‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 138 sur 549 · VALON · texte numérisé non relu

VALON

CHAPERON, ancienne famille originaire de Bretagne, dont diverses branches se sont successivement établies en Anjou, en Poitou, en Aunis et en Guyenne. On trouve son nom écrit dans les vieux titres : Chappron, Chapperon et Chaperon. La branche de Guyenne a pour tige Jullian Chaperon, dont le frère, Arnaud, était trésoi-ier de Libourne en 1602, dont le fils atné, Jean fut pounu avant 1649 de la charge de gretïïer en chef des présentations en la Cour des Aides de Guyenne, transférée à Libourne en 163i, et mourut en 1659, laissant deux fils:

Jacques Chaperon, qui lui succéda dans sa charge, et Jean Cnaperon, né en 1644, qui fut cons. au présidial de Libourne et maire de Libourne en 1711 et en 1714. Ce deiTiier avait épousé Françoise de Belliquet, qui comptait dans sa famille plusieurs maires de Libourne.

CHAPERON (Jean), neveu du précédent et fils de Jacques Chaperon. Fut conS- du roi et doyen du présidial de Libourne. Il avait épousé Thérèse de Ferrandf qui comptait dans sa famille sept maii'es de Libourne de 1573 à 1631, et mourut sans postérité m&le.

CHAPERON (Arnaud), deuxième fils de Jullian Chaperon. Capitaine de 1627 à

1641 ; fut maire de Liboume en 1657 et 1663. Son fils Jean, né en 1650, devint bourgeois de B''.

CHAPERON DE TERREFORT (Jean), bourgeois de B*. Devint greflier garde -minutes du Pari, de B*; il rendit hommage en 1708 et 1716 pour sa maison noble de Terrefort, paroisse de Cubzac ; poui-vu en 1730 de l'oflice de secrétaire ou roi ; audiencier en la chancellerie de la Cour des Aides ; mourut en 1752. Sa fille Jeanne épousa François-Joseph de Rolland, et sa fille Marie épousa Guillaume-Joseph de Saigo.

CHAPERON DE TERREFORT (Marc), fils du précédent. Cons. du roi; trésoiier gén. de France en Guyenne; présid. au bureau gén. des finances de Guyenne. Il épousa à B» Anne de Cazenave de Ténac, dont huit enfants.

CHAPERON DE TERREFORT (François-Joseph), b»» de Tustal de Calamiac et de Jos, fils du pi^cédent, né le 17 mai-s 1734. Cons. lay au Pari, de B« de 1759 à 1790, périt sur l'échafaud en 1793. Il avait épousé M"* Lafaurie de Monbadon. L'une de ses filles, Julie, fut la bienfaitrice de 1 église St-Paul de B*, ainsi que le dit une plaque de marbi-e placée dans cette églisi^. Une autre fille. Rose, épousa le c*« Lafaurie de Monbadon, maire de B\ Armand-.lulien, son fils, continua la filiation et eut pour fils Pierre-Casimir Chaperon de St-^hilien, né à Capian en 1785, et dans leauel s'éteint la deuxième branche des Cnaperon de Guyenne.

CHAPERON (Arnaud), Loisième fils de Jullian, épousa Catherine Olivier, fille d'un lient, du roi à Fronsac, dont plusieurs enfants; entre autres, Ignace Chaperon, cons. du roi, procureur au présidial, jurât, greffier criminel à Libourne en 1686, qui épousa en 1679 Jeanne David, de la famille Michel de Montaigne, et plus tard, Jeanne Dumu-

?ron, dont : Jean-Joseph Chaperon, né en 698, procureur au présidial, jurât en 1735 et 1757. Ce dernier épousa en 1726 Anne Desèze, dont: Paul-Homain Chaperon.

CHAPERON (Paul-Romain), avocat,néà Libourne le 20 avril 1732, niortle4 nov. 1793, victime de la Terreur. Jurât en 1769; cons. du roi et procureur du roi à l'assemblée de la noblesse de Libourne en 1789. Il aimait les arts, culti* vait la poésie et a laissé une comédie inédite. On a de lui une lettre qui se trouve dans le Journal gén. de France, de l'abbé Fontenay. On a aussi de lui : Traité de la peinture au pastel, etc., Paris, 1788. Il était cousin germain de Romain de Sèze,

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Les notes qui précèdent indiquent Tancienneté de cette famille alliée aux maisons les plus honorables de la Guyenne; elles sont extraites d'une

généalogie de la famille Chaperon, puliée à Brest en 1873.

