‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 126 sur 549 · V. LopËs, S* éd., t. Il, pp. 59, 60, 264 à · texte numérisé non relu

V. LopËs, S* éd., t. Il, pp. 59, 60, 264 à

CANTENAC (Benech de), poète. Les biographies se taisent sur son compte.

Néanmoins il est connu comme auteur d'un poème licencieux qui a longtemps eu l'honneur d'êtt^ attribué au grand Coi^ neillc et intitulé : L'occasion perdue recouvrée. Il a publié un recueil de Satyres nouvelles suivies de pièces divei-ses, Amsterdam, V« Chayer, in-8» de 89 pp., sur le titre duquel il prend la qualification de chanoine de l'église métropolitaine et primatiale de Bourdeaux.

On connaît encore de lui : Poésies nouvelles et autres, œuvi-es galantes de M. de C***, Paris, Th. Girard, 1664, in-12 {L'occasion se trouve dans Quelques ex.

de ce vol.), et Recueil de quelques pièces nouvelles de prose et de poésies, par M. B*'* G***, Cologne, 1710, in-8» de 92 pp., ti^ rare. Plusieurs des pièces qui composent les œuvres de ce poète sont adi'essées à divers personnages bordelais. B. de F.

CANTON ou CANTON (Garin de), peintre bordelais du xiv» s., cité par M. Léo Drouyn dans la transcription des comptes do rAi-chovêcIié ^i4rc/i. hist. de la Gir., t. XXI). En 1334, il fut chargé de peindre le catafalque de l'archevêque Bertrand de Koqueis.

GAPDEYILLE (Pierre-Françoîs-Désiré, b"» de), né dans la Guyenne dont sa famille était originaire, ^$ous-lieut. des gardes du cot-ps en 1788, avec rang de colonel, émigra en 1791, fit partie de l'armée des princes; rentra en France après le 18 brumaire: î/^ et chev. de St- Louis en 1814 et colonel de la légion dépi* des Hautes- Alpes en 1815.

CAPELLE (Jean-Félix), né à B« en 1761 , mort à B> le 8 nov. 1833. Méd. bon. de l'hôpital St-André; admis à la Soc. de méd. de B' le 30 juin 1790; memb. de

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TÂcad. de B* en 4796 et son présid. en 4827. Auteur du Journal de santé et d'histoire naturelle, B», an IV, 4 vol. in-S®, el de plusieurs mém. dont on trouveia Ténumération dans le C R. de la Conini, des mon. hist. de la Gir. La bibliothèc[ue de la Ville conserve plusieui s inanusciits du D* Capelle ti-aitant de diveraes questions médicales. Son mémoire sur cette question ; Quels seraient les meilleurs moyens de corriger les abus qui régnent dans les hôpitaux f B«, Racle, 4788, in-4«, fut couronné par TAcad. de B« en 1787.

V. son éloge par le D' Dctroiilh, dans les Actes de l'Àcad. de B*. 1834, p. 131.

GAPETROM (Jean), peinti^ d*animaux, né à B« le 22 mars 1806. Elève du b»» Gros, auteur de nombreuses et bonnes copies faites au Louvre pour diveis amateurs; a fait aux environs de B* des études d^animaux très app.'éciées des peintres; a exposé à Paris en 1835, à Besançon, à B* depuis la première exposition qui a eu lieu à la Laiterie, jusqu'à ce jour. On trouve dans la galerie de M. Rôdel plusieui-s tableaux de cet artiste.

CARATON-LA TOUR (B»» Jean-Marie- Mathieu de), né à Camalières (Tai*n) en 4770, mort à B* en 4847. OfT. de dragons, lit les campagnes des l^rénées-Oi'ientales sous les oi'dres du mai-échal de Pérignon dont il épousa la fille en 1809. Nommé i^ceveur gén. de la Gir. en 1815, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort. 11 p:it une place des plus honorables parmi les financiers célèbres de cette époque. Créé baron en 1819 et ^ en 4821, il fut nommé par ordonnance royale du 4 nov. 1829 gentilhomme honoraire de la chambre de Sa Majesté le roi Charles X. 11 eut cinq fils et une fllle dont les articles suivent.

