‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 171 sur 549 · V. Vapereac, isao · texte numérisé non relu

V. Vapereac, isao

DAUMAS (Xavier- Jules- Adolphe), né à Grenoble le 2 avril 1812. Entré a l'Ecole St-Cyr en 1829; au 43« de ligne enl831 ; au V chasseurs d'Afrique eu 1835, il y a fait presque toute sa carrière et y a été nommé chef d'escadron en 1846 ; mis en non-activité pour infirmités temporaires causées par ses blessures, le i" sept. 1848 ; fut nommé commandant du recrutement le 22 oct. 1851 dans la Seine-Inférieure et le 4 déc. Ifô2 dans la Gironde> où il a épousé en 1853 M^^* M.-G.-A. Mac-Garthy et où il a terminé sa carrière militaire pendant laquelle il a fait douze ans de campagne en Afrique (1836 à 1848) et a été plusieurs fois mis à l'ordre du jour de notre vaillante armée; le 3 oct. 1840, il se distingua au combat du lac et eut un cheval tué sous lui; il fut blessé le 14 mai 1843 et le 15 juin 1844; ^ le 28 mai 1841 et 0. ^ le 10 mai 1852.

11 possède à (Zamblanes (Gir.) un des principaux vignobles de cotes de la rive droite de la Garonne, chat. Latour.

DAUREL (Marie-Pierre-Joseph), né à Agen le 8 oct. 1848. Licencié en droit, avocat inscrit au barreau de B' ; secret, gén. de la Soc. d'horticulture de la Gir. de 1877 à 1885, son présid. depuis 1885, direct, depuis 1877 des Annales de cette Soc. dans lesquelles il a inséré de nombreux art. sur l'horticultufe florale, fruitière et maraîchère, des rapports sur les actes de la Société et des comptes rendus sur les cultures et les expositions horticoles; en 1881. secret, du Congrès phylloxérique de Ë*; a publié une nrochure in-8° : Résumé pratique des séances du congrès anti^hylloacérique deB^,iSèi.

En collab. avec M. Catros-Gérand, son beau-père, il a fait paraître en 1879:

Description sommaire des fleurs de pleine terre, des plantes maraîchères et fourragères, in-12 de 180 p. (édit.

épuisée). Ce livre a été complètement refait avec le même collab. sous le titre de Manuel pratique des jardins et des champs pour le Sud-Ouest de la Frattce, 2* édit. ornée de nombreuses gravures, B>, Feret et fils, 1884, in-18, G90 pp., ouvrage qui a valu à son auteur une méd. d'or de la Soc. d'hortiailture de la Gir.

M. Daurel a en outre publié : Quelques mots sur les vignes américaines dans la région du Sud-Ouest, br. in-8», B», 1884, Feret et fils, 4« édit., 1887, ouvr. récomp. par la Soc. d'agric. de la Gir. et honoré du grand prix agronomique de la Soc.

des agriculteurs de France lorsque ce même sujet fut mis au concours; Les plantes maraîchères de la grande culture et de la culture intercalaire

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dans Uê vignes, tn-S», trafail qui a été récompensé d'âne grande médaille d*ar> gent (1"^ prix) par la Soc. des affricalleurs de France et a été réimprime sons le litre de: Des planlet niaraichèreê alinieniairei, inauttrielles et foumitères et delà culture interealaire dans les vignes, B>, Feret et fils, 1886, in-8», 197 pp. Est Tanteur de rapports on comptes randos snr les 96*, S7«, ^ et 39* sessions de la Soc. pomologiqne de France, Rouen, 1884^Jk>urg(Am),1885; Nantes, 1886 ; Lyon. 1o87 ; d'un résumé du Congrès national pnflloxériqne de B*. tenu en aoAt 1886, ^, 1886, \st^. M. Daurel est memb. dé la Soc. d*amc. de la 6ir. et de la Soc. linnéenne cm B^; memb. hon. et correspondant des Soc. des sdenoes, bellas-lettres et arts d*Agen, Nantaise d'horticulture, d*enconragement à Tagriculture da Lot-et^ar., etc., etc. A collaboré au Journal d'agriculture et d'hor^ ticuliure de la Gir, et i plusieura autres journaux de la région.

SAUIâTS (famille), originaire du Lan* gnedoc, vit plusieurs de ses membres occuper de hantes fonctions dans le sacerdoce. Un Dauzats était évéque en Svrie an xiii" s.; un autre, chanoine à Aibi, déclina modestement la haute dignité d'évémie qui lui était offerte dans le même diocèse, au commencement de ce siècle.

DAUZATS (Jean-Bemard), né à Laatrec rTam). Arrivé à B« en 1787, remplit les fonctions de chef machiniste du Grand -Théâtre quelques années après rinauguretion de cet édifice, devint titulaire de cet emploi par arrêté mun. de 1810, Toccupa jusqii^en 1830.

