‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 127 sur 549 · V. Laboudëi, p · texte numérisé non relu

V. Laboudëi, p

CASTAIN6, xviii«s. , auteur d'un Traité des alluvions et d'un Plaidoyer sur une demande en cassation de mariage, pour cause de paralysie, qu'il eut la singulière idée de composer en vers.

B. de F.

CASTAING (Jean-Hector), né à B< le 21 fév. 1;;43. Ordonné pi-être en 1866; prof, de rhétorique au petit séminaire de B*, de 1871 à 1874; vie. a St-Paul, 1874; i^daoteur de V Aquitaine, 1875*1880; aumô«

nier du couvent de Marie- Thérèse, 1879, et chan. hon., 1881; aumônier militaire à Paris depuis 1881. En outre de ses articles parus dans V Aquitaine, dans la Revue catholique de B', la Bibliographie catholique de Paris, etc., M. l'abbé Castaing a publié : Eloge de M^' Faurie, B«, 1K72, in-«« ; De l'influence de l'Eglise sur l'enseignement littéraireen France, B*, 1873, in-8» : Eloge de M, l'abbé Jacques Lataste, B>, 1874, in-8«; Une dame française du xvii* s.; Vie de Marie De i/m<!s (réimpression avec inti'oduction, titres et notes), B«, 1879, in-8o; Panégyrique de Ste-Jeanne de Valois, B«, 1882, in-8*>; Vie de 3^9 r Faurie, memb. de la Soc. des missions étrangères; vie, apostolique du Kouy-Tchéou (Chine), avec carte, Paris, Lecoffre, et B», Feret et tils, 1^, 1 vol. gr. in-^.

GASTiJA (Pierre), né à Pauillac (Gir.) en 1?J9, mort à B« le 25 nov. 1863. Etait iils de Pierre Castéia, maire de Pauillac et pi'Opriétaire de 1 un des grands crus du Médoc, Milon-Duhart. Après avoir fait son droit à Paris, il vint à B> et fut attaché comme secrétaire à M. de Saget, avocat distingué (V. ce nom). Entré dans la magistrature quelques années api^, il se fit rema laquer comme substitut du pai*quet de B' par la netteté de son esprit et le charme de sa parole. En 18!fô, il succéda à son heau-père, M. Guillaume Maillères, dans la charge de notaire, héréditaii*e dans cette famille, à laquelle il s'était allié. En 1834, il était élu au cons. d'arr. de Lesparre; en 1839, au cons.

gén. où il représenta le canton de Pauillac jusqu'en 1863: en 1847, il entrait au cons. mun. de B'^ et devenait adjoint au maire en 1850; en 1859, il devenait maire de B«.

Pendant son administration féconde, il prépara ou fit exécuter de nombreux travaux d'embellissements et d'utilité publique, notamment le percement de la rue Vital -Caries, du coui's d'Alsace- Loriaine; la construction des marchés couverts; le i*achat du péage du pont de B>; l'achèvement de la canalisation des eaux; la reconstruction de la flèche de St-Michel; le percement des boulevards extérieurs, etc., etc. Administrateur des hospices de 1856 à 1860, du bureau de bienfaisance, de la caisse d'épargne, du dépôt de mendicité, de l'école des mousses; présid. de la ctiambre des notaires; sa vaste intelligence et son activité suflîsaient à toutes les charges que lui conférait l'estime publique. O (A.); ^ en 1852;

Il avait eu de M"* Maillères deux fils, dont les articles suivent.

CASTÉJA (Maurice), né à B^ en 1833, mort à Arcachon le 4 juin 1884. Fils du précédent, fut de 1850 à 1863 le

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collaborateur de son père, et Ton put remarquer dès ses débuts la rectitude de son esprit et la maturité précoce de son intelligence. Aussi lorsqu en 1H63 la mort vint enlever son père, il put lui succéder et se fit distinguer dans toutes les fonctions qu'il occupa.

Cons. gén. de 1863 a 1884 pour le canton de Pauillac, il y apporta, dans les tempa troublés qu'il eut a traverser, une modération qui n'excluait pas la fermeté et une largeur de vues qui lui assura l'estime, même de ceux dont il ne partageait pas les opinions.

Administrateur de la caisse d'épargne, du bureau de bienfaisance, du ciépôt de mendicité, 1869 à 1884; présid. delà chambre des notaires, il marqua son passage dans ces différentes charges par les rares qualités d'un esprit ouvert, facile et modère. Causeur aimable et spirituel, il possédait un grand charme ; aussi, avaitil acc[uis par ses C|ualités si multiples une influence considérable qu'il mettait toujours au service de ses amis.

GASTËJA (Pierre-Eugène), frère du l^récédent, né à B> le 23 nov. 1810.

Substitut à La Réole en juil. 1867, à Périgueux, nov. 1869; procureur de la République à Sarlat, sept. 1873, à Libounie, 1875. En 1884, il succéda à son frèœ Maurice Castéja comme notaire à B* et comme cons. gén. pour le canton de Pauillac (Médoc). Memb. de la Soc. de secours -mutuels de Pauillac, de la commission d'administration du dépôt de mendicité, de la Soc. de secours aux blessés des armées de terre et de mer de la Croix-Rouge, etc.

