 14 déc. 1841, en présence de MM. le prem. présid. Roullet et le proc. gén. de La Seiglière. Depuis, cet usage s'est toujours continué.

Homme public, il fut jurât de B^ de 1784 à 1786. En 1788, il fut clercsecrétaire de la ville dans l'assemblée des Cent-Trente (22 oct.) et fut porté le 7 mars 1789 sur la liste des 90 députés du tiers-état de la ville et faubourgs de B*; le^ juil. suivant il fut nommé viceprésident de cette assemblée électorale dont il fut le délégué avec MM. Sei^^ Roullet et Nairac, pour demander a M. de Fumel, gouverneur du Château- Trompette, des armes destinées au régiment patriotique de B*.

Il devint ju^e du trib. civil de B' en 1790, mais violemment attaqué par le Journal d'Atnbès, il porta avec ses collègues Desgranges et de Sèze une plainte devant le jury des mises, en accusation et donna sa démission (1792). Ayant des sentiments très religieux, il tmt tète courageusement aux excès de la Révolution et fut en 1793 arrêté comme suspect sur son domaine de St-Seurin-de- Cadourne qu'il pos.4édait du chef de sa femme et qui s'est appelé depuis Brochon-Sociando. Il en avait été mis en

Sossession par un arrêt du Parlement du août 1779, qui l'évaluait 100,000 livres.

Incarcéré à Verteuil dans une maison confisquée à M. de Camiran, il. y resta cinq mois et fut relâché en 1794 par Isabeau. En 1799 il fut encore arrêté sur l'oixJre de Bonaparte, comme suspect d'avoir pris part à un complot légitimiste. Le gouvernement demandait une caution de un million de francs pour sa mise en liberté. Telle était la réputation d'honneur et de vertu de G. nrochon, que c^tte caution énorme fut trouvée en deux jours. De son mariage avec Mi'« Suzanne Lamothe naquirent huit enfants, dont l'alné, Jean, devint curà de Montferrand et décéda en 1794 en Espagne où il avait émigré.

Âpi*és la mort de G. Brochon, l'ordre décida que son portrait serait placé dans la chambre des avocats. lia été remplacé

Elus tard par le bu^te oui orne la ibliothéque. Son nom a été donné à une rue de B*.

BROCHON (Jean-Baptiste aîné), fils du

Précédent, né à B> le 27 janv. 1769, mort B* en 1837. Avocat en 1790; d'un

— lui -

caractère enthousiaste et violent, adonné aut théâtres et aux salles d'armes, il embrassa fiévreusement en 1789 les idées nouvelles, fut nommé aide -major au régiment St-£loi, présid. de la section de r&prit des Lois, et en 1792 présid. de la Soc. de la Jeunesse bordelaise dont Ravez fut pré.sid. après lui. Sous la Terreur, accusé d'avoir traité les montagnards de brigands, etc.. il fut traduit le 28 déc. 1793 devant la commission militaire; ajourné pour plus ample informé, il comparut de n .uveau devant Lacombe le 13 fév. 1794 et ne dut son salut c^u'à l'amitié de Faget (de la àSoç. Frank Un), qui dut prendre l'engagement de le faire partir le lendemain pour la frontière d'Espagne où il servit comme volontaire pendant près de deux ans. En revenant de cette campagne, il s'arrêta à Tartas chez M. de Brochon, ancien juge au sénéchal, son parent.

Jaloux d'affirmer ses sentiments patriotiques, il prononça au département et à la Comédie à B* deux discours contre les principaux instruments de la tvrannie de Rob^pierre. Dénonce pour ^exaltation de ses opinions, il publia un mémoire justificatif adressé an Directoire et aux ministres et reçut du bureau central, le 8 avril 1799, un certificat témoignant des actes de dévouement qu'il avait accomplis pour la cause du bon ordre. Substitut du procureur impérial à 6> le 12 mars 181i, il passa substitut à la Cour de B^ le 14 sept, suivant.

Réinscrit au tableau de l'ordre en 1816, il entra au conseil en 1830 et fut nommé Tannée suivante juge de paix du l'^'arroadissement de B*.