CARATON-LA TOUR (Edmond de), né à Paris en 1811, mort a Paris le 4 mai 4887. Cons. gén. du dép. du Tarn et député du même dép. de 4840 à 4861, a toujours siégé à droite où il a défendu avec énergie et une grande indépendance les principes conser\'ateui's et les intérêts religieux. Ayant soutenu la papauté, il fut combattu par le gouvernement aux élections de 4861 ; ^ ; a épousé la fille du comte de Chateaubriand, dont un fils oCQcier de cuirassiers, qui a épousé la fille du prince d'Hénin.

GARATON-LA TOUR (Amédée de), né à Paris en 4843, mort à Paris en 4855. A passé la plus grande partie de sa vie à B* où il s'est montré protecteur dévoué des arts et des artistes. Doué de grandes facultés musicuids, il a laissé un nom estimé parmi les compositsurs.

Il a fait la musique de nombreuses romances dont les paroles étaient de Jules de Gères, d'Alfred de Musset, d'autres poètes, et enfin de lui-même. Le silence des nuits obtint un grand succès auprès du public des salons; mais Amour et fanatisme a été chanté partout sous toutes les latitudes. C'est une des compositions les plus populaires du milieu du XIX* s. Amédée de Cfarayon-La Tour épousa la fille du b*"* Rolland de Roquau.

GARATON-LA TOUR (ffenri de), né à Paris le 48 nov. 4818, mort à B^ le 4 avril 1847, t.-oisième fils du b'"' de Carayon- La Tour. Nature ardente, d'une activité infatigable, s'engage en 4840 dans le 4"<' régiment des chasseui-s d'Afrique, passe pai' tous les grades, est nommé souslieutenant en juil. 4842. Son aimable caractère et sa bravoure attirent l'attention de ses chefs; le général Changarnier en fait son ofT. d'ordonnance dès 4842. Ces distinctions, loin de l'enoi^gueillir. l'excitent à se tenir au premier rang de cette armée si héroïque d'Afrique. En 4844, il s'empara avec le lieutenant Massue, le sous-lieutenant Thénot et 60 hommes, du village de Byarre défendu par 600 Kabyles. Quelques jours après, au combat de Delhy, il fit pi^uve de tout le sangfraid du vieux soldat et de toute la valeur du jeune homme; le maréchal Bugeaud le poiie pour la ttoisième fois à 1 ordi^ du jour de l'armée, et il reçoit la ^. Lieutenant des spahis en 1845 et officier d'ordonnance du général Yusuf, il continue à multiplier les actes de bravoure et à montrer partout son cœur généreux, sa hardiesse; ses efforts redoublaient toujours quand un camarade était en danger. Un jour il tue un Kabyle

Sui laisse tomber un paquet ; Henri de arayon-La Tour le ramasse et y trouve un petit enfant. N'écoutant que son cœur, il le recueille avec soin, l'envoie en France à sa mère en la priant de l'élever comme un autre de ses tUs. Il possédait de sa digne mère cette charité inépuisable qui ne voit jamais une souffiunce sans chercher à la soulager.

Le combat de Teinda (déc. 4845) fut la dernière affaire sérieuse à laquelle il prit part, elle lui valut une double mention honorable des généraux Yusuf et Bugeaud.

Henri de Carayon-La Tour avait quitté B<, emportant l'affection ou la sympathie de toute la jeunesse de notre cité. Aussi, quand après avoir été épargné par les balles de l'ennemi il fut emporté à B' par une fièvre rappor-tée d'Afrique, ce fut un deuil public dans toute la ville. Une foule énorme et émue appartenant à toutes les classes de la société assista à ses fanéiailles. M. Hovyn de Tranchère, parlant au nom de la jeunesse bordelaise, fit sur sa tombe une allocutiou dani

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laquelle il put dire : « C'était un cœur d'or dans lequel ses amis les plus intimes n'avaient jamais pu découvrir le moindre alliage. »

La nouvelle de la mort de ce bi*ave offîcier, digne petit-fiIs du maréchal Pérignon, retentit jusqu'à Paris. Rarement une vie aussi courte fut mieux remplie.

Y. les journaux de Bs de la région et de Paris des 5, 6. 7 avril 1847. \jà Revue des Deux- Monde» a publié l'éloge de M. H. de Carayon- La Tour par M. de Castellakne.