GASTEL (Le père Louis -Bertrand), jésuite, physicien, mathématicien et mélomane, né à Montpellier le 11 nov.

1688, mort le 11 janv. 1757. Memb. de TAcad. de B< en 1746, il a pris cette

Qualité dans l'ouvrage suivant : Lettre 'un (icadémicien de B*- sur le fond de la musique, à Voccasion de la lettre de M. R*** (Rousseau), B«, 1754, in-12.

B. de F.

V. la longue liste des écrits de ce savant jésuite dans le Journal de Trévoux, auquel il a travaillé pendant trente ans, 2« vol. d'avril i757, et dans la France littéraire de Quérard.

— Backer, Bibliothèque des écrivains de la Compagnie de Jé^us, i. IV, p. 107 et suivantes.

— J.-J. RocssEAU, Les Confessions.

GASTELA (Henri). Religieux obseï^ vantin de l'Obédience de Boiirdeaux.

Partit pour la Terre-Sainte le 4 avril

1606, revint à B» le 18 oct. 1607 et y publia le récit de son voyage sous ce titre : Le Sainct-Voyage de Hiêt usalem et Mont'Sinaï, îk)urdeaux, Millanges,

1607, in-8«, 502 p. et 8 feuillets pour la table.

GASTELBERT (F.-R.), médecin bordelais du xviii* s. Auteur de l'ouvrage suivant, dont le premier volume seul a paru : Traité des eaux niinérale^i de JBaignères, Barèges, Cauterets, Eaux- Bonnes, Eaux- Chaudes, Tersis, Dax, Loubones, Cambo, Mont-de-Marsan, et autres petites sources de la Guyenne et du Ééarn, avec l'analyse des eaux minérales de la rue de la Rousselle, B\ Chappuis, 1762, in-12. B. de F.

GASTELNAU D*AUROS (Baron Pierre de) appartenait à la même souche que les de Castelnau d'Essenault. Par son mariage avec Anne de Bouquier il posséda la baronnie d'Auros en Bazaduis jusqu'à la Révolution. Il joua un rôle souvent distingué dans l'armée.

A la fin du siècle damier, le bo° de Castelnau d'Auros possédait aussi l'hôtel actuellement n° 20, rue Judaïque, avec un grand jardin dont on a fait une salle de cii^que, puis le théâtœ Louit incendié en juin 1888, et a laissé son nom à la rue dont cet hôtel fait le coin. Ses deux fils, derniers rejetons de cette branche, émigrèrent à la Révolution.

GASTELNAU D'AUROS (Gabriel de), mort à Paris en déc. 1826, fils aîné du précédent. Cons. au Pari, de B'', de 1780 à 1790; chev. de Malte; émigra en Russie, devint secrétaire intime de l'empereur Paul I«', collabora à plusieurs travaux littéraires de ce souverain. Nommé chev. de St-Louis et créé mar-

3uis par Louis XVIIL Grand ami du duc e Richelieu, il est resté attaché au ministèie des afi'aires étrangères jusqu'à sa mort.

Auteur de : Aventures de Cléon ou les quatre temples, roman allégorique, St-Pétersbourg, 1800, 2 vol. ïnS'»; Valmore ou les passions corriaées par la vertu, Paris, libr. écon., Io02, 3 vol. in-12 avec fig.; Essai sur Vhist. ancienne et moderne de la nouvelle Russie; Statistique des provinces; Voya,ge en Crimée, etc. , avec cartes, vues, plans, Paris, Rey et Gravier, 1820, 3 vol. in-8». (Ouvrage dédié à l'empereur Alexandre.)

GASTELNAU D'AUROS (Gabriel -Léonard-Antoine), décédé à Montagoudin, près La Réole, le 14 sept. 1847, frère puîné du précédent. Ht dès 1792 partie de l'armée des princes. Après son licenciement, il passa en Angleterre et fut chargé par le gouvernement anglais de fonder un jardin botanique a la Martinique. Il remplit avec beaucoup de savoir et de succès cette mission, aussi son nom s'est-il perpétué dans cette colonie. Rentré en France et attaché à l'administr-ation des forêts, il fut longtemps conservateur à B*. Il avait héiité de son frère du titre de marquis. Avait épousé

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à la Martinique AnmvFôlicité de Molandrin, veuve de M. de Montigny, dont il eut deux enfants : Lonis-Oabrièl, mort à B«, sans enfant, le 5 août 18f)l, laissant son titre de marquis â son cousin M. Guillaume de Castelnau d'Essenault, et une fille, Anne-Louise, mariée le 18 août 18^, à Philémon-Foseph-Edouard, vicomte de Lavaissiére de Verduzan.

CASTEUfAU (Joseph Gillet de), né en 1713, mort à Paris le 25 mars 17i7, fils du premier président Gilet de Lacaze.

Economiste; cons.au Pari, de B«en 1731; malt 1*6 des requêtes en 1710; élu en 1710 inemb. de TAcad. de H* dont il fut nommé directeur en 17ii, anmn» où il prononça en s<\'ince publi(|ue un tlisconi-s sur les Devoirs de Ut sociéié civile.

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