‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 111 sur 549 · V. Laboi'BiIe. L l, p · texte numérisé non relu

V. Laboi'BiIe. L l, p

BRUN (Pierre), notaire à B«, né le 10 août 1715, mort le 20 ianv. 1794.

LaboulM^e nous appi'end que Pien*e Brun avait conçu le pmjet de créer un canal de La Teste à B^, navigable jusqu'aux empliicementsde laChartivuse; il en avait fait le plan. D'après le même il aurait laissé Jeux manuscrits: Traité de la trigononwtrie, 1 vol. in-8»; Ija stéréo^ nu'trie ou le toisé des corps rectilignes, in-8o. Ces manuscrits étaient dans le cabinet de son fils demeurant rue de BeriT.

BRUN (Pierre), peinti*e-deasinateur, né à B« en 1764, mort à B« en 1855. H existe de lui de l'emarquables aquarelles gouachées, représentant des vues intérieui*es et extérieures de la cathédrale St-André, chez MM. Mialhe, architecte, J. Delpit et DartigoUes.

BRUN (Joseph), né à B» en 1775, mort à B» le 8 avril 1838. Négociant à B», représentant du peuple pendant les Cent Joura; memb. de la chambre de comm.

de B'' de 1819 à 1833; a été son présid. de 1829 à 1830; maire de B« de mi à 1838.

BRUN, fils de Joseph, avocat en 1827.

Éciivit dans le Kaléidoscope de Jacques Arago, sous le pseudonyme de Le Rêveur DES BORDS DU CiRON. Sous^)réfet de Bazas en 18i0; préfet de Lot-et-uaronne, préfet d'Indre-et-Loii-e. Prit sa retraite vei-s 1857,

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BRUN (Pierre), né à Sainte-Foy (Gir.) le 5 mai 1794, moit à B« le 20 fév. 1873. Inscrit au barreau de Blaye en 1819 et à celui de Liboume en 1821, fit partie du tiib. de cette ville comme juge suppléant jusqu'en 1835, époque à laquelle il trans* porta son cabinet à B'. Cons. de préfecture de 1835 à 1848; préposé en chef de l'octroi de B» de 1850 à 1870; * le 12 août 1866. On a de lui: Nouveau manuel des conseillers de préfecture, B*, Lawalle neveu, 1845, 2 vol. in-8o, 2« éd. 1863, ouvrage très estimé, devenu rare, et Précis hiat. des révolutions qui se sont succédé en France depuis i789 jusqu'à la chute du second empire, par un ancien avocat, Paiis, Didier et C*, 1872, in-18, ouvrage aujourd'hui rare contenant des aperçus nouveaux très l'emarquables.

BRUN rPierre-Jéi-ôme-Octave), né à Blaye le 28 nov. 1804, fi-ére du pi*ècédent, avocat à Blave de 1827 à 1H5:); administrateur de rfiospice de Blaye do 1831 à 1835; maii-e de Blaye de fév. 1835 à mai 1841; memb. du cons. gén. de la (iir.

élu par le canton de Blaye de 1839 à 1847, de 1852 à 1809; !•' secret, de cette Ass. de 1866 à 1809; réélu pour neuf ans en 1870, élection restée sans effet par suite de la dissolution des conseils gén. A partir de 1871, il a décliné toute candidature. Régisseur de l'oct/oi de Paris de 1855 à lo71 ; receveur des fmances dans la même ville de 1871 à 1H75; >^ le 22 août 1^S8; 0. * le 7 août I86i). Viticulteur et propriétaire du château Peybonhomme-les-Toure, près Blaye (en voir le dessin dans notre tome' II, p. 109); auteur d'une Notice hist. et statistique sur le Cons, gén. de la Gir. depuis l an VIII (iSOOJ, date de sa création, juS' qu'au 30 juin i868 (signée : Un de ses MEMBRES), B«, 1868, gr. in -8% 228 pp.

avec tableaux. Dans son numéro du 19 s?pt. 1858, TEsperancé», joum. de l'arr. de Blaye, a reproduit un toast porté à cette époque par M. Rabolte, alora maire de la ville, toast contenant entre autres choses cette apprèciation caractéristique de la vie publique de M. Biun, récomment décoré: «Un cœur dmit et ferme pourauivant résolument un but honnête ou utile, sans s'inquiéter dos obstacles ou des contradicteurs. » — Depuis 1875 M. O. Brun est directeur du Syndicat des marais dn littoral, versant du bassin d'Arcachon.