Il avait été un memb. très actif de la Soc. polymathique de B* et deux fois présid. de la Soc. philomathique de 1816 a 1821. Son goût pour la musique était très vif. U a laissé une vingtaine de mémoires judiciaires, de plaidoyei*s, auelques-uns fort intéressants au point oe vue de l'histoire de la Révolution à B>^. Citons notamment : 1» Son mém.

pour le citoven Faget contre Dutasta, (mém. sans date et signé Faget); 2<» Son mém. adressé aux ministres par le citoyen Labai'te contre Couci surnommé IjB petit Marat de La Réole; S» ïj> plaidoyer prononcé par le citoyen Brochon aîné le V ventnne an IX, devant le tribunal criminH tlelaDordognepour Gup'Modeste VbU*rnant,flX'Comniissaire de police, accusé du meurtre du citoyen Rivière, artiMe du Grand-Tfwâtrè de B*, Périgueux, P. Dupont, 86 pp. , in-4«. Peu de temps avant sa mort (cet: 18H5), il publia : Aépotite aux observations de de M, Noaitles, greffier du tribunal civU de B», contre le projet de loi relatif à des modifications à l'ordre judiciaire, 6*, imprimerie Teçhenev.

13 pp. in-4».

BROCHON jeune (Louis), second fils de Guillaume Brochon, né à B'' le 21 août 1779, mort à B< le 22 mai 1850.

Inscrit au tableau des avocats en 1804, il entra au conseil de Foixlfe en 1815, en devint secrétaire en 1821 et bâtonnier en 1824. Vaucher a, sur sa tombe, rendu hommage aux vertus, au grand caractère et au talent de Louis Brochon, le dernier survivant, dit-il, et l'un des plus éiniiients de l'ancien bari'eau de B* où, émule de Dufaure, il partagea long.emps avec lui la première place.

Légitimiste résolu, il fut souvent sollicité après 1815 d'accepter des fonctions très élevées dans la magistrature, mais passionnément épris de sa profession, il y resta toujours hdèle. Très généreux et du commeitre le plus séduisant, il était très original et le palais se plaît encore à raconter sur lui une foule d'anecdotes

f tiquantes et spirituelles. Le conseil de 'ordre a, par deux fois, proposé son éloge pour discours de rentrée des conférences. Des circonstances fortuites ont seules empêché qu'il ne fût prononcé jusqu'à présent.

Louis Brochon a laissé plusieui^ volumes de mémoires, plaidoyers et consultations. Tous sont écrits dans une belle langue, ferme, lumineuse, savante et reflétant toutes les qualités de son puissant esprit. Quelques-uns de ses travaux ont une réelle importance au point de vue de l'histoira de son temps. Citons à ce titi*e les suivante; : PlaUloyer pour la danie Roberjot F* Trigant contre le sieur Conilh, B*, 1805, ce mém. est relatif à la propriété des fameux sai'cophages trouvés à St-Médard-d'Eyrans et

3ui ont donné lieu à la belle publication e P. Lacour ; Mém. pour M. de Sauvage Desmarans contre le maire d'Andernos, B*, 1825, relatif au droit de parcours que cette commune entendait exercer sur la terre d'Ares ayant jadis appartenu aux Duras et dont le château avait été incendié en 1793 ; Plaidoyer pour M. BaignoUancien direct, du Grand-Théâtre, contre le maire de B*, B*, 1833, mém.

intéressant où Ton trouve beaucoup de détails sur le grand opéra de B>, ses directeurs, les subventions municipales d'alors, etc. ; Précis pour M. le duc de G ranimant contre le préfet de la Gir. (1833); la f:imille de Grainmont, jadis souveraine de Bidache, avait en 1412 cédé à Charles VII la ville et le château de Blaye, ainsi que la grande coutume (d: oit ^e péage) ciu château de l'Ombrière a B', moyennant certains abandons de teri-es en' Béarn par la suite convertis en une redevance annuelle dé cent six mille livres dont le paiement était en litige. Consultation nour la Société anonume du bazar hordelais (1837); Plaidoyer et réplique pour M, Louis, I directeur de la Font'de-l'Or, contre le

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Niaûv de B* (1H41) : détails sur rancieii chAteaa d'eau de la Fontaine-d'Or (quai de la (rrave) et sur rétablissement ct-éé en 17HS pour Vaignado (provision d'eau) des naviivs de la rade. Plaidoyer et obsenmtions pour M"'» de Pontet de PergariHon contre M. Delarone^ en délàinsenient du domaine de Pergar^ so»(Médoc), 1842, etc.