GARATON-LA TOUR (Léopold de), né à B» en 1822. Sorti ofHcîei- de St-Cyr en 1844, a passé deux années à TEcole de cavalerie de Saumur; a donné sa démission à la mort de son père; a épousé la tille du général marquis de taudoas- Barbazan, d'où un fils et une fille mariée au vicomte de Barbot.

GARATON-LA TOUR (Joseph de), né à B< le 10 août 1824, moi*t en son château de Virelade (Gir.) le 17 sept. 1886. Elève de l'Ecole polytechnique. A épousé en i8î» la fille du b**" de Lassus. A demandé à commander le 3* bataillon des mobiles de la Gironde au moment de l'organisation de ce corps (septembre 1870). Nommé ^ et lieutenant-colonel du 89* de mobiles après le combat de Nuits, il a refusé ce grade pour l'ester à la tète de son bataillon; a fait partie de l'armée de l'Est et a été mis à l'ordre du jour après les combats d'Ëtabon et de Chênebier, devant Belfort. (V. Guerre francoaUemande de i870'Ti, rédigée par la section hist. du grand état-major prussien, 18» livr., p. 1050.) Nommé en 1871, pendant son internement en Suisse, repi^sentantde la Gironde, le premier sur quatoi-ze; n'a pas été i-éélu en 1870 et 1877; nommé sénateur inamovible en 1878 en opposition avec M. Y. Lefranc. A siégé à 1 extrême droite à l'Assemblée nationale et a fait partie de la réunion dite des « chevau-légers ». A été l'un des signataires de la proposition de rétablissement de la monarchie, le lajuin 1874, et a voté contre les lois constitutionnelles. Memb. de la commission qui a présenté la loi de 1872 sur le recrutement. A pris souvent la parole à l'Assemblée ou au Sénat dans les questions politiques, religieuses ou militaires. Loi-s de la constitution de l'armée territoriale, nommé colonel du 140» régiment, il fut révoqué à la suite d'un discoura prononcé dans un banquet en l'honneur au comte de Chambord.

S'est occupé avec succès d'agriculture ; a été lauréat de la prime d'honneur en 1867 pour sa propriété de Virelade. Très amateur de sport, a fait partie du comité des courses du Jockey-Club de Paris et du comité de la Société hippique française; ancien membre du conseil supélieur des haras. Veneur distingué, il

a conseiTé dans toute sa pureté la vieille race dés chiens français, connue aujourd'hui sous le nom de race de Virelade. Sa meute a obtenu le grand prix d'honneur au concours international de Paris en 1863; le célèbre peintre Jaixlin a reproduit cette meute sur un tableau qui a été gravé.

M. Joseph deCarayon-LaTour sut, par ses qualités privées, par la noblesse de son caractère, par sa générosité, jouir de l'estime et de la considération de tous et même de celle de ses adversaires politiques. Il possédait à un haut degdé, par les services rendus, par la nature de son esprit essentiellement pondéré, toutes les qualités d'un chef, il fut présid. du comité des écoles libres de la Gir., de la Soc. civile de Tivoli, etc. Ses obsèques ont eu lieu à B'' le 20 sept. 1886, au milieu d'une foule énorme et sympathique dont une partie n'a pu prendre place dans la vaste nef de 1 église Notre-Dame. La plupart des menibres de son ancien oataillon des mobiles de la Gir. y assistaient, ainsi que des députations des cereles catholiques et des nombreuses associations dont il était le membre et souvent le soutien. Huit discours ont été prononcés sur sa tombe par MM. leb*"* de Havignan, au nom de la droite du Sénat; le m'" de Lur- Saluées, au nom du parti royaliste de la Gir.; Léon Colomès, au nom de la Soc. du 3* bataillon des mobiles de la Gir. ; le V»« de Pelleport -Burète, ancien sénateur et maire de B*, au nom des légionnaires de la Gir. ; Crespy, au nom du personnel du journal la Guienne dont M. de Carayon- La Tour présidait le conseil d'administration ; de Thézan, conseiller général du Géra, au nom des royalistes de ce dép.; H. Grossard, au nom des écoles libi'es de la Gir. ; Lambert Sainte-Croix, au nom des princes exilés.

