V. Laboubée, p
DUCHON-DORIS, V. Doris.
DUGLERGQ ou DUGLAIRGQ (Jean), peinti'e, prof, à Técole académique de peinture, sculptni« et architecture de B*, fondée par lettres-patentes du 9 nov. 1676 ; on ne connaît qu*un tableau de ce peintre, La sainte Trinité, daté de 1695 et signé : Jean Duclaircq, qui se trouvait autrefois dans 1 église bt-Pierœ de B> et qui est actueUement au musée de la ville.
V. Mahioxkeai'. Description des itutres d'art de Bordeaux^ p. -119. — Fragments de l'Hixloire des arts à Bordeaux, par J. Delpit.
DUGLOU (Guillaume-Antoine), nharmacicn et chimiste, né à Blaye le 10 août 1805, mort à St-Seurin-de-Cursac Iq 2i août 1887. Elève de Lartigue et de Pelletier. Il débuta en 1830 comme pharmacien à Paris, succédant à l'illustre chimiste Pelletier. Il fut élu deux fois présid. du trib. de comm. de Blaye et a été pendant une vingtaine d'années memb. corresp. de la chamb. de comm. de B*.
On lui doit plusieurs mémoires, parmi lesquels nous citerons : deux études très complètes sur la législation qui régit la pharmacie et sur les remèdes secrets, insérés Tun et Tautre dans le Bull, de thérapeutique en 1847. Il avait formé une importante et bonne bibliothèque d'ouvrages scientifiques, historiques et littéraii'es qui se trouve dans son domaine, chat, des Andiottes, près Blaye.
Son lils, Geoi'^es Duclou, longtemps associé de la maison d'armement Lamaud, Cortès et G'", a été juge au trib. de commerce de B< de 1870 à 1883.
DUGOS (Jean-François), conventionnel irx)ndin. né à B* en 1765, décapité le i oct. 1793. Fils d'un riche négociant de B», fit partie de la Soc. du musée, s'enthousiasma pour les doctrines philo^ sophiques du xyiii» s. Elu à rassemblée législative en 1791, il y siégea à l'extréme gauche avec Vergniaud, boyei^Fonfrède,
son beau-frère, et les autres Girondins; membre de la Convention il y vota la mort de Louis XVI, sans appel au peuple ni sursis, se séparant ainsi de ses amis de la Gironde, et en disant:
« Condamner un homme à mort est » de tous les sacrifices (|ue Tai faits à » ma patrie, le seul qui mérite d'être » compté. » Il blâma les réunions des Girondins chez M"*« Roland et fit d'inutiles efforts pour les réconcilier avec les Montagnards. Porté néanmoins sur la •liste de proscription du 31 mai 93, il dut à Marat d'en être eflacé. Ducos prit une part active à la discussion de l'acte constitutionnel présenté peu après par le Comité de salut public. Apres Tarrestation des Girondins, la véhémence de ses discoura contre la Montagne montra qu'il cherchait à partager le sort des députés prosciits. Condamné à mort avec eux, il conserva sa gaieté naturelle jusqu'à son dernier moment. Il composa en prison :
Le voyage de Provina, pot-pourri en vaudeville, et cria de toutes ses foi ces : Vive la Républiaue! en plaçant sa tète sous le couteau ratai. Jeune, convaincu, plein de désintéressement. C'est une des figures les plus intérossantes de la Révolution.
V. loulcs lc5 biogr. gùn. et WUmanarh des prisons, Pari», Michel, an III, p. 56 et suiv.
DUGOS (Jean-François-Henri), frère du girondin, né à B* en 1776, mort à Lormont le 21 oct. 1854. Engagé volontaire en 1792, durant l'expédition de Saint- Domingue : fut nide-de-camp du général Bondet; fit les campagnes d'Espagne.
Adjoint au maire de B^ en 1830, il abandonna ces fonctions en 1832, et se retira ù I^rmont où il fut conseiller municipal pendant de longues années. En mars 1848, il fut nommé commissaire du gouvernement à B«^ fonction qu'il exerça avec distinction jusqu'au mois de juillet suivant.
DUGOS (Annand), frére des précédents, né à B^ en 1780, mort à B« ledmara1850. Sous-préfet de La Réole en 1830; cous, de préfecture à B» en 1847.
DUGOS (Théodore), négociant et homme politique, né à B>^ le 22 août 1801, mort à Paris au ministère de la marine le 17 avril 1855, fils du pi-écédent, neveu des girondins Ducos et Boyer- Fonfrède. Fit son éducation au collège de Soréze; négociant à B*; juge au trib. de comm. de m et memb. de la chambre de comm. de B'; délégué par elle au cons. gén. du commcree de 1839 à 1848; se fit remarquer par divers travaux, notamment par un rapport sur les douanes ; memb. du cons. gén. de la Cnr. de 1833 à 1847, de 1852 à 1854; en 18234, son présid. en 1854, élu député de B< contre le candidat
Drc
DUC
(le radm. ; il vota constainraent jusqu en 1848 avec la gauche et y demanda pour son dép. le chemin de 'fer de La Teste, Tamélioration du cours delà Garonne,etc. ; soutint énergiquement les principes libreéchangistes; élu i^eprésentant à TAss.
constituante de 1848, devint un des memb. les plus actifs du parti de Tordre, et fit partie du comité de la rue de Poitiers: en 1849, aux élections de l'Âss.