CHAPERON (Jean-Alexis), neveu ^de Paul-Romain Chaperon, né en 1778, mort en 1851. A été plusieura fois juge au trib. de comm. et adjoint au maire de Libourne de 182i à 1830. De son mariage avec Anne-Marie Chaperon sont nés P. -Romain et P. -Romam- Joseph, dont les articles suivent.

CHAPERON (Paul -Romain), né à Libourne en juin 1808, mort à Paris en 1873. Ing. en chef des ponts et chaussées^ directeur du chemin de fer de Paris a Lyon, directeur de la construction du chemin de fer de Paris à la Méditerranée; 0. ^, commandeur de plusieurs ordres étrangers.

CHAPERON (Paul-Romain^oseph), né le 11 mai 1812. Négociant, de la maison J.-P. Chaperon et C'« fondée en 1798 pour le commerce des vins; ju^e au trib. de comm. de Libourne de 1846 à 1864, en a été plusieui^s fois pi*ésid. de 1851 à 18(i4; longtemps memb. du cons. mun. ; a été adjoint au maii^e de Libourne de 1863 à 1870; ^ le 4 nov. 1863. A eu pour successeur dans sa maison de commerce son gendre J.-B.-J. -Edmond Morange, vice-consul de Belgique, chev. de Tordre de Léopold; la nouvelle maison a pour raison : Chaperon et Morange.

CHAPERON (Raimond-Félix), né à Libourne (Gir.) le 26 oct. 1814. Son pèi-e, Vincent-Félix Chaperon, avait occupé au barreau de cette ville, à la réorganisation des tribunaux^ un rôle important et avait laissé les meilleur souvenirs. Le fils, suivant la carrière paternelle, fut attaché au même barreau de 1840 à 1874:

fut bâtonnier de Tordre cinq fois, de 1843 à 1874, juge suppléant en même temps; puis pi^ésid. du trib. en avril 1874, siège

3u'il occupa jusou^en sept. 1883, époque e l'application de la nouvelle loi sur la magistratni^. Fréquemment appelé par la confiance de ses concitoyens aux fonctions électives, soit au cons. mun. de Liboui'ne, (18o3 à 1870), soit au cons. d'arr. (1864 à 1870); U (A.); président du comité monarchique de Libourne depuis déc. 1883.

CHAPERON (Raimond), né à Libourne le 7 oct. 1849, négociant à Libourne. A succédé en 1877 à M. Raimond Chaperon, son père, ancien adjoint au maire de Libourne, dans la maison de commerce fondée en 1815 par Raimond-Félix Chaperon, son grand-père, (]ui avait occupé avec une grande distinction la présidence

du trïb. de comm. , propriétaii'e à Lugon. Elu en 1886 cons. gén. de la Gir. poui- le canton de Fronsac, en remplacement de M. E. Lacaze.

CHAPON (Jules), né à Grignan (Drôme) le 30 aviil 1839. Après quelques années passées dans renseignement aux lycées de Mâcon et de Lyon, il devint en 186t collaborateur du Progrès, journal démocratique, puis entra à la rédaction de la Gironde le 1"^ féviier 1863, où il fit notamment le feuilleton dramatioue pendant six ans; épousa en 1867 M>i« Gounouilhou, tille ou directeui-^proprié taire de la Girontie, ^ui, en 1874, Tassocia à la direction des journaux la Gironde et la Petite Gironde. A la fin de 1884, il fut chargé plus spécialement de la dii-ection de Tagenoe parisienne de la Gironde et de la Petite Gironde, rue Richelieu, 101, à Paris.

CHARIBERT, fils de Clotaire II, roi des Francks; fut roi de Toulouse et d'Aquitaine et mourut à Blaye en 631.

CHARLES, duc de Normandie, puis duc de Guyenne; frère de Louis XI qui le fit empoisonner.