Une souscription à laquelle s'associèrent la plus grande partie des Boi^elais, riches et pauvres, lut ouverte après la mort de M. J. de Ca rayon-La Tour, pour faire faire son buste. L'exécution en a été confiée au célèbre sculpteur Chapus. Ce buste est plaidé à la mairie de É^ à côté du drapeau du 3« bataillon des mobiles de la Gir.

GARATON-LA TOUR (Mélanie de), née à B> en 1815. A épousé en 1839 le fils du vicomte de Curzay qui, préfet de B> en 1830, voulut résister à l'émeute et faillit périr victime de sa fidélité au roi Charles X. (V. ce nom.) De ce mariage naquit un fils.

GARRONNIER DE R0FFI6NAG-MAR-

ZAG {W* Louis de), né à St-Cyprien (Dordogne), en avril 1810, mort en 1875. Avocat inscrit en 1835 au barreau de B* ; bâtonnier de l'ordre en 1852; avocat de

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l'Etat jusqu'à la fin de sa carrière; memb. et secret, du cons. ^én. de la Dcdogne de 1843 à 1873; présid. du cons. gén. de la Doi-dogne au moment de la chute de l'empire, en remplacement de M. Magne; ^ en 1850; député de l'Ass. nat. en 1871. Fut l'un des avocats les plus distingués de B* et un député fldélement attaché aux principes conservateurs.

CARDOZE, savant médecin boi'delais; memb. de TAcad. de B* en 1713, Tun de ses fondateui-s. D'oiigine juive, dut se faire catholique pour exercer la médecine. Possédait une riche bibliothèque dont il lit don à TAcad. La bibliothèque de B> possède dans le fonds des manuscrits de l'ancienne Acad. plusieurs travaux de Cardoze : Traité des maUulies causées par les insectes, 1720: Réflexions sur les purgatifs, etc., 1724. On a conservé le petit discours de Montesquieu, répondant à Cardoze au sujet de sa communication sur la Piitillaire.

V J.-F. Latkrradb, Flore bordelëite, introduction.

CARLES (Vital de), d'une famille oiiginaii-e de Lorraine, grand chantre et chanoine de St-Andt^; fonda en 1390 l'ancien hôpital St-André sur des ten*ains lui appartenant, rue des Trois-Conils, en souvenir de quoi son nom a été donné à la belle rue qui passe sur ces terrains.

CARLES (Jean de), clerc ordinaiiv de la ville de B> (1497-1515). Présida des commissions chargées de régler les différends entre les habitants de B* et ceux de Gensac et de Ste-Foy, au sujet du transport des vins.

CARLES Uean de), présid. au Pari, de B* en 1519. Eut ttX)is enfants de Jacquette de Constantin : Lancelot, Pierre et François.

CARLES (Lancelot de), né à B> dans les premières années du xvi* s. Après avoir été un des aumôniers ordinaires du Dauphin depuis François II, fut nommé par le roi Henri II évéoue de Riez et assista en 1557 à l'assemolée du clergé et en 1561 au colloque de Poissy. Helléniste et philologue éminent, poète latin et fi*ançais, Lancelot de Caries fut en relation avec les meilleurs écrivains de son temps. Les poètes du xvi* s. ont presque tous parlé de lui avec éloge; Pierre de Brach, son compatriote et son ami, l'appelle, dans son Hymne de Bourdeaux, « l'honneur des Bourdelois » ; Joachim du Bellay le nomme à son tour t l'honneur de Bourdeaux » et Ronsard a célébré dans ses vers

Lanc«lot qui loaBe

SI blfm de la miuette aas rlrei de Oaronoe.