BROCHON (Guillaume-Henr)), fils de Bi-ochon (Jean-Baptiste), rié à B« le 28 fév. I8l0,inoi-tle1«roct.1874.stagiaireen1831, inscrit au tableau le 25nov. 1833; memb. du conseil dès le 22 août 1840, en fut sécrétai le le 13 mai 1841; bâtonnier le 13 août 1850, il avait conquis au palais une situation de pi'emier ordre par son éloquence et sa connaissance des affaires. Memb. du cons. munie, depuis 1848, il devint rnaii^ en 1864 et déploya jusqu'à sa i-et.aite une grande puissance d'organisation et une activité passionnée. Memb. du cons. gén. de la Gir. de 1852 à 1870; cons. à la Coui' en 18tS7, il jouit jusqu'à sa mort de la sympathique déférence des magistrats, ses collègues. D'un dévouement Sims bornes à la chose publique, ilf\it administi-ateur du dépôt de mendicité (1848-1860) ; memb. (1851-1874) de TAcad. de B> qu'il présida e 1 1853; memb. de la Soc. pnilomathique qu'il présid? de 1848 à I^ÔO, puis de 18a2 à 1853, présid. pendant de ti-ès longues années de la Soc. philharmonique et pi^sid. à vie de la Soc. de Ste-Cecile; ^ comme memb. du cons.

gén., il fut 0. i^ le 11 août 1861 et commandeur des ordres du Christ et d'Isabelle la Catholique.

Il a lais.sé un grand nombj'e d'écrits judiciaiivs, notamment un Mémoire sur les marais de Beychevelle, St-Laurent et Cussac, 1836; un Plaid4)yer pour Af"» la marquise de La Rochejacquelein contre la commune d'Avensan, 1845; un Mém. pour M. le comte de Honneval contre M. le vicomte et Af'»« In vicomtesse du Goût, 1845; un important Plai' doyer pour l'armateur du brick le Marabout contre les représentants du gouvernefnent anglais, 1851 ; des mém.

dans les affaires du Nogués de Castelgaillard, 1860; Soulié Cottinenu (testament Fieffé), 1860, et Talieu, 1861, procès qui soulevait des questions d'hallucination dans lesquelles les plus célèbres aliénistes donnèrent des consultations (Trousseau, Lasègue, Tardieu, Calmel, Parchape, etc.)

Dans les Actes de l'Acad., Brochon a publié, indépendamment de divers discoura, des travaux sur l'aliénation mentale, la propiiété du nom patro- 11) mique et commercial, le code des Gen- 'toux, etc. Son éloge n ét^.^ prononcé par son successeu.- M. le baron de Y<;ineilh- Puvrazeau.

f^endant son passage à la mairie, il a I

commencé le dégagement de la cathédrale (Voir une belle eau-forte de Léo D:*ouyn) et la construction des bâtiments de Pellegrin, a percé le cours d'Alsace-et- Lorraine et la ligne des boulevards extérieurs : il a fait construii*e ou voter les marchés métalliques, l'église St- Ferdinand, la flèche St- Michel, la fontaine Gumery (place de la Bourse) et celles de la place Fondaudège et de la place du Parlement; a fait transféi*er le fronton monumental qui décoi^e la porte du tattersall; il a orné du plafond de Bouguereau la salle des Concerts du Grand- Théâti^, etc. ; mais il n'a pas i-éussi à faire acceptei* par le cons. munie, son

Erojet de translation du musée et de la ibîiothèque dans deux palais symétriques à construire sur les bas-côtés des Quinconces. On lui doit la public^ition de i-apports tiimestriels sur les faits de son administration et l'état des affaires municipales.

