‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 172 sur 549 · DEB · texte numérisé non relu

DEB

tre peintre Louis David ; filleul de Pex-roi de Westphalie Jérôme Bonaparte et de la reine Catherine de Wurtemberg sa Temme.

Elève de l*Ecole StrCyr, sous'lieutenaut de zouaves le !•'' oct. 1H44; chefd^un bureau arabe en 1846; ^ en 1847 ; commandant du cercle des Bénî-Mansours en Kabylie (1fô2); capitaine au 21* de lig^ne en lë&4; off. d'oi*doimance du prince Jérôme Napoléon, a fait avec lui la campagne de Crimée. Elu cons. gén. de la Gir. par le canton de St-Svmpnorien en 1854; député de la Gir. le'l"mai 1855), élu par les arr. de Blaye et de Lesparrc; maire de Langon le 17 mars 1860, la même année cons. gén. pour le canton de St-Savin ; élu député ue La Réole et de Bazas en 1863 par 24,542 voix sur 24,722 votants; secrét.jpuis vice-présid.

du corps législatif en 18o7: le h^^ J. David était décore de la méd. ae Crimée et de

Îflusieurs ordres étrangers ; C. ^ en 1867 ; i. O. ^ en 1869; ministre des travaux publics le 10 août 1870 (ministère Palikao); cons. gén. du canton de Langon le 5 oct. 1874; député de Bazas en 187o, renommé en 1877 ; il ne se présenta pas aux élections de ^880.

Il épousa en 1^3 M"« Merle, de Lançon, et fut dès lora tout dévoué aux intérêts du département de la Gir. C'est à son influence que Langon doit les vastes magasins de tabacs ci*éés près de la gare, la réparation de son église et son clocher. Il n'est pas une personne oui lui ait demandé son appui sans Tootenir dans la mesure du ^uste, et ses advei^ saires ou amis politK^ues ont reconnu

2ue peu d'hommes avaient rendu autant e services. Parmi ses discours les plus remarqués à la Chambre, nous citerons : sur le libre échange d%9); question polonaise (28 janv. 1864); question romaine ^5 déc. 1867); projet de loi sur larmée rtO déc. 1867), ce dernier a été tiré à 100,(XX) exempl. par ordre de l'Empereur.

DAVID (Pierrc-Ëmile^aston), né à Limoges le 11 juin 1845. Avocat et poète. Licencié en droit à Paris en 1867 et inscrit la même année au barreau de cette ville.

Auteur de : Lepoènte d-e la vie, chants intimes, Paris, Didier, 1876, in-12; Jours d'été, poème, 1878; ces deux recueils ont obtenu une mention honorable à l'Acad. française. Les trois saisons de lapoésie française, étude littéraire, B», 1883 j ''^■^J ^^ verges, satires contem-

Porames, Paris, E. Perrin, 1854, in-12.

ixé à B> depuis 1871 ; lauréat de l'Acad. de B* en 18T7 et de l'Acad. des Jeux Floraux de Toulouse: en 1885, pour une poésie Le soleil; en 1886, pour Vidée chrétienne dans Véducation; en 1887, pour une Etude sur les travaux du ^loraliste Joseph Joubertf discours qui

a remporté Téglantine d'or, prix de Tannée; en 1888, pour la Philosophie chrétienne et le pessimisme contemporain, discours qui a remporté le jasmin d'or, prix de Tannée. Ln mai 1888, il a été nommé maître es Jeux floraux. A épousé en 1860 M"« Dupont -Wliite, sœur de M">" Sadi-Camot.

DAVID-6RADIS, V. Gradis (David).

DAVID - JOHlf STON , V . Jounstok (David).

DAVID, V. Gervais-David.

