‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 191 sur 549 · V. Laboubée, p. 80, et Joirni«< ie mideeine · texte numérisé non relu

V. Laboubée, p. 80, et Joirni«< ie mideeine

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DOINET (Alexis), né à Rochefort (Charente-Inf.) le 19 déc. 1819. Toute sa famille appartenait à la marine de TEtat, le contre-amiral Fradin était son oncle ; ses études terminées, il alla rejoindre son père, fonctionnaire de la manne dans la Guyane. Il s'éprit de la belle noture tropicale et remonta le fleuve Oyapock. Il écrivit le récit de cette excursion; mais le manuscrit en fut perdu en 1848.

A plusieurs reprises, il en recomposa guelques parties qu'il publia dans divers journaux et notamment dans le Journal de B*. En iSaO il entra dans la pi«sse départementale pour y défendre la démocratie impériale. En 1867, la direction politique du Journal de J9* lui f^it confiée. Peu api*ès la mort du prince impérial, il entra résolument dans la voie conservatrice sur le terrain de la démocratie. En 1886, il se retira du Journal de B< et le Nouvelliste lui ouvrit ses colonnes, il y reprit la campagne démocratique conformément au programme de M. le comte de Paiis.

M. Doinet a publié des articles littéraires ethumoiistiques dans l'ancien Figaro littéraire et dans le Nain-Jaune cf'Aurélien Scholl. La Revue contemporaine, première époque, a donné de lui une étude de mœurs coloniales : Marie^ Anne, publié en 1 vol. sous le titre de : Confession d'amour, Paris, Michel Lévv frères, 1864; une nouvelle. Madame X, termine ce volume épuisé. On a encore de lui : Clorinde, hist. normande, Caen, Leffost Glerisse, 1852, in-12; Par le trou de la serrure, Paris, chez tous les libraires, épuisé; Le rére de Flavien, Paris, Dentu, 1872, in-S*", épuisé. Il a aussi lancé à. Paria, tantôt sous son nom, tantôt sans signature d'auteur, diverses brochures politiaues : entre autres Ls Quirinal et le Vatican, Les échos de Berlin, etc., etc. M. Doinet a écrit pour la collection des classiques Chaix(Bioliothèque universelle des familles) les études sur Molière, Corneille, Larocheroucaud, Pascal, Vauvenargues, Bourdaloue, etc. L'étude sur Bouixlaloue a été reproduite dans le compte rendu des travaux de la Soc. du Berry, 11 « année.

1869-1864. La mort de M. Chaix père a interrompu cette publication; divers journaux ont publié des poésies signées de lui ou sous son pseudonyme littéraire Toby Floch, et divers fragments d'un poème : La premièùe enfance du Christ ; ces fragments ont été publiés en plaquettes qui n'ont pas été mises dans le commerce. On croit que l'auteur prépare un volume de vera.

M. Doinet est décoré de divers ordres étrangers, entre antres de l'ordre de St^Gregoire-le^rand.

DOHPIBRRB-D*HOIUfOT (Charles^Marie-Alberi de), vice-amiral, né le 24 fév. 1816. Entra à douze ans à l'école de marine, enseigne, 1834; lient, de vaisseau, 1841 ; capitaine de frégate, 1849. Prit part aux campagnes d'Afrique^ de Crimée, du Mexique. En 1854 il avait l'honneur de conduire au feu des batteries de Sébastopol le vaisseau amiral la Ville-de^Paris dont les bombes llrent sauter la dunette et à bord duquel il fut fait capitaine de vaisseau. Depuis cette époque on retrouve M. de Dompierre-a'Hornoy presque toujours à la mer : commandant de stations navales, chef d'état-m^'or des escadres, puis contre-amiral, commandant d'abord la flottille impériale, puis l'escadi'e cniitissée sur les côtes de l'Océan et de la Manche.

Lors du séjour de l'impératrice de Russie à Nice en 1865, l'amiral de Dom-

Sierre-d'Hornoy ftit mis à la disposition e Sa Majesté et il reçut quelque temps après des mains d'Alexandre II le grand cordon de St-Stanislas; G. 0. ^ en 1860. Directeur du personnel de la marine lorsque la guerre de 1870 éclata, le gouvernement issu de la révolution du 4 Septembre lui confia l'intérim du mi^ nistére de la marine. Il conserva cette position pendant tout le siège et eut lu lourde cnarge de l'armement de nos flottes, de l'approvisionnement de Paris en canons, vivres, etc., tirés de nos potis, enfin la direction de ces marins dont la discipline et le dévouement contribuèrent si puissamment à la défense de Paris.

En 1871, 102,072 électeurs de la Somme envoyèrent l'amiral de Dompierra d'Hornoy à l'Assemblée nationale, où il se montra conser\'ateur, homme de conciliation et ennemi des opinions exagérées qui comi)romettent les meilleures causes. Vice-amiral le 4 juin 1871, ministre de la marine dans le cabinet du 24 mai 1873 et dans celui du 31 octobre.

Nommé sénateur de la Somme le 20 juin 1876, il disait dans sa circulaire : « Quelle que soit la forme des gouveme- » ments, la société, pour vivre, a besoin » des principes conservateurs qui garan- » tissent la religion, la famille et la pro- » priété. »

Le 1«»" déc. 1878 il arriva au terme de

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son service à la mer et remit son commandement de Tescadra d'évolutions à M. le vice-amiral de Surville.

Après avoir quitté le Sénat en 1882 il rentrait au Parlement le 4 oct. 1885 comme député de la Somme.

L'amiral de Dompierre d'Homoy est Girondin par sa mère, par sa femme, par sa grande terre de Peychaud, située a Âmbarès et Montferrand (29& hect.). Sa mère, née de Fayet, appartenait à la famille de Fayet dont plusieurs membres ont été conseillers au Parlement de B> et qui possédait depuis plus de trois siècles la terre de Peychaud dont le dernier propriétaira, du nom de Fayet, son oncle est mort en 1884. Sa femme, née de Bastard, appartenait par sa mère, née DufTour de fiarthe, à cette famille DuflTour qui a tenu une si (grande place dans le commerce et la municipalité de B'^.

DOHIOL (Jean-Henri-Antoine), historien et administrateur français, né à Riom (Puy-de-Dôme) en 1818, où il débuta comme avocat. Entré dans l'administration vers 1848, il fut révoqué en 1850, se livra aux travaux d'érudition, fut nommé en 1864 correspondant de TAcad. des sciences morales et politigues. Rentra de nouveau dans radministration en 1871.

devint préfet de la Gir. en 1879, d'où il fut nommé diiecteur de l'imprimerie nationale en 1882. 0. !^ le le 14 août 1876.

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