‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 137 sur 549 · CH A · texte numérisé non relu

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'passage d*Ingola ; L'attelage flamand ; Le verger, etc., etc.

L. Chabr)' appaiienait à la famille des talents robustes, indépend-tnts, épris du vrai * mais il savait faire un choix parmi les éléments que lui offrait la nature, ne perdant jamais de vue le sentiment, le caractère, la pensée, qui constituent la plus haute valeur d'un tableau. Dessinateur habile, il avait à un degré plus élevé encora le tempérament d'un coloriste; il creusait profondément ses sujets, leur imprimait le sceau de sa vision personnelle pai*fois un peu triste. L'on peut dire que son talent, vraiment original, s est révélé sous diverses formes avec une supériorité qui n'appartient qu'aux maîtres.

CHADIRAG (F.), xvii* s. Auteur de LVranie de Lucidor, roman, B», Ver- .

noy, 1615, in-8«. B. de F.

GHAI6NEAU (Armand-Félix), constructeur maritime, né à Lormont, prés B', le 4 mai 1801. Reçu con.structL*ur maritime à Rochefot't, il devint l'un des directeurs des chantiers de construction de Lormont créés par sa famille, contribua beaucoup à leur prospéiité, fut l'un des fondateurs, en 1832, d'une cale de balaie dite railloay marin, qui fut très utile au commerce maritime. ^ en récompense desservicas rendus par sa famille et des siens propres. Mort à Lormont le 17 août 1875, entouré de l'estime de tous et de l'affection de ses nombreux ouvriers dont il avait été le père.

CHAIGNEAU (Georges-Henry\ né à la (f uadeloupe (colonie française) le 15 mai 1821, mort à B« le 24 sept. 1886. D' en méd. à Paris en 1847 ; exei^a la médecine à Santiago (lie de Cuba) de 1847 à 1858; il y fut méd. du consulat français; fondateur, à Cuba, d'une Soc. de secours pour les émigrants, dont il a éiè le pi'ésid. jusqu'à son retour en France, ou il se lixa à B*, 1K39; maire de Floirac de 1867 àl87H; memb. du conseil gén. de la Gir. pour le canton du Carbon-Blanc de 1883 à 1886, fit paiiie de la gauche de cette assemblée; vice- présid. du cerele national: administ. de la caisse d'épar-

Sne en 1871. Mort à B* en 1886, regretté e tous ceux qui l'approchaient et qui avaient pu apprécier son dévouement à la chose publique.

CHAIGNEAU (lean-Ferdinand), peintre, né à BMe 6 mars 1830. Élève de Brascassat; pensionnaire de la Ville api*ès avoir obtenu une ment. bon. au concours de paysage hist. à Paris, en 1854. Le tableau de ce concours est au musée de B*. Ses ouvrages ont iiffui*é à de nombreux nalons pa'isiens. Un de ses meilleurs est L'ëtoih du Berger, appartenant à M. Dé- 1 oulède, au Bouscat, près B^ Cet artiste

semble s'être fait une spécialité des troupeaux de moutons. En 1887, il a exposé deux gravures : i" Le givre; 2» Effet de lune. En 1888, L'étoile du soir et La plaine de Barbizon. F. Chaigneau est un des memb. distingués de cette brillante phalange d'animalioi's à la tète de laquelle marchent Rosa Bonheur et R. Bniscassât.

V. pour l'appréciation de ses œuvres : Pouvrage de P. Êudkl, L'kôtfl Drouot en 1881, p. fi ; le Journal ien ArU du 10 avril 1883 et les catalosues de ses ventes de 1884 et 1885

8 récédés de notices par Anatole de la Force et et. KoBiH.

GHAIX D*EST-ANGE (Gustave), né à Paris le 9 juillet 1832, mort à Paris le 22 mai 18o7. Avocat à Paris. Fixé une partie de l'année dans la Gir. depuis son mariage avec W^^ Sipière (18o2). Devint propriétaire du château I^scombes (Médoc) en 1876, après la mort de son père qui l'avait acquis en 1867. Memb. du cons. gén. pour le canton de Pellegrue de 18(n à 1880 et député au Corps legi:»latif par la 4« circonscription du dép. de la Gir. en 1869; ne fut pas réélu en 1871 ; rentra en 1H80 dans la vie privée; ^ le 22 nov. 186').