V. Arck. hût. de lu Gïr., plusieurs documents relatifs à sa domination dans nos pays et toutes les biog. gén.

CHARLEVOIX DE VILLERS, ingénieur de la marine, chargé par le ministère de Sartine vers 1780 d'étudier le proiet de création d'un port dans le bassin d Aroachon et d'un canal de ce bassin à B*; d'un autre canal de la rivière de l'Adour à Rayonne et de l'ensemencement de toutes les landes. Il s occupa de la fixation des dunes de sables et des passes du bassin d'Arcachon. Brémontier s'est seiTi de ses mémoires sans les citer. La biblioth. de la ville de B'' possède, en manuscrit, les rapports, mémoires et devis relatifs aux projets de Charlevoix de Vilera, 1778.

CHARLOT(François), néàB< le 7 janv.

1808. En 1834, vie. à Notre-Dame de B-; en 1847, curé-doyen à Cadillac-sur-Garonne; 1854, prof, de droit ecclésiastique à la Fac. de théologie de B* et chanoine bon.; en 1H64, D"" en théologie. A publié : Divinité de la doctrine évangélique, thèse, B», 1864, in-8°.

CHARLUT (Biaise), né en Bourgogne.

Vint s'établir à La Réole en 1748 pour y exercer sa profession de serruner; il exécuta la {grille du chœur, la balustn«de du sanctuaire et le lutrin de l'église des bénédictins de La RéoU% objets d'art très curieux, qui sont aujourd'hui dans la cathédrale St-André de B''. On lui doit encore la rampe de l'escalier du théâtre de La Réole.

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CHARRON OPicn-e), moraliste et théologien, né à Paris en 1541. Fils d*un libraire (]ai avait vingt-cinq enfants, mort subitement à Paris le IG nov. 1603. D'abord avocat; il se fit prêtre et, à la suite d'une mission préchée à Bazas où l'avait appelé Arnaud de Pontac (Voir ce nom), vmt à B* vers 1592. Il y fit impiimer les écrits suivants^ par Simon Millanges : Les trois ventés contre les athées, idolâtres, etc., 1503, et 2« édit. 1595, petit in-8» ; Uoctave contenant huit discours du St'Sacrenient avec un autre discours de la communion des scùnts, 1600, in-12; Seize discours chrétiens, 1600, in -12; enfin son célèbre traité De la sagesse ^ composé à Bazas et où domine une philosophie très hardie pour répo(|ue, 1601 , pet. m-8» de 772 pp., souvent réimprimé depuis. Cette 1" édit. contient des passages qui furent retranchés dans des éditions suivantes, mais qui ont été rétablis depuis. Les bibliophiles recherchent aussi les ti*uis éditions publiées par les Elzevier en 1640-1656 et sans date. Charron était chanoine théologal et chantre de la cathédrale de Condom, chapelain de l'église de B», prédicateur ordinaire de la i^eine Mar-

Sierite. Il fut l'ami et le disciple de ontaigne, qui mourut entre ses bras et lui légua ses aitnoiries.

Son portrait a été gi*avé dans les premièi-es années du xvii* s. par un artiste inconnu, de l'école de Léonard Gaultier^ qui l'a représenté en soutane et déjà vieux. Ce portrait, qui donne la date de la mort de Chai*ron dans l'inscription qui l'entoure, a été ajouté à quelques exemplaires de l'édition originale du traité De la sagesse. B. de F.

L'éloge de Charron a été mis au concours par TAcad. de B« en 1812. LAc4id. couronna le discours de Target;

V. sur Charron les Mém, du Père Niceron, t. XVI ; les Alphabet* de Guyenne, de J. de Gères ; la Xourelle btogr. gin. cl LAUouBitE, p. 201.

GHARRT-ANDRIEUX (Âmélie-Elfeabeth), cantatrice et prof, de chant, née à B'. Elève de Duprez; a débuté avec de grands succès en 1858 dans la Juive, au Théâtre -Royal de La Haye. Ses succès ont continué à Bruxelles, Lyon, Marseille, B', Toulouse et dans toutes les grandes villes où elle a joué tous les grands rôles de falcon et stolz du réper« toire des grailds opéras. En 1866 elle a créé, en français, te i*ôle de Norma au Théâtre-Lyrique avec M"« de Maïssen et Puget. A quitté le théâtre pour des raisons de famille en 1873, après avoir recueilli à B^, dans le rôle de Sélika de V Africaine, ses derniers triomphes.