DAZËS (L'abbé), xviii« s., né à B>, mort à Naples en 1766. Connu pour le zèle avec lequel il prit parti dans 1 affaire des Jésuites en faveur de cette société. Voici la liste de ses écrits à cette occasion : Compte rendu au public des comptes rendus aux divers Pari., précédé d'une réponse décisive aux imputations dont on a chargé les Jésuites, Paris, 17fô, in-8»; Le cosmopolite, 1764, in-12; Il est temM de parler, ou compte rendu au

Sublic des pièces légales de M, Riper de ïonclar et de tous les événements arrivés en Provence à l'occasion de l'affaire des Jésuites, Anvers, 1763, 2 vol. m-12; on attribue aussi à l'abbé Dazès : Lettre d'un cosmopolite sur le réquisitoire de M. Joly deTleury, etc., Paris, Romain Constant, 1765, in-12. Le premier de ces écrits contient beaucoup de recherches et de choses intéressantes. B. de F.

DEDANS (Camille), homme de lettres, né à Caudéran, près B*, le 10 mai 1834, fit ses études au lycée de B>. Il fonda avec succès le Bonhomme, journal hebdomadaire, sur le modèle du Figaro (1857). Deux ans après il le venait à Angeio de Sorr et partit pour Paris avec Aurélien Scholl qui Taida à faire ses premiers pas dans le journalisme. Il entra au Figa}'0 fin août 1859; publia, dans la Revue internationale, Sous-clef; publia La liberté des théâtres, com. en vers.

B», Foret, 1864, in-8«; collabora de 1861 à 1865 à divers journaux, fournit au Temps une longue étude intitulée : Octave Kellner. Ln 1866 il participa à la fondation de la Lune, fonda en 1867 le Masque, autre journal à caricatures coloriées, passa au Faris-Maaazine. En 1869, il devmt secrétaire de Ta rédaction du Petit Moniteur, qu'il dirigea à Tours et à B>, pendant que le Gouvernement était dans ces villes. Revenu à Paris le 17 mars

1871, il prit la rédaction du Grand Moniteur. En 1872, il fut le promoteur de la fameuse Souscription des Femmes de France. A partir de cette épooue il s'occupa suiiout de romans. Publia en

1872, Ih'ames à toute vapeur, réimprimé chez Pion; Mademoiselle la Vertu;

DEC

DEC

donna plus tard, Le capitaine Marcheou^Crève, Dentu, 1875; Le major Alléluia, là,, id. ; La peau du mort, id., id.; Histoire de tout les diables, id., id.; Le baron Jean, id., id.; Histoire de disehuitprétendaïUs, id., id. Ti*ès sou(Ti*ant en loBl, il vint rétablir sa santé à B*, y écrivit Cabanette, publié par le Temps, puis édité chez Ollendorf (18B3); publia, dans le Petit Moniteur, La conquête de Paris, en 1884, Les malheurs de John Bull, chez Marpon; puis Les pudeurs de Martha, Dentu, 1885; Les duels de Roland, Decaux, id.; La gibosse, id.,id.; Au coifi d'un bois, Quantin, 1887; Une terrible femme, Dentu, 1887, etc., etc.

DEGAZES (Ilaymond), sieur de la maison noble de Figeac, anobli par Henri IV en iiS66 pour son dévouement à la cause royale : il épousa Jacquette de Bourguilhem(V. Souffrain, Histoire de Libourne, Bs 1806, t. I", p. 28B). En 1772 un Decazes obtint de l'intendant de Guyenne l'autorisation de compulser les archives mun. de Libourne pour publier une histoire chronologique de cette ville, mais les jurats s'y opposèrent (Archives dép. ,

SECiZES (Elie, duc), né à St-Martinde-Laye, sur l'Isle (arr. de Libourne, Gir.), le 28 sept. 1780, mort à Pans le 24 oct. 1860. Fit son droit à Paris; revint à Libourne vers 1802, se présenta au barreau, eut quelques succès, et obtint une place au ministère de la justice. En 1805, il épousa la fille du c*« Muraire, premier président à la Cour de cassation; fut nommé juge au tribunal de la Seine, puis cons. à la Cour impériale de Paris. En 1807, Napoléon l'envoya à La Haye comme cons. de cabinet de son frère, roi de Hollande, dont il ne tarda