Son portrait en pied a été peint par Tapin et son buste a été exécuté par Prévôt (bronze) et ensuite par Maggesi (marbre).

11 organisa et présida la huitième exposition de la Soc. philomathique.

11 sut donner un ti*ès grand éclat aux concerts du Cei-cle philharmonique.

Du ^oùt musical le plus sûr, excellent musicien lui-même, il fut l'ami de tous les artistes et le protecteur de ceux qui pouvaient avoir besoin de lui. Parmi les maitrcs contemporains, Rossini, Gounod, Ambroise Thomas, Vieuxtemps, Servais, Sivori, etc., etc., lui portaient les .sentiments les plus affectueux ; plusieui-s lui ont dédié des œuvres célèbres, ainsi Vieuxtemps f Fantasia appasionata J .

C'est sous sa longue et infatigable direction que la Soc. ne Ste-Cécile est devenue un véi'itable conservatoire de musique; il ne cessa d'impiimer à ses classes la plus féconde activité.

Il était gourmet et fonda VAcadéniie des sijCf sorte de Caveau, dont Duffour- Dubergier, Goût des Martres, le marquis d'Iinbei-t de Bourdillon, Oldekopp et Ligier étaient membres. On y rimait et on v chansonnait au dessert.

(juillaume-HencY Bi*ochon est un des Bordelais qui ont le mieux mérité de la cité.

BROCHON (Ctienne-Henr>-), avocat, né à B« le 16 avril 1833. Fils du précédent. Inscrit au barreau de B> en 1853, il prononça, le 5 janv. 1857, le discoura de rentrée des conféi'ences de stage sous ce titi-e : Essai sur l'histoire de la justice a'iminelle à B* pendant le moyen âge (du XII* au XVI* s.), discours récompensé

Par l'Acad. de B''. Memb. du conseil de ordre depuis 1870, en a été élu bâtonnier en1873eten18S1.

VvLXi das fondateurs en 1853 de la Soc.

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des sciences physiques et na tu relies et a publié dans le 1*^ vol. des mém. de cette Société, en collaboration avec MM. Delbos et Banon : Documents pour servir à la flore du S.-O. de la France (1854). Déjà plusieurs années auparavant il avait inséré dans les Actes de la Soc. linnéenne de B^i dont il devint memb. plus tard et qu'il présida en )878 et 1881, une note sur une Pyrale nouvelle de Léognan avec planche. 11 a fonné un impoilant herbier principalement girondin et une intéressante collection de fossiles, suiiout du S.-O; memb. honoraire du comité de la Soc. de Ste-Cécile dont il a été le seci*ét. gén. ; memb. de l'Acad. de B» en 1879, il y a prononcé le 24" mars 1887, en séance puolique, l'éloge de Vaucher son prédécesseur, B^, Durand, in-8°, 37 pp.

Il a réuni une collection d'objets d'art très estimée. On lui attribue une étude humoristique parue sous le pseudonyme de Georges Talbot, intitulée : XIV" eaoposition de la Soc. des Amis des Arts de B\ la peinture, B», 1866, in-S», 108 pp. On y trouve un essai de classification du paysage contemporain.

BRONDEAU (François), I«' du nom, jurât de la ville de Libourne en 1587, 4588, 1599, 1601.

BRONDEAU (Âmaud), neveu du précédent ; maire et gouvei*neur de Libourne pendant les années 1708,1715, 1719et 1721 .

BRONDEAU (Jean), fils de François.

Jurât de Libourne en VixJè et 1659; sei'vit avec le grade d'oflicier au régiment de Montauzier. Les Brondeau ont laissé leur nom au beau domaine que possède M. de Meynot, à Arveyres, sur les bords de la Dordogne.