DAU2AT8 (Guillaume), né à B> en 1801, fils aîné du précédent, lui succéda en revenant de Paris où il avait construit le théâtre des Panoramas dramatiques, incendié peu d'années plus tara. Il reconstminit de fond en comble la cage RCénique de notre première scène sous la direction Gigunt, et demeura chef machiniste du Grand-Théâtre de 1830 à 1861, laissant, comme son père, des traditions d'honorabilité et de talent, qui, en plusieurs circonstances, lui valurent de diverses directions de l'Opéra de Paris l'offre, qu'il déclina toujoura, du titre de machiniste en chef de cette première scène de France.

BAUXATS (Adrien), né à B< le 17 juill. 1804, mort à Paris le 18 fév. 1868.

frère dn précédent. Etudia le dessin à Angers, puis â B*, sous Lacour : travailla dans cette ville, sous Olivier, à la décoration théâtrale; 'entra dans l'atelier de Gué, à Paris, vera 1825 et se livra dès 1828 à l'aquarelle et à la lithographie;

fournit un grand nombre de dessins aux loyales romanlicnies et nittoresques dans l'ancienne France , de Tayloret Charles Nodier; parcourut l'Espagne et le Portugal en 1831: rtsiU en 1833 ITlgypte avec Taylor, à Tépoque de la translation de robélisqne de Lonqsor, puis passa en Judée, en Syrie et en Pilestine, et rédigea ses impressions de vovages sous le titre de : Quinz4f jours au ^inaî, dont la I** édit, Paris, Dnmont, 1839, 2 vol. in-8", porte le nom de A. Dumas à côté dn sien. En 1839 Dauiats fut choisi par le duc d*Oriéans. comme artis^ historiographe, de l'expédition des Portes de fer, dont le récit, dirigé par Nodier, parut sous le titre suivant : Journal de l'expédition des Portes de fer en 1844, imprimerie royale, in-8". Ce voL, qui n'a pas été mis dans le commerce est devenu très rare^ il est ardemment recherché. Les dessins de Raffet et de Dauzats en font un livre précieux pour l'histoire de la conquête de notre colonie algérienne en même temps qu'un des plus beaux livres illustrés du siéclp ; Dauzats publia en 1830 avec Ph. Blanchard, la relation de L*es^ T^dition française au Mexique, 1 vol.

m-8" ill. par lui.

Après avoir parcouru l'Europe, il fut délégué à l'exposition universelle de Londres en 18ra. Obtint aux salons de Paris une méd. de 2* classe en 1831; deux premières méd. en 18% et 1848, et à l'exposition universelle de 1855 une méd. de l^classe. ^ en 1837 et décoré de Tordre de Charles III d'Espagne en 1856. L'un des fondateura de la Société des artistes peintres, sculpteura et gra\*eure en 1844; Dauzats travailla à la réorganisation de la Société des Amis des Arts de B> avec le plus entier dévouement.

Le musée du Luxembourg et celui de Veraailles possèdent de lui plusieurs toiles et plusieura aquarelles, épisodes de ses voyages au Sinal et en Algérie. Trois joure avant sa mort il s'asseyait, haletant et fiévreux, devant son chevalet et avançait ce grand tableau de Simhod le fivann qui, quoique inachevé, reste une de ses œuvres les plus importantes et orne le musée de B* (sous le n<* 432).

Par sa discrétion, par son activité, par sa connaissance aes hommes et des choses, par sa parfaite honorabilité il s'était acquis une influence considérable dont il n'usait qu'au profit des autres, car Dauzats vécut et mourut presque pauvre. fi. de F.

(Voir la liste de ses Œuvres prlncItMiles dans le Dictionnaire de Vaprrkac, p. ilBS, 3* et 4* édit. *, au musée de Bs n* 434, Fsfsif an collttfe df Santeimo, k Séville : n* 4^, Intéritur de t'égliae du couvent de Ste-Catkerine, su mont Sinsl.

DAU2ATS(Jacqtie»-Edmond), médecin, né à B« en 1831, mort en 1809; fils aîné

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de Guillaume Dauzata et neveu du pi^ cèdent. Off. de santé; fit les campagnes de Crimée^ d*Aaie et du Méii(][ue en qualité de pharmacien aide-m^or de V* classe; enrichit| au Mexique, la thérapeutique, de plusieurs découvertes heureuses, entre autres du moyen de suérir en quelques secondes, par le chloroforme, des mortelles atteintes d'une mouche très commune dans les terreschaudes, et qui jusqu'alors y avait exercé de terribles ravages.

J.-Ed. Dauzats, miné par les fièvres pernicieuses eontractées dans les terreschaudes, mourut à Tâge de trente^huit ans, à la veille de recevoir la juste récompense de ses éminents services qui l'avaient fait depuis deux ans recommander par ses cnefs pour la décoration.