Ce savant prélat a beaucoup écrit; on a de lui : Eplsti^e contenant le procès

criminel fait à l'eticontre de la royne Boullant d'Angleterre {\nne de Boleyn),

Ear Caries, aumônier de Mn' le Dauphin, yon, 1545, in-S» de 42 pp., très rare; Lancelot i Carlœi Rhegiensium pont i ficis ad Janum Carkeum /t atris filium sermo, Lutetiae, ex ofllcina Michaelis Vascosani, 1560, in-4<>; Les cantiq'ues de la Bible mis en vers françois, etc., Paris, Le Roy, 1560, in-^*» oblong; des paraphrases en vei-s français de VÉcclésiaste,ilJ6\f et du Cantique des cantiques, 1562; Lettre au roy de France Charles IX, concernant les actions et propos de M. de Guyse, depuis sa blessure jusqu'à son trépas, Paris, 1563, in-S», traduit en latin, sons le titre : Lanceloti Carlœi Rhegiensis episcopi de Franrisci Lotharingi Guixii Ducis postremis dictis et factis, ad regem epistola, ex gallico sermone in latinum conversa per Joannem Veterem, Virduni. apud N. Bacnetium, 1565, in-^. Traduction non citée d'un document curieux conte* nant le i*écit circonstancié des derniers jours du duc François de Guise, depuis le 18 fév. 1563, où Poltrot de Mécé le blessa mortellement, jusqu'au 24 fév.

suivant, jour où il expira. Ce livre est un des premiers imprimés à Verdun. L'énumération des autres ouvrages de l'évéque de Riez figui-e dans la partie bibliographique au C. R. de la Comm, des mon.

nist. de la Gir. De Caries a encore laissé une traduction en vers de VOdyssée demeurée inédite et probablement perdue, et une autre traduction en prose du premier livre de L'histoire «tniapique d'Uéliodore, qui fait de lui un piécurseur d'Amyot. Cette dernière traduction a été publiée pour la première fois par M. Paul Bonnefon, de la bibliothèque de l'Arsenal, B«, Paul Chollet, 1883, in-8« de 9-40 pp. L. de Caries est moi*t à Paris en juin. 1568. B. de F.

V. la Bibliothèque française de Lachoix du Naine ; Là Frmtee postifirole; de Tiod, Histoire, liv. III. — Surtout la notice de Collbtkt et les

{>récieuses notes dont M. Tamizby dr Larroque 'accompagne dans la Vie des poète* horielai», B% i^iebvre, 1873, in-8*. Un appendice du savant éditeur contient quatre lettres inédites de DE Carles au roi Henri II, au connétable de Montmorency, au cardinal de Lorraine et à Catherine de Médicis.

CARLES (messire Pierre de), sieur de Saiilans, conseiller, puis président au Pari, de B«. Etait en 1552 Tun des commissaires chargés par le roi de la réunion de son domaine en Guyenne; maire de B> en 1561 ; il épousa : {^ Marguerite de Gramont; 2» Isaoeau de Ferron.

Sa nièce, Marguerite de Caries, épousa Jacques d'Arsac et en eut une fille qui se maria avec Thomas Eyquem de Montaigne, frère de Michel de Montaigne. Mar- Sueiite de Caries se remaria avec Etienne e La Boétie.

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GARLES (Fi'ançois de). Fut autorisé par le roi à lever 1000 tonneaux de blé et à les transporter hors du royaume (15ÎW); il épousa Catherine de Talleyrand de Chalais; fut maire de 13» en 1561.

GARLES (Arnaud de), petit -fils de Pierre de Caries, sieur de Saillans.

Obtempéra en 1616 à la volonté du cardinal de Sourdis, en donnant au chapitre de St-Seurin de B* les revenus de la chapellenie qu'il avait fondée dans l'église de Saillans, comme seigneur du château de Caries situé dans cette paroisse.

GARLES (François de), fils de Franvois, seigneur de la Hoquette, Ti*ajet, Cubèix*, Trouilh, Peyches, i\'aujean,etc. iMaréchal de bataille, reçut commission du ï\ iy en 162i, pour faire démolir* les fortilications de Castillon; fut nommé quatre fois jurât gentilhomme de B»; ommandait en 1619 la gar-nison de Libourne; lit, par ordre du duc d'Eper'non, jeter- les fondements d'une cit;uielle qui fut le sujet d'une longue querelle entre le Par*lement et le duc, l'une des causes de la révolte appelée ['Ormép. Epousa en premières noces Anne de Puyperron et en secondes noces Suzanne d'Aydie.