Ïas à devenir le confident intime; en 811, après l'abdication de Louis-bonaparte, roi de Hollande, il devint cons. particulier et secrétaire de rimpératricemère et garda ce poste jusqu à la première Restauration. Dès la pi-emière déchéance de Napoléon il offrit ses services au roi. Au retour de Tile d'Elbe, il fut destitué de son titre de cons. et exilé de Paris; il vint à Libourne attendre les événements, et Waterloo ne tarda pas à l'inviter à repœndre la route de la capitale. En y arrivant il fut nommé préfet de police, montra dans ce nouveau poste de hautes capacités et s'attira l'amitié du roi Louis XVHI; nommé comte le 27 janv. 1816 et pair de France. Il remplaça Fouché au ministère de l'intérieur en 1818 et i*eçut peu de temps après la présidence du conseil. De 1815 à 1820, il fut certainement l'organe le plus influent du gouvernement. Elevé jusqu'aux nues parla confiance et l'affection du peuple après la loi électorale

du 5 septembre ; il perdit sa popularité à la suite des persécutions exercées en son nom dans quelques provinces du Midi. Veuf depuis 1806, LouisXVUI lui fit épouser en secondes noces M"» de Sainte Aulaire, petite fille du dernier prince régnant de Nassau-Sarrbruck, et sa faveur semblait toujours s'aocroltre auprès du vieux i*oi cmand la mort du doc de Berry (13 fév. 1820) vint le précipiter du ministère. Par suite de l'antipathie qui existait entre lui et la fraction des royalistes ultra, et malgré le désir du roi de le garder auprès de lui, il fut obligé de donner sa démission et indiqua le duc de Richelieu pour son successeur; il accepta en échange l'ambassade de Londres

Zu'il occupa jusqu'à la fin de 1821, et ouis XVIlI pour le dédommager de sa disgrâce l'éleva au ransf de mic et lui donna une gratification ae 800,000 fr. De retour en France (1821), il siégea à U Chambre des Pairs où il défendit chaleureusement les principes de la Charte.

Après 1830, il embrassa les intérêts de la dynastie nouvelle, sans toutefois participer aux intrigues politiques du moment.

Memb. du cons. gén. de la Gîr. de 1831 à 1847, il en fut longtemps le préaid. Nommé en 1834 çrand référendaire de la Chambre des Pairs, il conserva ce poste jusqu'à la Révolution de 1848 ; fut charc^é en 1846, d'une mission auprès du roi de Danemark Christian VIII.

Rentré dans la vie privée en 1848, il a employé les loisirs de ses dei^ères années à rédiger ses mémoires.

L'agriculture et l'industrie lui doivent beaucoup. Il rétablit en 1818 l'exposition quinquennale de tous les produits agricoles et industriels du P^iys. Par l'établissement de ses forges de Decazeville (Aveyron), il répandit la richesse au milieu d'un pays pauvre. La ville de Libourne lui doit son musée, son cabinet d'histoire naturelle, un pont magnifique, son haras qu'il peupla à ses frais, etc., etc. Il fut mémo., puis présid. bon. de la Soc. impériale et centrale d'agriculture, présid.

d'hon. du la Soc. d'horticulture, créateur d'un champ d'expériences pour la synonymie de la vigne dans la pépinière du Luxembourg, aujourd'hui détruite. Grand maître de l'ordre des francs-maçons (rite écossais); décoré de l'oi-dre de l'Eléphant et de la croix particulière du Danebrog; chev. du St-Esprit à l'occasion de la naissance du duc de B>; G. ^, duc de Glùcksberg.

Fils de ses œuvres, il est arrivé au pouvoir étranger aux partis et à leurs passions, et il a recherché l'alliance des nommes de bien, auxquels il disait à la tribune : « Que l'on vienne au roi par la > Charte, ou à la Charte par le roi, on » est également le bien reçu. » (Sigaro).

Grand, bien fait, esprit souple et varié, il joignait à la douceur de sa conversa-

DEC

DED

tion les manières les plus distinguées.