CHALES (Adolphe), armateur- nég., longtemps chef de la maison Sensine et Chalès, né à B^ vers 1823. Entra dans la maiine marehande en 1840; servit dans la marine de l'Etat de 1843 à 1845, à bord de ÏInflexible. Reçu capitaine au long cours en 1847, il commanda tour à tour les navires Damblat, Jessore et Bénarès. En 1856, il s'établit à B* comme armateur, fût memb. du tribunal de commerce de 1K57 à 1861 ; memb. de la chambre de commerce du 29 mai 1861 au 15 juin 1872, son secrétaire de 1867 à 1872, réélu le 26 l'év. 1878, il donna sa démission au mois de nov. 1878. En 1873, le ministi« du commerce le désigna pour faire partie de la commission de la marine marchande, et c'est après les travaux de cette commission qu'il fut, plus tard, sur la proposition du ministre de la marine, nommé ^ le 6 juin 1876.

Pendant la guerre 1870-71, il fit partie du comité de la défense et de l'intendance départementale. En 1873, il fit partie de la commission municipale de B^. Présid. de la Soc. boi*delaise de crédit industriel et commercial et de dépôts depuis sa fondation (1880). Aux élections munie, de B^ de mai 1886 et de mai 1888, son nom arriva en tête de la liste des candidats monarchistes, qui n*a pas été élue. Administrateur du dépôt de mendicité de 1870 à 1884.

CHALUP DE PUTMARTEAU (comte Joachim de), d'une famille originaire du Limousin, remontant aux croisades, établie plus tard en Périgord, ayant fburni

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plusieurs maires k PéneuewK et plusieurs membres distingués à 1 Eglise^ a Tarraée et au Parlement.

]j* c»« Joaohim de Chalup, né le 6 juin 1757, est mort en son chAteau d'Arricaud le 14 déc. 1825. Il entra en 1772 dans les mousquetaires gris; devint cons. au Pari, de B« le 5 fév. ilKi, puis pi^sid. ; convoqué aux Etats généraux de Guyenne, vola avec la nobles.so de cette sénéchaussée. Incarcéré à Cadill:ic, lelO thenuidor lui permit de continuer sa carrièiv. Il fut juge au trib. d'appel de B"; y devint présid. de chambre le 12 mai 1811 ; memb. de TAcad. de B* en 18f)5. La Bestauinition le décora de Tordre du Lys et le nomma pi'emier* présid. à la Cour d'appel d'Arigei-s en 1818; ,^: en 1817.

V, Lacrcsxate drs Bois, Grand dictionnaire de la nobleuxe, nouvelle éd., t. V.

CHAMBERLHAG (Philippe de), XLV»

archevêque de B* en 1360.

CHAMBOR (Jean-Xuma), né à Gauriac (Gir.) en 1800, mort en cette localité en 1803. Notaire à (rauriac de 1827 à 1855; maire de cette commune de 1848 à 1852; memb. du cons. gén. de 1858 à 1802; notaire hon. en 18âo. Etait fils d'Auguste Chambor, maire de Gauriac de 1813 à 1847.

GHAMBRELENT ( Jules -François- Hilaire), ingénieur et agriculteur, né à St-Piei-re (Martinique) le 17 fév. 1817. Fit ses études à Sorèze; entré à l'Ecole polytechnique en 18^4; iuj^. des ponts et chaussées de 1837 à 1db5, dans le dép. de la Gir. où il a été principalement attaché aux travaux du pont de Cubzac sur la Dordogne, à ceux du phare d'Arcachon, a Tétude du pœmier projet du chemin de fer de La Teste, aux travaux de la navigation de la (iaronne et de la Gironde, et spécialement aux grands travaux d'assainissement et de mise en valmir des landes de (rascogne, exécutés sur une étendue de 800,000 hectares de terres arides et malsaines, d'après un système indiqué et pratiqué par lui le pi-c»mier. Ing. en chef en 18tY.), dans le dép. des Basse*-Alpes, il s'occupa de travaux d'irrigation, ue fixation des torrents et de reboisement des montagnes. Revenu en 1872 dans la Gir. où il a dressé tous les

firojets des chemins de fer des Landes, nspecteur gén. des ponts et chaussées en 1879, il est attaché aujourd'hui au ministère de l'^jigriculture comme inspecteur gén. de Thydraulique agricole.