GARLES (Jean de), fils puîné du pi'écéderit, sieur de Trajet, La Salle, N:mjean, etc. Capitaine au i-égiment de Caste Ibajac (1625); gouvei-neur de Cadillac; mestie de camp d'un régiment d'infanterie; maréchal de bataille, servait sous le maréchal de La Meilleraye contre les Ormistes de B»; après un avantage remporté sur eux par le m" de St-Luc, d'api-ès les conseils de Jean de Caries, le marquis écrivit à Mazarin : «l Le mar'échal de bataille est un homme de service très passionné pour celui de V. E. il est cause de la défaite de ces gens, etc. » (Arch. de la Glr., t. IV.) 11 avait épousé Françoise d'Aubert; sa fille, Marguerite de Cailes, épousa Claude de Durfort, m'* de Civrac.

GARLES (Jean de), fils du précédent, futcolonel d'infanterie, chev. de Sl-Louis.

GARLES (François de), maintenu dans sa noblesse d'extraction (1658), par* Pellot, intendant de Guyenne, épousa Marie de Cazes, dame de Figeac, lille de Jean de Cazes, chev. d'un des ordres du roi.

GARLES (François de), de Figeac, capitaine au régiment de Normandie; maire perpétuel de St-Erailion par- jugement de Bazin de Bezons, intendant de Guyenne (161)7); fut maintenu dans la noblesse d'extraction, de concert avec François de Cailes, son cousin, époux de Louise de Melet.

GARLES (Elie de), page du roi sur preuves en 1736, Elu maire de Ubourne, refusa.

GARLES (François de), épousa Jeanne de Gèr-es de Camarsac et eut quat. e fils.

GARLES ( Jacqu es-A médée, du roi on la grande écurie aide-majoi' gén. de l'armée de Broglie (1760); brigadier (1770); colonel commandant bise; maréchal de camp en gén. à l'aiméedu Nord ; chev.

c*«de), page (1740); fut du génér^al d'infanterie Rolian-Sou- 1780; lient, de $t-Louis.

GARLES (Cyprien de), major d'infanterie, chev. de St-Louis, arrêté par oi-dre de Tallien avec son frèi-e Joseph, puis relâché.

GARLES (Jean de), lieutenant- colonel au régiment d'Agenais, cliev.de St-Louis.

GARLES (Jos(H)h de), capitaine de cavalerie, chev. de St-Louis. Fut chargé par ordre du roi de recevoir divei-s chevaliei-s de StrLouis (1771). Epousa Anne de Grailly.

GARLES (Jacques- Amédée, c" de), fils du précédent, page de la grande écurie sur- pr-euves cer-liliées; cap. de cavalerie | chev. de Sl-Louis. Emigra et épousa a son retour M"* Emilie de Verbois.

GARLES (Emilien, c«« de), né à St- Magne le 14 janv. 1814. Habita St-Magne dont il fut maire quarante et un ans, jusqu'à sa mort, en 1884. Epousa Marie du Hamel, lille du v«< du Hamel, maire de B*, gentilhomme oi-dinaire du roi, dont un fils, Louis- Vital-Alfred, né à St-Magne le 29 octobre 1840 et qui a épousé M"e liovyn de Tranchére.

GARLES (Pien-e -Paulin), chimiste, né à Moissac ( l'arn-et-Gar.) le 2i) mai 1845. Lauréat de l'Ecole supérieur-e de pharmacie de Paris en 1867 (méd. d'or); de la Soc. de phar-macie de Paris en 1871 (méd. d'oi) pour son élude sur les quinquinas; de la Soc. d'émulation pharmaceutique de Paris (prix unique 1871); de l'Ecole de méd. et de pharm. de B» (prix unique 18a4); reçu pharmacien del" cl.

en 1872; chef des travaux chimiques et pharmaceutiques à l'Ecole de méd. de B« en 1873; D"^ en méd. en 1880; prof, agrégé à la Faculté de méd. de B» en 1880; maître de conférences de chimie et de pharmacie; chimistenixpert des trib. U (A.) le 25 août 1888. Auteur de : Sur la cotamtion artificielle des vins et sur quelques moyens de la déceler, B*, 1876, m-8« ; Etude chimique et hygiénique du vin en général et du vin de ii^ en particulier, B«, Feret et (Us, 1880, gr. in-^; Consultation chimique sur le vin du château Lafitte, B«, 1884; Notes sur la plâtrage des vins, 1885; L analyse des tartres, lies, etc., 1888.

CARLE-VBRHET, V. Vernet.