Courtisan aimable, politique, sagace et actif, orateur lumineux et sobre. Jamais le sentiment de son caractère public n'influa sur son caractère intime. Il resta toujours affable, obligeant, particulièrement avec ses concitoyens. La ville de Liboume lui a élevé une statue en bronza sor une des places principales qui porte son nom. Son portrait a été gravé par Couche, d'après Duc, lithographie chez Villam, chei Delpech : il a été dessiné par Ch. Hugot dans le Charivari^ grave par Demarv pour la Galerie des eontemporaint illustres.

DEGAZB8 (Louis-Charles-Elie-Amanieu, duc de Gludtsberg, marquis, puis duc), né à Paris le 20 mai 1819. moit au ch&t. de la Grave, à Bonzac (Gir.) le 17 sept. 1886. Fils atné du précédent; premier secrétaire d'ambassade à Madrid en 1843; devint de bonne heure ministra plénipotentiaire, envoyé extraordinaira de France auprès ties cours d'Espagne et de Portugal de 1846 à 1848: memb. du cons. gén. de la Gir. de 1844 à 1848; la Révolution de 1848 le fit rentrer dans la vie privée.

Il était revenu depuis 1864 au cons.

gén. de la Gir., lorsqu'on 1860 il se présenta aux élections législatives dans la 4» circonscript. de la Gir: il échoua avec 11,009 voix contre 16,238 données au candidat ofllciel, M. Chaix-d'Est-Ange fils. Le 8 fév. 1871 il fut nommé à l'Assemblée nationale le troisième sur les quatonse députés de la Gir., et prit place an centre droit; le 8 oct. suivant il rentra au cons. gén., élu par le canton de Guttres. Dans un banquet offert à B* aux députés conservateurs de la Gir.. il se tint habilement dans les généralités, et le 6 sept. 1873 un décret rappelait à l'ambassade de Londres; le 26 nov. suivant il succédait au duc de Broglie comme ministre des affaires étrangères. Sa profession de foi paciflcrue du 21 janv. 1674 et ses hautes capacités diplomatiaues le rendirent presque indispensable à son poste^ et dans les diverses combinaisons ministérielles qui suivirent jusqu'en 1877, sa démission fut toujours rehisée. Pendant cette carrière très loiij^ue, vu le temps où nous sommes, les incidents diplomatiques eurent parfois beaucoup d'impoi^tance et M. Decazes les conduisit à son honneur. Il attacha son nom à diverses conventions internationales, notamment à celle de l'Union gén. des postes (1875). La part qu'il prit, dans les divers cabinets dont il fit partie, i une politique hostile à la Hépubhque, rendit en I876 son élection difficile dans le 8* arr. de Paris où il ne fut élu qu'au second tour de scrutin (5 mars 1876), après avoir échoué dans l'Aveyron; sollicité ouvertement par le maréchal de Mac-Mahon, il entra dans le

ministère qui suivit le 16 mai 1877, sut prévenir ou atténuer près des cours étrangères l'effet parfois inquiétant des tendances accentuées de ses collègues, mais sa présence dans ce ministère lui fit perdre ftapopularité et aux élections d'octobre 1878 il échoua dans la 2* cii^ conscription de l'arrondiss. de Liboume.

Celui de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) lui accorda 3,194 suffrages contre 2,30b obtenus par le candidat républicain, mais son élection fût annulée.

M. Decazes était G. 0. iif depuis le 18 juil. 1876 et il comptait parmi les plus hauts dignitaires de la plupart des ordres étrangers. Comme son père, il rendit de nombreux et importants services à la France et à ses concitoyens du Llboui^ nais; aussi sa mort fut^ile un deuil public à Liboume et aux environs ; elle enlevait à la France un de ses plus habiles diplomates. Son éloge fut mséré dans presque tous les journaux français et étrangers; son portrait fut publié dans presque tous les journaux illustrés de cette époque, il a été peint par M"» Jaoquemai^t. De son mariage avec M^** Lôwenthal il a eu un fils Jean-Elie duc Decazes, né à Paris le 30 avril 1864 et une fille Wilhemme-Egexie-Joséphine, née le 11 avril 1865.

Page 1