BROUSSE (Guillaume-Eugène), né à B> le 15 fév. 1802, mort au château de Lestaules (comm. de Cestas) le 28 oct. 1868. Agent de change à B» de 1827 à 1870, syndic de cette compagnie pendant vingt-huit ans. il fut mêlé à toutes les affaires industrielles les plus importantes de notre place, contribua beaucoup à l'établissement du parquet de B« en 1846. Trente- huit ans administrateur du monl-de-piété de B'^, il s'occupa sans cesse du soulagement des pauvres. Une vie toute de travail, d'honneur et de dévouement lui valut le titre de ^ le 16 août 1868. A laissé à son fils sa charge d'agent de change et les traditions de sa famille.

BROWN (David), né à &" le 2 sept.

1793, mort en 1877. Continua avec deux de ses frères, vera 1826, la maison de commerce que son père John-Lewis avait fondée à la fin du siècle deiiiier, et qui fut Tune des plus imposantes de B»;

memb. du cons. mun. de B^ pendant les dernières années de la Restauration; l'un des fondateui's en 1827 du dépôt de mendicité; élu en 1830 memb. de la chambre de commerce, fit partie de cette assemblée pendant plus de huit années; il fut appelé en 1834 à la présidence du trib. de commerce et occupa jusqu'à la fin de 1836 ce poste difficile qu'il sut remplir avec distinction.

Il créa à Fosseléon près B», vers 1827^ un haras de pur sang, le premier qui ait été fondé dans nos contrées et dont les produits obtinrent de nombreux succès dans les courses de la région.

D*abord seul à supporter le poids d'une pareille entreprise, il obtint, plus tard, la coopération d'amis qui partagèrent dès lors avec lui les charges comme le mérite de cette utile création.

BROWN (Thomas), né à BMe 20 mars 1809, frère du précédent. Entré au barreau en 1836^ fut nommé en 1841 juge suppléant au trib. de B«, et, en cette qualité, tour à tour attaché au parquet ou délégué pour remplir les fonctions de juge d'instruction; en 1842 la magistrature de l'Algérie ayant été reconstituée à peu près sur les mêmes bases que celle de la métropole, il fut désigné pour en faire partie. Après avoir, de 1842 à 1852, parcouru soit à Alger, soit à Blidah, les divere degrés de la hiérarchie judiciaire, il devint en fév. 1852 cons. à la Cour d'appel d'Alger; nommé en 18t>5 présid. de chambre à la même Cour, il occupa ce poste jusqu'en 1875, époque où, su." sa demande, il fut mis à la retraite avec le titre de président de chambre honoraire; ^ en 1^9.

BROWN (John-Lewis), peintre de genre et d'histoire, né à B* en 1829, neveu des précédents. Obtint de bonne heure des succès qui n'oiit fait depuis que s'affirmer et s'accroître; reçu au salon de Paris en 1858, il obtint des médailles en 1865- 66-67, et fut * en 1870, aujoui-d'hui H. C. De ses œuvres fort nombreuses et partout appréciées, plusieurs ont été envoyées en Amérique où elles ont atteint des prix trés élevés. Le plus connu de ses tableaux est Le cuirassier de Reischoffen, Le musée de B^ possède de lui deux toiles, dont une : Le jeune homme portant sur un bâton des oiseaux de diverses espèces, est remarquable par 1 éclat de son coloris (n«> 397), puis une Bataille du il juin iSio (n» 398y Au salon de Paris 1887 il avait Bataille de Hohenlitiden, 3 déc. iSOO, tableau destiné à la salle d'honneur du 11* régiment de chasseurs, et à celui de 1888, La rencontre et Before the steeple<hase. A l'exposition des peintres français, organisée à St-Pétei-sbourg par la princesse d'Oldenbourg, au profit de l'œuvre de la Croix-Houge, Brown a

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exposé une aquaix?lle, Le groom et un tableau^ En chasse.

V. son portrait avec notice biographique dans le n' 1 (15 fév. 1888) de la Rerue du Turf. Tne longue liste de ses principales toiles se trouve dans le dict. d'AuvRAYct La Cha\ ic^erie.