BRUN (Jules-Pierre), deuxième (lis du précédent, né à Blave le 18 juillet 1830. Avocat à Blaye de 1Ô55 à 1877; administrateur provisoire de l'arr. de Blaye du 9 sept. 1870 au 14 janv. 1871 ; maire de Blaye de mai 1871 à janv. 1877, sauf une interruption pendant la période du 34 mai 1873; préfet de la Charente de

janv. 1877 à mai 1880; trésorier- payeur gén. de Maine-et-Loire de 1881 à 1^ et de la Haute-Garonne depuis i88S.

BRUN (Raoul), frère du précédent, né à Blaye le 24 juin 1836. Débuta dans la magisti-ature de 1861 à 1870, remplaça son frère comme avocat à Blaye de 1877 à 1884. Présid. du trib. de Liboume depuis le 13 mai 1884; memb. du cons.

d'arr. de Lespai-re de 1879 à 1885, son prèsid. les deux dernières années.

BRUN (Pierre-Charles), arehitecte, né à B« en oct. 1825. Elève à B« de Poitevin et à Paris de Uchard, suivit les cours de l'Ecole des beaux-arts. On lui doit de nombreuses consti*uctions civiles importantes; nous citerons : le grand entrepôt de la chambre de commerce au cours du Médoc (16,000 mètres de superticie) et la halle métallique édifiée sur le côté sud du bassin à flot de Bacalan; l'huilerie Maurel et Prom; le tombeau de la famille de Saint-Pierre, à B»; les châteaux de Cudos, à M. de La Beyrie, près Bazas, et de Millet, à M. le C** Ravez, à Portets: la restauration des châteaux Raba, a Talence, et de Citran en Médoc: les hôtels Sensine, cours d'Alsace, Babylone, i-ue Castéja, Tastet, cours du XXX-Juillet, à B*; plusieurs églises, parmi lesauelleson remarque celles de Gradignan, de Monségur et d'Avensan; mais son œuvre capitale est l'église St-Louis, aux Chartrons, style du iiii* s. A la mort de M. Burguet, il fut nommé le 2 avril 1879 architecte de la chambre de commerce. Il fait paKie de la comm. des mon. hist. et des bâtiments civils de la Gir. depuis 1859.

V. le dessin de Ch. Millxt dans B' et tes rÏN«, 5« éd., p. 283.

BRUN (Raoul-François-Ferdinand), peintre de paysages et de marine, né à B» en janv. liJ48. Élève de MM. Lordonn, Baudit et Auguin. A exposé à tous les salons de B> depuis 1868, à presque tous ceux de province, à celui de Paris depuis 1881. A obtenu en 1883 méd. d'or et premières méd. à Carcassonne, à Nimos, à Dijon; en 1884, méd. de vermeil à Vannes; méd. d'argent, de bronze et ment. bon. à Boulogne, à Rochefort; en 18^, méd. à Lyon, Montpellier et rappel à Dijon; en 1886, méd. d'argent à (Cherbourg et à Pontivy ; en 1887, grande méd. d'argent à Poitiers et rappel à Mont-

Çellier. Son tableau du salon de Paris 883, Clair de lune sur le bassin d'Ar" cachon, a été acheté pour le musée de Carcassonne; celui de 1886, Rade de B^, lever de lune^ a été acquis pour le musée d'Agen.

BRUNEL (Georffes-Edouard-Auguste), mathématicien, ne à Abbeville le l7 sept.

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1856. Elève de TËcole normale sup. en 1877 ; chargé d'une mission scientitique en Allemagne en 1880; agrégé prépai-ateur à rÉcole normale sup. en 1881; chargé du cours de mécanique rationnelle à rÉcole des sciences d'Alp^er, 1882 ; chaîné du cours de calcul inlmitésimal à la Faculté des sciences de U* en 1884; prof. lit. le l*»^ janv. 1887. Parmi ses principaux travaux publiés^ nous citerons :

Sur les propriétés linéaires de l'espace à n dimensions {MathematiscUc Annalen, 1881); Sur les relations linéaires entre les fonctions hyperelliptiques de genre 3 (Annales de l'Ecole noi^male sup., 1883); Monographie de la fonction gaoïma (Méni. de la Soc. des se. phys. et ruLt. de B^y 1886); Notice sur l'influence scientifique de G.-J. Hoùel (id., 1888); Notes sur la théorie des »iatrices (Comptes rendus de l'Acad. des se, 1888). O (A.), en 1887.