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CARRANGE (Evuriste), né à B< le 1" oct. 1842. A débuté duiis le journalisme boi-delais en 185H. A fondé en 1864, sous la direction d'un comité spécial, les Concours poétiques de B*; cette œuvredécentralisatrice, qui porte aujoui^ d'hui le nom de Soc. des concours poétiques du midi de la France, compte dix mille poètes français et a publié 40 vol. de 400 à 800 pp. chacun. Le comité poétique a un organe : la JRevue française, fondé en 1875 par M. Evarisle Carrance. Pai-rai les nombreux titres décernés à M. E. Carrance, nous citerons: U (A.) en 1879; Q (I.)enl884; cliev. de Tordre de la Hép. deSt-Maiinen 1870, comm. du même ordre en 1876, etc.; présid. ou memb. hon. de plus de cent académies fi-ançaises ou étrangères; a reçu de nombreuses méd. et croix qui lui ont été conférées comme littérateur ou sauvettmr. Parmi ses publications, nous citerons : Les gravées figures de la Bible, 1 vol. in-S®; Le mariage chez nos pères, 1 vol. in-8»; Les mystères de Royan, 1 vol. in-8o; L'histoire d'un mort, in-8"; La tour du bourreau, roman, 3 vol. in-8*; Les aventures du V Van der Baden, in-S*». Les poésies ci-après : Les nuits d'automne, 1 vol.

in-8"; Le pays bleu, 1 vol. in-S»; Iaïs flèches d'argent, 1 vol. in-8o; Au bruit du canon, 1 vol. in-S®; Les contes gri" vois. Théâtre en vers : Les toqués; A vingt ans; Le gant rose; Corlolan, drame. Théâli'e en prose : Le capitaine Boulon d'or: Le camélia; Maison à louer; Vingt minutes d'arrêt; L'émeraude; Le choix d'un mari; J^s ruses de l'amour, com., etc., etc. Plusieurs de ces ouvi-ages ont été traduits en anglais, en italien, en roumain, en russe, etc.

CARRANCE (Raymond), frère du précédent, né à Libourne le l**" mars 1852, journaliste. A été rédacteur en chef de grandes feuilles républicaines. Très connu dans le monde des lettres sous le pseudonyme de Ju vénal. On a en outre de lui : Abdulaniidj drame en 4 a. en prose, Constantine, Bacrie, 1880, in-8"; La juive algérienne, 1 a. en prose, joué en Algérie et en province; auteur d'articles fort remarqués sur l'Algérie et la colonisation.

CARRËRES (J.-B. de), musicien d'origine espagnole. Fixé à B« depuis 1868, y a fait de bons élèves comme professeur de chant et de piano. A publié plusieurs morceaux de chant et de piano ; a écrit deux messes : la première en fa, chantée quatre fois: a S*«-Croix de B» le 22 jauv. 1874; à l'église des Carmes le 7 janv. 1875; à S^'-Eulalie de B» le 20 fév. 1876; à Benon, St-Laurent de Médoc; la deuxième, en ré, a été exécutée dans l'église Notre-Dame en 1885,

A composé divCiS motets : 0 salutarln, Atm vt'rum, Panis angelicus, qui ont souvent été chantés. A écrit récemment un Stabat à quatre voix, oix^hestre et chœurs, encore inédit. A fait partie du jury dans les concours d'orphéons et de lanfares qui ont eu lieu u i> en 1881 et 1882.

CARRIÈRE (Dom Jacques-Marie), mort à B» en 1804 d'après Bemadau, en 1811 d'après Laboubée. Bénédictin de l'abbaye de S^«-Croix; historiographe de Guyenne ; memb. de l'Acad.deB» le 20 janv. 1780; quitta l'abbaye de 2S^«-Croix en même temps que ses confrèies en 1790; il devint en 1701 uibliothécaire de l'Acad. des sciences de Paris et travailla jusqu'en 17^13 au catalogue des bibliothèques nationales qui provenaient des couvents et des maisons religieuses^ malti*e de pension à B», il était en 180t), d'après Laboubée, instituteur des enfants de M. Devès, i iche négociant de B>.