BROWN DE GOLSTOUN(Loui»-I{enri), contre-amiral, né à B« \o 8 avril IKfô. (Colstoun est la terre pati-inioniaie autrefois possédée par la famille Browu près d'Edimbourg. L'amiral Brown a relevé ce nom que portait en Kcosse la branche ainée de sa famille aujourd'hui éteinte.) Aspii*ant de marine en 1854, il lit la campagne de Crimée, fut blessé et ^ en 1855; ens4>igne de vaisseau en 18.'»7; il lit la campagne de Chine, concounit à la prise de l^ékin; lieutenant de vaisseau en 1861, il devint successivement aide de camp des amiraux d'Aboville, Saisset et Pothuau; lit la campagne du Mexique, prit part au siège de Paris où il fut

frièvement blessé (1871); (). ':ff en déc. 870; capitaine de frégate en janv. 1871; aide de camp du ministre de la marine; second de la Revanche lors de IVxpIosion de la chaudièit! de ce cuirassé; capitaine de vaisseau en avril 1878, a commandé la Loire dans son voyage en Nouvelle- Calédonie et les cuirassés la Valeureuse, l'Océan, le roHnprr/*; contre-amiral en janv. 1886; chef d elat-major gén. du ministère de la marine en 188t)-87 ; commandant en chef de la division d expéi*ience destorpilleui-s, 188t>87; C '..^ . en déc. 188t5; O (I.) en 1887; a fait divei's travaux sur J^s écoles primaires à bord des bâtir menis de la flotte et sur Les évolutions des torpilleurs.

BRULATOUR (Pierre), né au Bleuil à St^Martial-d'Artenset (l)ord.) le 5 mars 1777, mort à B* le 5 fév. 18")8; commença l'étude de l'art de guérir dès l'âge de treize ans, s'engagea en 171)2 dans le 3* bataillon de la Doidogne, lit la guerre en Ripagne; était sergent en 179IJ, mais atteint parle typhus il fut obligé de renti'er dans ses foyers; en 1796 il reprit ses études à l'Ecole de méd. deB« ; interne de rhôpital St-André, il fut leçu en 1802 off. de santé et memb. de la Soc. d'émulation chirurgicale de B*.

D"" en méd. de la Faculté de Montpellier en 1805, se fixa à B< où il acquit une grande réputatiOii comme chirurgien et devint prof, d'accouchement en 1815; présid. au comité de santé chirurgicale; adjoint de rhôpital St-André, puis chirui^ gien-major (1824); présid. de la Soc. de méd. de B* (1826); memb. corresp. de la plupart des Soc. de méd. et du collège des chirui'giens de Londi*es; directeur, del821 à18i5,de l'Ecole de méd. de B»où il professait le coui-s de méd. opératoi-e et de pathologie externe; ^ vere 18i5.

Il fut Tune des célébrités du corps

médical bordelais; doué d'un tact sûr, d'un esprit droit, il ne resta étranger à aucune des branches de la science médicale. 11 (it à la Soc. de méd. de B* de nombreuses communications et y éclaira de vives lumières toutes les discussions auxquelles il prit part. Sa charité fut aussi grande que sa scieno: était profonde. M. Elie Gintrac a pu dire que chaque jour de sa vie fut un bienfait; son nom a été donné à Tune des rues de B'. Son éloge fut prononcé sur sa tombe par M. A. Bazin et par M. E. Gintrac.

BRUN (Raymond), imprimeurboi*delais du XVIII» s. Associé privilégié pour l'impivssion des mémoires de l'Acad. de B* en 1722. On a de lui une intéressante Vie des saints du diocèse de B», avec un traité de la dévotion aur saints à l'uHaye du même diocèse, B«, Uaymond Brun, 172;3, in-8« de 432 pp. B. de F.

BRUN (N.), janséniste, musicien religieux, né à B« vers 1713. On a de lui un ouvrage intitulé: Les sept âges de l'Eglise ou conjectures sur les prédictions de l'apocalypse de St Jean et sur le temps de leur àccomplissenwnt , 2 vol. , à Rome, 178;L 11 est moil pendant la Révolution âgé de plus de quatre-vingts ans, chez une de ses nièces.

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