OUD
[anv. 1814. Débuta dans le Journal isrnc en 834, {"édacteur en chef de V Indicateur de Bordeaux pendant gix ans, alla à Paris en 1844 ou il fut collaborateur du CongtUutionnel ; entré dans Tinstruction publique, il fut en 18j3 principal du collège de Dieppe où il créa une école navale aujourd'hui florissante; a dirigé successivement les collèges de Lons-le> Saulnier et d*Alais; prit sa retraite en 1872 et se retira aux environs de Ton» neins, auteur de : Méthode pour Tangêlgnemmit deê langiiet, 1834, in-S»; Essai sur Vhistoire de Bordeaux, B>, 1834, 3 vol. in-4* ; La France ou histoire nationale des départements, par une société d'hommes de lettres sous la direo tion de Ducoumeau et A. Monteil : l^ La Gironde, Paris, 1844, in-4»; 3» Province de Bourgogtie, Côte^VOr^ SaAne-et- Loire, Yonne, id., 1844, in4«, avec 15 pi. et 1 carte; La Cruienne historique et mo' numentale, B«, 1842-1845, Pans, Havard, 2 vol. in-4<> avec pi.
DU GRB8T (Cyeorgette), Aile du m>« Du Crest, épousa le célèbre compositeur et harpiste Bochsa. A la suite de malheurs retentissants que nous n'avons pas besoin de rappeler, elle reprit son nom déjeune il lie sous lequel elle se flt avantageusement connaître dans beaucoup de grands concerts; se fixa deux fois à B* vers 1845 et vers 1864. Elle y mourut et fut enterrée dans la tombe préparée par M. Lauriol. On lui doit une foule d'ouvragt's littéraires, souvenirs, mémoires, fort intéressants. C'était une femme de beaucoup d'esprit. A. L.
DUCREUXi V. Creux.
DUCROS (Jacques), jurisconsulte et littérateur, né a Agen en 1615, moil vers 1680. Fils d'un avocat agenais. Son frère nXné Pierre Ducros, né à Agen en 1612, fut cons. du roi. .lacques Ducros fit successivement partie du barreau de B>, de la Cour des Aydes de Guyenne, du présidial et sénéchal d'Agen. Il fut premier consul d'Agen en 1659. Une très rare gravure signée: Andrieux, Martin ez, pinxit et sculpsit, lo i-eprésente en buste, de face, la tète couverte d'une calotte noire et i«vétu de la robe d'avocat. On Ht dans les angles de ce portrait : Jacobus Ducros in suprema Aquitanim curiapatronus, anno œtat, 60. Au-dessous, figurent les quatre vers suivants ;
Atpffiu imtiqhiê $ed rrddunt êoHpta perennem
Clarfu aootHtM eiarior tu genio Moribua «nmoi morte Anne dieitur hic cM
Ex KriptU diceta forma dot tsac rei.
Ducros est auteur de : Réflexions «i»gulières sur l'ancienne coutume de la ville d'Agen, 1666, et de trois autres ouvrages dont on trouvera la liste dans la Biogr. agetunise de M. Andrieux, qui
signale la bévue de Bornadau. loauel dans son travail manuscrit sur Les écri" vains de V Agenais, fait naître Ducros du prieur des Jacobins d'Agen et de la ducnesse de Longuevillel B. de F.
ODGRUSEAU, V. Cruzeau (du).
DU])E?ANT(Jean*Fi*ançois^ baron), né à B* en 1754, moii à Pompiey (Lot-et- Gar.) le 20 fév. 1826 et non en 1821 comme Ta dit par erreur Saroazeuilh. Il fut chef de brigade du 10* chasseurs à cheval, prit sa retraite en 1798 et vint se fixer à Pompiey où il bâtit, sur l'emplacement du caoai^t de Quillery, une gentilhommière qu'il appela Maisonneuve, et que devait habiter plus tard sa belle -fille, (xeorge Sand. Maire de Pompiey en 1800, député de Lot-et-Gar. en 1809; ^, puis 0. ^ et enfin baron de l'empire. Rentré dans la vie privée en 1815. il obtint, en 1818, la croix de chev. de St-Louis. Son fils unique François-Casimir, né à GuiUery le 5 juin 1795, mort à Barbaste le 8 mars 1871, épousa en 1822 M>'* Armandine* Lucile-Aurore Dupin, célèbre dans le monde des lettres sous le pseudonyme de c George Sand ».
Le baron J. -F. Dudevant eut huit frères. L'un d'eux, François, publia: Tahleau analytique des trois règnes de la tia* ture, B*, Beaurae, 1803, in-8»; un autre, parti en 1770 pour le Canada comme mis> sionnairo, ne revint pas; Loui^-Hyacinthe fut memb. de l'Acad. de B>.
DUDEVANT (Louis-Hyacinthe), né àB« en 1759. Raflineur de sucre à B> et naturaliste. Auteur de : Afologie du commerce. Essai philosophique et politique avec des notices instructives et suivi de réflexions sur le commerce de la France en général et sur celui de B^ en particulier, travail lu à la cour consulaire en 1777, par l'auteur âgé à peine de dix-huit ans. — Instruction pastorale adressée aux Américains, ou l'histoire du jour sur l'cuimission des étrangers dans les colonies françaises, Berne, 1785, in-12; Cours élément, d'hist, nat, destiné aux enfants; Le voile déchiré aux Français, B\ inS° de 14 pp., broch. politique dont il fut donné une 2* édit. en 1815, Bs P. Beaume, in-8» de 16 pp. Auteur de plusieurs autres écrits politiques. Faisait partie de la Soc. du Musée (V. Bulletin polymathique du 15 fioréal an III et du 15 ventôse an XI). Elu memb. de l'Acad. de B* en 1800, il y prononça un discours : Eloge de Vagr., dans la séance du 7 fév. 1818, B», Pinard, 1818, in4».
L.-H. Dudevant ayant fait de mauvaises affaires à B*, se retira à Casteljaloux (Lot-et-Gar.). Il cultivait la peinture et a donné un de ses tableaux à la chapelle de l'hôpital de Casteljaloux.