DAUZATS (Guillaume-Adrien), né à B> en 1832; rrère du précédent. Ingénieur, fut nommé chef machiniste du Grand-Théâtre en 1861, lors de la démission et en remplacement de son père.

Avant cette époque, chef machiniste des trois théâtres de Rouen, il y avait en 1865 restauré les salles du Théâtre des Arts et du Théâtre du Cirque. Il contribua à la reconstruction de la cage scénique du Théâtre Fran^^, incendié à B* en nov. 1855; construisit les cages scéni-

Ïues et les machines des théâtres des olies-fiergére, des Folies^Bordelaises et du Gymnase situé place des Quinconces.

Construisit diverses maisons des nouveaux quartiers de La Bastide; fournit à la municipalité des plans et projets actuellement en exécution pour améliorer le revenu de la salle de spectacle, en en augmentant le nombre des places et

{»our modifier les diverses machines de a cage scénique devenues insuffisantes; est rauteur des travaux préliminaires d'un chemin de fer à navires, destiné à relier l'Océan â la Méditerranée : fit à ce sujet une conférence à la Société de géographie de Toulouse en 1883; termine en ce moment : 1* les études d'un projet destiné â permettre aux naviras du plus fort tonnage de franchir les barres de notre fleuve et de venir en

Sleine cargaison aborder nos ouais; <» celles ayant pour but de rendre le bassin d'Arcachon un port de mer sûr, accessible à tous les vaisseaux, en le reliant aux étangs du littoral; 9> celles d'un projet rendant notre fleuve, par son flux et son reflux, moteur d'asents électriques destinés à l'éclairage de nos édifices publics et de nos principales voies.

DAUZAT8(Gnlllaume-Vincent), né à B> en juin 1840, moil à Ënghien-les-Bains^ en 1884. Frère des précédents. Entra a l'Ecole des arts et métiers d'Angers en 1856, en sortit en 1850 avec le no 1, la !'• méd. et la prime du gouvernement;

passa une année dans les ateliers et les usines du Crenzot. Entra, en 1802, comme petit employé dans les bureaux techniques de la Ci* du canal de Suez ; il y était devenu ing. en chef des travaux depuis plusieurs années quand la moi*t le surprit prématurément en 1884; il avait titre d'ing.

conseil des canaux de Panama et CorinthC) et celui de secrétaire général des Congrès interocéaniques dont le dernier, tenu à Paris en juillet 1884, fut, pour lui, la dernière étape d'une vie brillamment remplie, mais trop tôt brisée.

Vincent Dauzats laissa, par sa mort, un grand vide dans les administrations de ces immenses entreprises, où sa haute intelligence, son infatigable activité et les heureuses mialités de son caractère, en lui créant d'universelles sympathies, l'avaient fait, de bonne heure, hautement apprécier et aimer par M. Ferdinand de Lesseps et par le gén. Turr, présid. et concessionnaire du canal de Gorinthe.

DAVAUX (Marguerite), née â B*. Son mari, ancien lieutenant gén. du présldial de Biom, est arrêté comme suspect et envoyé à la Conciergerie de Paris. C'était un arrêt de mort. M»* Davaux, iéUne encore et entourée d'hommages, n écoutant que son devoir, veut partager le sort de son mari, vieillard courbe sous le poids de Tâge. Elle monte malgré les gardes sur la charrette â côté de M. Davaux, elle est emprisonnée avec lui et quelques mois après, le soutenant, l'encourageant, elle gravit aveclui les degrés de réchafkud.

M. Legouvé dans le Mérité dêê fenvme$, consacre quelques lignes â M"« Davaux, cet étemel modèle d'amour conjugal. M. Louis Jourdan dans son livre : Les fenimeB devant Véchafaud (1802), a reproduit la notice de M. Legouvé.

D'AVIAU, V. AviAU (d').

DAVID (Jean), né à B» le 22 nov. 1778, mort à Galffon le 10 sept. 1850. Avocat au barreau de Liboume, il en Ait le bâtonnier; juge suppl. au trib. de Libourne de 18i8 à 1841; maire de Liboume de 1832 à 1848; merab. du cons. d'arr. de 1831 â 1835 et du cons. gén. de 1833 à 1850; député de la Gir. de 1852 â 1858; ^.

DAVID (.îean«Etienne*Alphonse), fils du précédent, né à Libourne le 11 juin 1810. Avocat â Paris en 1834; nommé substitut à Blaye le 12 mais 1830; juge à Libourne le 15 dét . 1844; â B< le 3 iuill. 1^2: vice-présid. du trib. civ. â B> le 10 fév. 1864; cons. à la cour de fi>le 7 juin 1865; cons. hon. en 1880; ^.

DAVID (B»" Frédéric-Paul-Jérôme), né à Rome le 30 juin 1823, mort â Langon (Gir.) le 27 janv. 1882. Petit-fils de l'illus-

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