GHASSAI6NE, V. La Chassaigke.

CHASTEAU (Edme-Théréze-Tean-Baptisle de), écuyer, né à B« le 9 juin 1787,

mort au château de Suau à Barsac le 14 déc. 1875. Issu d'une ancienne famille de Guyenne, entra dans la carrière diplomatique en 1809 comme auditeur au Cons. d'Etat; secret, de légation à Stuttgard^ à Dresde, à Florence; premier secret, d'ambassade à Naples et à Turin;

Cuis consul ^én. de France à Tripoli, a anger; enfin, en 1846, chargé d'une mission importante auprès de l'empereur du Maroc, mission qui amena le grand drame terminé par la prise d'Abd-El- Kader. Ce haut fait valut à M. de Chasteau l'élévation au grade de C. ^. Prit sa retraite en 1848 au château de Suau, à Barsac, entouré de nombreux amis que lui attachaient le charme de son esprit, l'afTabilité et la sûreté de son caractère.

CHASTEIGNER (V* François-Casimir de), né à La Bochefoncauld en 1788, mort à B> le 23 mars 1873. Elève de l'école milit. de Fontainebleau. Prit part à plusieurs campagnes du premier empii;e comme officier de cavalerie; en dernier lieu chef d'escadrons aux grenadiei-s à cheval de la garde royale; chev. de St- Louis et !;^. A la suite d'une blessure, il

Sri t sa retraite à ^ où il avait épousé ["* Eléonore de Béchade qui lui porta en dot le château de Falfas, à Bayon (Gir.). Il eut de son mariage trois fils et cinq filles : Alexis, Jean-Paul, dont les articles suivent; Henri, né en 1838 et décédé en 1884.

CHASTEIGNER (comte Jean-François- Entrope-Alexis de), né à B« le 28 déc. 1821. Fit ses études de droit de 1842 à 1845, licencié en droit; entré n« 1 à l'école des haras et d'agriculture du Pin en 1845, il en sortit officier des haras en 1847; a quitté cette administration, étant sous-directeur des haras à Villeneuve-sur-Lot; a créé les courses d'Agen et de Montauban. S'occupait dès l'âge de 13 ans de numismatique et d'archéolo-

Sie. Elève et ami des Jonannet, des Alexis e Gourgues, des de Caumont, etc., etc.

Epousa en 1852 Clémentine-Louise d'Lspinay-Saint-Luc. Il fut dès 1842 memb. de ta Soc. française d'archéologie et de son cons.depuisl850; en 1843memb.de la Soc.

des antiquaires de l'Ouest ; l'un des fondateurs de la Soc. des archives hist. de la Gir. et de la Soc. des archives hist. du Poitou. Promoteur, le 6 mai 1864, de la publication des Archives mun. de B*, ainsi qu'il est mentionné à l'introduction du tome I de cette publication, p. 29, fait partie de la Commission de publication de ces Archives m^nn. depuis 1865.

Créateur, avec M. Goulet, d un musée de sigillographie, de paléographie, etc., dans l'hôtel des archives départementales de la Gir. ; ancien présid. de la Soc. des bibliophiles de Guyenne; memb. de la Soc. archéologique de B»; memb. titu-

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laire ou correspondant de presque toutes les Soc. scientifiques de la région. L*un des commissai.«S| pour Tati ancien, aux grandes expositions de 18fô et 1882, organisées par la Soc« philomalhique de B<; élu memb. de TAcad. de B* en 1887. A fourni de nombreux mémoires ou notices à la Reoue de numUmatique; i la Revue arcfiéologitiue, au Bulletin nu)nun%eiUal, aux Mémoire» de la Soc.

des antiquaire* de l'Ouest, de celle de la Touraine, de la Soc. de Borda, de V Association française pour V avance" ment des sciences, etc., etc. A formé â B> et en Poitou une importante collection d*objets d'études : monnaies, armes, faïences, poteries, objets préhistoriques, etc., qui ont toujours été à la disposition des travailleurs.