législative, il ne fut pas i*éélu dans la Gir., mais Paris, où il avait pris une place importante, le nomma le8 juil. 1844); le 15 janv. 1850, il était ministre de la marine, mais quinze joura après, il tombait avec tous ses collègues; après le coup d'Etat du déc. 1851, il fut appelé de nouveau le 8 déc. 1851 au ministère de la marine et ne le quitta qu'à sa mort. Il se fit remarquer par son ardeur au travail et sa grande intelligence des affaires maritimes. Il commença résolument la création de notre marine militaire à vapeur, fit de nouveaux i^glements pour la pèche côtière, pour le cons. de Tamirautè, pour le personnel de Tadm. centrale, etc. Il attacha son nom à une transformation de notre infanterie de marine. Il seconda la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie et rextension delà puissance française au Sénégal. L'excès de travail auquel il se livra à Toccasion de la guerre de Crimée détermina une maladie à laquelle il succomba presque subitement. Il avait été nommé sénateur en 1853. Son nom a été donné à Tune des rues de B*. Son portrait a été lithographie par Coèdes dans la collection Basset. Son buste en marbre, par Maggesi, se trouve dans la salle des délu>érations de la chambre de comm.
deB«,
y. toutes les biogr. gén. et le Moniteur universel du 26 avril 1855, discours de M. Fould, prononcé sur sa tombe.
SUGOS (Jean-Etienne-Jules), né à B< en 1806, mort à B> en 1859, frère cadet du précédent. Préfet du dép. de Lot-et- Gar. de 1851 à 1857. Mis en disponibilité à Tépoque de l'attentat d'Orsini.
DUGOS (Cyr-Jean-François), frère des
Îirécédents, né à B*^ en 1813, mort à B^ en 880. Receveur des finances à Libaume de 1860 à 1875, époque à laquelle il a été retraité.
DOCOS (Henri), fils de Jules Ducos, né h Âgen en mai 1857. Elève au lycée de B»; D' en droit de la Fac. de B« ; reçu au concours auditeur au Cons. d'Etat; en 1881, chef du cabinet de M. Gouçeard, ministre de la marine; memb. de la comm. du contentieux au ministère de la marine; chef du cabinet du ministre du commerce en 1883; auditeur de 1^ cl. au Cons. d'Etat.
DUCOS (Auguste-Paul), ingénieur civil, né à Tarbes (tfw-Pyi-énées) le 9 juin 1848. Sorti en 1871 de TËcole centiale; a fondé à B*, sous le patronage des principaux industriels de la région, l'association des propriétaires d'appareils à vapeur du sud-ouest, dont il est l'ingénieur-directeur. A publié : Cours théorique et pror tique de chaudières à vapeur, cours créé par la Société philomathique en 1884, sur la demande et avec le concoura de la chamb. de comm. de B' et qu'il professe depuis cette époque. Poète à ses heures de loisir, on lui doit une traduction en vers français des Satires de Juvénal, Paris, Perrin et C»«, B*, Feret et fils, 1887, in-8», 540 pp.
DUGOS DU HAURON (Jean-Marie-Casimir Ducos, dit), magistrat et poète, né à Coutrns le 29 juin 1K)0; juge à Lectoure en 1868 et à Agen en 1869; cons. à la cour d'Alger en 1881 ; lauréat de la Fac. de droit de Toulouse; memb. de la Soc. académique dWgen; auteur de poésies pour la plupart imprimées à Agen dans divei-s recueils ou publiées à part, telles que: La danse ma^iabre au xix* s., P. Didot, 1864, in-12, 200 pp. (rare); La
? range du diable, Affen, imp. Bonnet, 865, in-8« de 17 pp.; légende poétique, avec deux dessins de Tauteur, tiré à 300 ex. ; Les noces de Pontamouphis^ Pa; is, Poulet-Malassis et de Broise, 1861, in-8« écu, de 120 pp., devenu rare; Photograpfiie des couleurs par le système Louis Ducos du Hauron, notice historique sur cette invention, parue dans les travaux de la Soc. acad. d Agen, 1879, p. 1 et suiv.
DUGOS DU HAURON ^rthui^Louis), physicien, frère du pi-écéaent, né à Langon le 8 déc. 1837. Inventeur de VHéliochromie (pii transforme complètement les conditions de la photographie artistique; auteur de : Les couleurs en photo€iraphie et en particulier Vliéliochromie au charbon, Paiis, A. Marion, 1870, in-8o, 82 pp.; Traité pratiqua de photographie des couleurs, smtènie d*héliochromie, système Louis j)ucos du Hauron, Paris, Gauthier-Villara, 1878, in-8«>, 108 pp. (en collaboration avec M. Alcide Ducos); Les couleurs en photographie, solution du problème, Paris, A. Marion, 1^9, in-8«, 507 pp.; M. Ducos a publié à Agen, de 1874 à 1876, quatre petites lettres ou notices sur le luéme sujet.
DUGOURNE AU ( Pierre), avocat au Pari . , né à B* on 1764, condamné à mort et exécuté à Paris le 15 janv. 1794. B. de F.
V. & la p. 45 de VAlmsnack des prison*^ Paris, Michel, l'an 111 de la liberté, les couplets quHl composa pendant sa captivité.
DUGOURNEAU (Alexandre), publiciste, histo.rien, né à Agen (Lot-et-Gar.) en
DUC