Propi-iétaii-e clu domaine de St-Alban, d'une contenance de 500 hectares, situé dans les landes de la (lir. N'ayant pu faire admettre, dans le principe, les idées qu'il avait proposées pour faire assainir et mettre en valeur toute l'étendue des landes de Gascogne, au moyen de tra«

vaux d'ensemble fort peu coûteux, il acheta à son compte, en 1849, 500 hectares au prix de 40 fr. l'hectare, dans la partie signalée comme la plus aride et la plus malsaine de la contrée, y appliqua lui-même son sysU^meet créa le doiname de .St-Alban. I^ résultat obtenu futt(*l,que, en 18?>5, le jury international de l'Exposition universelle, composé de MM. Milne- Edwards, Brongniart, Geoflroy-Sl-Hilaire et de plusieurs sava.ils étrangers, signalait les travaux accomplis par l'ingénieurpropriétaire comme la solution d'un problème d'intérêt national, et demandait que des travaux semblables fussent exécutés sur toute l'étendue des landes communales. Une loi fut rendue à la suite du rapport du jur>' le 11) juin 1857, sur les bases proposées par M. Chambrelent, et le i*ésultat des travaux prescrits par la loi et exécutés sous sa direction, a été de transformer ce pays, autrefois pauvre et insalubre, en une* des contrées les plus riches et les plus saines de la France. La propriété de 8t-Alban, oui a servi de point de départ et de modèle à cette transformation des landes, contient aujourd'hui les plus beaux arbres forestiers qu'on puisse voir (chênes, pins, etc.); elle a été l'objet des plus hautes l'écompenses de tous les juiys agricoles, et a reçu encore au concours régional de 1884 un prix spécial qui lui a été décerné surtout pour l'exemple donné. La valeur de la propriété est aujourd'hui le décuple du prix d'acquisition des landes et des dépenses faites pour leur mise en valeur. îf^ le 31 déc. 1&>4 pour les travaux qu'il avait exécutés comme ingénieur des ponts et chaussées, le jury intei'national de 18.55 déclara que les resultats obtenus par M. Chambrelent constituaient un service exceptionnel qui le mettait en dehors des délais fixés par les statuts ordinaires de l'ordre pour son élévation au grade d'O. i^. En 1879, la Soc. d'encouragement pour l'industrie nationale lui décerna la grande méd.d'or. Indépendammentdeson

ffrand domaine de St-Alban, M. Chambreent possède le beau château de Larroque, dans les deux communes de Talence et de Pessac, prés des deux grands crus de chat 'au Haut-Brion et de La Mission. A publié dans les Annales des ponts et chaussées, en 1870 et 1877, des articles sur l'assainissement et le boisement des Landes, et à part : Les landes de Gafcogne, leur assainlssenient , leur mise en culture, exploitation et débouchés de leurs produits, Paris, Baudry et G% 1887, gr. in-8«, avec cartes gravées.

CHAMPION DE GIGÉ (Jérôme-Maiie), né à Rennes en 1735, mort à .\ix le 22 août 1810. Archevéq^ue de B» le 4 fév»1 781, succédant au piince de Bohan ; élu pour représenter le clergé aux États gén. de 1780, le 27 juillet 1789 l'Assem-

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blée le choisit pour l'édiger un projet de constitution. Louis XVI le nomma gar*de des sceaux le 4 août de la même année, mais il donna sa démission le 21 oct. suivant. Il fut un des premiei-s à inspirer aux Bordelais le goût de la botanique, en faisant cultiver dans son jardin des plantes exotiques rares et curieuses.

Quelque temps après, il refusa le serment à la constitution civile du clergé, se réfugia à Londres, d'où il administra son diocèse par Tinte rmédiaire de ses vicaii-es gén. dont l'un, l'abhé de Langoiran, fut martyr de la foi en 1793. ^Voyez ce nom.) A l'époque du Concordat, il résigna son titre d'arclievéque de U> et reçut celui d'ai*chevéque d'Aix, 9 avril 1802. Ses mandements ont été publiés en 184647 en 2 vol. in-««. A été inhumé dans la cathédrale d'Aix. Son nom a été donné à deux des grandes voies de B''.

CHANTELOUVE (François Grossombre de), chev. de Malte, né à B« au commencement du XVI» s. Auteur de : La tragédie de Vamiral de Coligny, tragédie en 5 a., Lyon, 1575; 2« édit., lofe; La tragédie de Pharaon, tragédie en 5 a., Paris, Bonfons, 1575, in-lts; 1570, in-8oj Lyon, Rigaud, 1582, in-16. Ces deux tragédies furent représentées à Libourne par les soins du R. P.Duvergier, capucin.

B. de F.

CHANVALLON, V. Thibault de Ciian-

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