GHISTEIGNER (V** Jean - Jacques- Louis-Paul de), né a BMe 6 mai 1827.

Homme de lettres; ancien fonctionnaire de Tadminist. des finances; ancien sousdirecieur à la monnaie de B'' pendant la réforme monétaire de 18fô-1870; ancien chancelier du consulat gén. du Paraguay, a Paris: titulaire de deux méd. d*argent, Paris, 1878 (viticultural Biarritz, 1880 (travaux scientifiques); décoré de Tordre du Libertador de Venezuela (Bolivar); délégué gén.; titulaire d'une méd. d'or de l** cl. et présid. d*honneur de la Soc. universelle des Chevaliers sauveteurs des Alpes-Maritimes ; memb. de la Soc. rom. des avocats de St-Pierre et de plusieurs autres soc. littéraires ou scientifiques. Auteur de : Notice hist, et généalogique sur la maison de Chasteignerj Paris, Aubry, 1862, in-S»; La Bordelaise (sous le pseudonyme de Jacques tE DouxX apologie humoristique, dessin de Hadol, Paris, libr. internationale, 1870, in-12; Les vins de B* (histoire, choix, usage), avec une préface poétique de Ch. monr selet, ¥ éd. Paris, Bachelin Deflorenne, 1873, in-12. Collaborateur de divers joum.

CHASTELUER (Emile), né i Toulouse le 24 août 1860. Sorti de lEcole polytechnique eu 1870; ing. des ponts et cnaussées à Cahors de 1^4 à 1876, à B> depuis 1876. A dirigé les difficiles travaux de reconstruction du pont de Cubzac sur la Dordogne, pont métallique qui a i«mplacé 1 ancien pont suspendu établi pour le passage de la route nationale de Paris A B«; memb. des comm. d'examen des brevets élémentaire et supérieur et du cons. d*adm. du lycée de B*; i||b le 7 juil. 1885.

GHATETEAU (Beinard), né à B< le 18 fioréal an VIII (1800), moi^ à B> le 13 déc. 1883. Prof, de musique et organiste, élève du célébra Simon, organiste de la basilique de St-Denis à Paris; maître de chapelle du petit séminaire de B> de 1832

à 1878; a donné pendant pi^ de cinquante ans des leçons entièrement gratuites dans les écoles com. de B* et dans plusieurs des régiments qui ont tenu garnison à B>; organiste de la basilique de Sl- Seurin de B> de 1823 à 1880; son Ulent se distinguait par la jpureté de son jeu et surtout par le sentmient musical qu'il mettait dans l'accompagnement du plainchant. A composé diverses œuvres musicales oue, par modestie, il n'a jamais fait publier ; a été décoré en 1875 de l'ordre du Christ du Portugal. A reçu en 1881 une méd. d'argent de la Soc. d'encouragement au bien. Son portrait a été gravé par Lallemand à l'occasion du cinquantenaire de son enti^ dans la proiession d'organiste, qui fut l'objet d'une fête magnifique àTeglise St-Seurin (Bordelais du 7 nov. 1809 avec une longue notice biographique sur cet artiste distingué).

GHÂUDOS (John), célèbre capitaine anglais du xiv* s., lieutenant ffén. du roi d'Angleterre dans la province de Guyenne de 13(30 à 1374. Est Tauteur d'un poème en vers français racontant les faits et gestes du fameux Prince Noir, qui résida longtemps à B*. Le manuscrit de ce poème se trouve encore dans la bibliothèque de Worcester-collège. Il a été édite et traduit en anglais par M. Francisque Michel. Le Prince JNoir, Londres, Paris, 1883, in-4«'.

GHAUUAG (Charies), littérateur, historiographe, né a B* le 10 août 1840. Memb. actif de plusieurs associations charitables, Tun des fondateurs de l'ambulance St-Ferdinand en 1870; chev. de l'ordre

fontifical de S* Grégoire le Grand le3 oct 876; lauréat de TAcad. de B^ en déc.