BRUN ET (N.), sculpteur bordelais du xvi« au xvii* s. On avait encore de lui, ces derniers temps, le retable du maltre-autel de l'église Saint-Pierre et divera autres retables de chapelles secondaires de la même église; la chaii-e, surtout, en stylede la deuxième moitié du XVII» s., était citée comme un beau travail de menuiserie monumentale. Les anciens annalistes boi-delais signalaient les ouvrages du sculpteur Brunet; mais de nos joura ils ont été jugés dignes du plus complet mépris et comme n'étant

fiïus de mode par les restaurateurs de 'église nouvelle. Aussi, à cette heure, tous les objets meublants du dernier siècle sont dispersés ou déposés dans la boutique de quelque i-e vendeur d'antiquités.

V. Laboubée, t. I, p. 76; t. II, p. 349.— Bernadau, Hitt. de B; 1839, p. 38U; et Th. Mahionneau, Description de» œuvres d'art qui décorent les églises de A*, iii-8".

BRUNET (l*ierro-Gustave), un des plus féconds bibliographes du xix» s., né à B'' le 18 nov. 18U5. Memb. de l'Acad. de B» depuis 1841 et son pi*ésid. en 1847; chef du secrétariat et bibliothécaire de la chambre de commerce de B* de déc. 1854 à juin 1876.

M. GustaveBrunet,quedenombreux travaux de bibliographie ont quelquefois fait confondre avec son célèbre homonyme, a écrit sur les sujets les plus divers: économie politique et commerciale, questions vinicoles, bibliographie, philologie, traductions, etc. Sur l'invitation de Lh. Nodier, il s'est livré à des recherches intéressantes sur les patois de la France. On cite plus particulièrement sa Lettre sur les ouvrages écrits en patois, 1839; Notices et extraits de quelques ouvrages écrits en patois du midi de la France, 1840; Essai d'étude bibliographique

sur Rabelais, 1841, in-8(*; Les amours de Colas, 1843, com. en vers poitevins; Les essais de Michel de Montaigne, Leçons inédites, Paris, Téchener, 1844, in-8«; Les joyeuses rocherchcs de la langue tolosaine, 1847; La Piedmontaise , 1855, en vei-s bressans; Dictionnaire de bibliographie catholique, 1850; Curiosités théologiques, 1861, in-^; Essais sur les bibl. imaginaires, itHÔXy etc., etc. Il a aussi donné des traductions annotées et des éditions d'ouvrages divers : Principes de la législation comn%erciale et financière, 1843, traduits de l'anglais; La légende dorée de J. de Voragine, 1843, 2 vol. ; les Propos de table de Martin Luther, 1844; Les Évangiles apocryphes, 1849; Correspondance complète de la duchesse d'Ot*léansj princesse palatine, 1855, 2 vol. ; Le nouveau sU*cle de Louis XIV, 1857; Fantaisies bibliographiques, 1854; La France littéraire du xv« «., 1865; Recherches sur les éditions elzéviriennes, 1865; Léw imprimeurs imaginaires et libraires fantastiques, 1866 ; La paj}esse Jeanne^ 1862-1880; Etude sur français Goya, 1865, in-4» avec 16 pi. ; Etudes sur la reliure des livres, 1873; Les livres cartonnés, 1878; Le*» fous littéi'aires, 1880; La bibliomame, 1878; Bibliographie rétrospective des adjudications tes plus remarquable^! faites cette année (il a paru six années: 1878, 1880, 1881, 1882, 1883, 1885), plaquettes in-12. On lui doit aussi une multitude d'aiiicles insérés dans le Bulletin du bibliophile, le Dictionnaire de la conversation, la Revue archéologique, la Nouvelle biographie générale, etc. A fourni une importante collaboration au Dictioti^ nuire des anonymes et pseudonymes de Quérard. A publié, en 1844, avec M. L. de Lamothe, un supplément à la Statistique de la Gir., ie .louannet.

Il avait commencé chez Lefebvre la publication des notes et papiers laissés par Quérard. Quelques volumes de cette série ont paru chez ce libraire : Les livres à clef, 2 vol. in-8«; Lix^res perdus, etc. A pris pour la plupai*t de ses travaux le pseudonyme de Philobineste junior.

V. LoREKZ, Catalogue gin. dt la librairie française, les 3 séries.

BRUNET (Henri^, négociant, né à B* le 4 avril 1818. Chef d une des principales maisons de B>, pour le commerce des grains et faiines, fondée en 1847* juge au trib. de commerce de 1^2 a 1^; présid. de ce tiib. de 1872 à 1877: memb. du cons. mun. de B^ de 1860 a 1870; adjoint au maire de 1863 à 1870; memb. de la chambre de commerce de B* depuis le 19 mars 1850, en est le vice-

Îrésid. depuis le 21 janv. 1885; ^ le 4 août 18d5. Plusieurs fois délégué par ses collègues auprès des ministres spé-.

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