On a de lui : Discours pour set^ir de prospectus à l'hist. gén. de Guyentie, lu dans la séance publique de TAcad. de B» le 7 mara 1782, B», Rade, 1782, in-4o; Prospi*ctus des annales politiques, viviles, ecclésiastiques et littéraires de la ville de B*, oîi l'on fait connaître les révolutions de la seconde Aquitaine et le génie tles princes qui y ont exercé la prlfwipale autorité, 1784, in-4'» de 16 pp.; Lettre de doni Carrière au R, P. dont Devienne, auteur du premier vol. de l'hist, de B«, datée de Bs le 6 janv. 1785, in-8» de 4 pp.; Observations sur la description hist. de la ville de B^ (de Pallandre), B», 1785, in-18 de 36 pp.; Discours prononcé à la bénédiction solennelle des drapeaux du réginumt de S^^'Croix dans l'église abbatiale et présenté à MM. les officiers et volontaires des troupes patriotiques et nationa' les de la ville de B*, B«, Pallandre, 1790, in-8o de 8 pp.; dom Carrière composa Quelques autres écrits lus par lui à 1 Acad. de B», savoir : Eloge de dom Bedos de Celles; L'homme coupable, ode; Dissertation sur la reine Eléonor, duchesse d'Aquitaine; Réflexions critiques et hist. sur la vie et les œuvres d'Ausofie. B. de F.

On trouvera de très intéressants et très nombreux détails sur dom Carrière dans Les prieurs clatistratue de Ste-Cr&is de F» et de Si-Pierre de La Réoie, par Ant. de Lantbnay, B>, 1884, in-8*, de la p. 126 à la p. 158. L'auteur a inséré dans sou récit quelques lettres de dom Carrière. — V. Labolbkb, p. 6.

G ARTEAU (L'abbé Théodore),né à Pellegrue (Gir. )le 2 janv. 185o. Ordonné prêtre en 1877; prof, au petit séminaire de B* de 1876 à 1879; vie. à St-Seurin de B« depuis 1879. Auteur de : Vie de Fet^ dinand Rozat, l^» édit., B«, 1884, in-12; 2» édit., B«, 1885; 3« édit., B% 1886, in-12.

CAS

CAS

CARTIER DE SAINT-PHIUPPE, né à

St-Philippef près S»«-Foy-la-Graiide (Gir.), inoi t à La Haye où il s'était réfugié après la révocation de rhdit de Nantes. Il est auteur des ouvrages suivants : Le je ne sais quoi..., La Haye, 1723, 3 parties in-i2. Nouvelle édit. sous ce nouveau titre : Mélanges curieux et intéressants, ou le ie ne sais quoi..., Amsterdam, Ulaui, I7tr7, 2 vol. in-8"; Prières dévotes, Amsterdam, 1738, in-12. U. de F.

GASAUBON DE MANIBAN, archevêque de B", V. Maniban.

CASES (Mathieu de), XUI* archevêque de B>, 1346 à 1348.

CASES (Bernard de), XLIII* archevêque de B«, 1348 à 1350.

GASET (Daniel), peintre d'histoirc, né à B» en 1817, mort à Paris le 27 déc. 1885. Elève de l'école mun. de peinture de B* où il remporta le premier prix en 1835, et du b"" Wapers à Anvers. Ses tableaux hist. ont attiré Tattention aux salons de I^aris de 1842 à 18t)8 et dans de nombreuses expositions de province on de l'étranger. Ses œuvres se distinguent par la largeur du style aussi bien que par le coloris. Kl les témoignent une préférence pour 1 école de Delacroix plutôt que pour celle de Wapei-s. Citons parmi ses principales productions : S t- Louis dans le désert, ea^posé au salon de 1842 et acheté par l'État ; Chasse dans la lande fie St- Médard par MM. les ducs de Nemours et d'Auffiale, salon de 1847 (appai-tient à M. leducd'Aumale); C}*uautédes Thurinn giens de Vamiée d'Attila, salon de 1859. Le chef-d'œuvre de Casey est son St-Hippolyteécartelépar des chevaux indomptés, toile de six mètres de long, qui a permis à Tai-tiste de déployer son rare talent à peindre les chevaux, achetée par l'Etat pour un musée de province. Le musée de B* possède de lui, n^ 408, Un Chi*ist sur la croix.

GASTAING(F.), musicien, névei^1732, mort à B* en 1802. Violoncelliste au Grand -Théâtre pendant quarante ans.

Auteur de : Principes raisonnes de violoncelle, 1800.

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