1878. Auteur de : B»rguille et Louise Lateau, 2 brochures 1873 et 1874; Louise iMteau le Vendredi saini, 26 mars 1875; Relation d'une secomie visite à Bois d'Haine. Réponse à M. le D^Boêns, Bnixelles, G. Lebroqruy, 1875, in-24; La leçon de Fontet, 1875, Bs Coderc; De la situation de la femme dans la famille chrétienne,B^, V» Cadoret, ln-8«, 1875; A propos de la reconstruction de St'Pierre de B», 1875; Etude sur Darwin, B«, V« Cadoret; Un martyr bordelais sous la Terreur, hist^ du R. P. Petnetier, grand carme au couvent de B*, Bs Feret et fils, Paris, Walelier, 1878, in-8»; Un chapitre de l'histoire de l'église Notre-Dame de B*, 1881 ; Les croix des can^ fours de B^, 1881. A publié en mai 1886, chez Wattelier, à Paris, une 2* édit. de l'important ouvrace de M. Dos Mousseaux, intitulé : Le juif et le judaïsme des peuples chrétiens, ifi-8», 682 pp. ; a mis en tète de cette édition revue et annotée une préface avec biographie de M. Des Mousseaux et analyse des ouvi-a^^es

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de l'auteur. Miniaturiste à ses heures, est auteur d'un missel manuscrit enluminé sur vélin dans le goût mo^'en âge.

CHAULNES (Charles d^Albert d'Ailly, duc de), pair de France, capitaine-lieutenant des chevau- légers de la garde, ambassadeur extraordinaire à Home, gouverneur de la Guyenne de 1605 a 1696. Son portrait a été gravé par Gantrel, Nanteuil et Simon au xvii* s.

CHAULMES (Louis- Honoré d'Albert, duc de Luynes, de Chevreuse et de), pair de France et gouverneur de Guyenne de

GHAUMEITZ ou CHAUKELZ (Léonard de). Conseiller à la Cour des Âydes de B>, a recueilli en un gros volume inti* tulé : Devises panégyriques pour la reyne, 1639, réimprimé sous ce titre :

Devises panégyriques pour Anne d'Autriche, reine de France, Bourdeaux, Millangés, 1667, in-4o avec grav. dans le texte, les harangues, épithalames, emblèmes, inscriptions et madrigaux faits et présentés à Louis XIII et à Anne d'Autriche à B*, à l'occasion de leur mariage. Auteur d'une Elégie latine sur la mort duprésid. de Gourgues, B", 1629. in4^.

B. de F.

CHAUMET (François), chirurgien, né à La Sauve (Gir.) en 1800, mort à B' le 22 nov. ÏBôd. Devint, à la suite de deux brillants concours chef interne, 1829 à 1833, et chirurgien aide -major, 1834 à 1838. à l'hôpital ot-André. La commission des liospices le nomma le 30 juin 1838 chinirgien-m^yor en remplacement de M. Moulinié neveu. Prof, de clinique externe à Técole de méd. de B* le 7 mars 1842, memb. corresp. de la Soc. do chirurgie de Paris. Prof, distingué, il était considéré comme l'un des opérateurs les plus habiles, les plus êminents de la réfpion du Sud-Ouest. Une piqûre anatomiqne ftit la cause de sa mort prématuiiée. Pendant sa maladie, il suivit avec un sang-froid admirable la marche de son mal incurable, tout le B' savant fut en émoi et l'administration supérieure lui envoya la ^. Plusieurs discours furent prononcés sur sa tombe par MM. Gintrac, Denucé, Venot, Boisseuil, Cuigneau. Son nom a été donné à la rue du Jardin où est rhdtei dans lequel il est mort. Son ' portrait a été placé dans la salle d'administration de l'hôpital 8t-André auquel il fit don de sa nibliothèque et légua 30.000 francs.

Parmi ses principaux travaux nous citerons : Statistique de la clinique chirurgicale de l'hôpital St- André, B*, (razay, 1840; Revue des ^irincipaux faits de lithotripsie observés au rtiéme hôpital, B*, Faye, 1844; Tumeurs blanches articulaires f id., id., 1845; Quelques

faits de résection, id., id.. 1845; Choix de faits chiinirgicaux, id., id., 1846; Mémoire sur un nouveau nwyen appliqué au diagnostic des hydrocèles compliquées, B», H. Faye^ 1849 ; De Vécrasement linéaire, B*, Gounouilhou, 1858.

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