DUD
DUDEVAMT-VILLENEUVE (J.-B.), né à B>. Voyagea en Italie, en Espagne, en Angleterre, en Allemagne^ en France de 178o à 1788. Forma une belle collection de pierres gravées. Memb. de la Soc. dos sciences, belles-lettitîs et arts de B'^.
A publié en 1795 un catalogue de pierres gravées qui a eu une 2* édit. in-l'^, avec fig., sous ce titre : Pierres gravées pgtjptifinnes, étrusques, grecanes, ro^ ftiaines et modernes du cabinet de M* Vttdeimnt'Villeneuve, de B^. Il lut au Muséum, le 3 floréal an X, un Mém. sur la gravure en pierres fines,
DUDOll (Le Père Jules), petit-carme, né à La Réole le 2 mai 1663; petit-fils d'un procureur au Pari, de B>^. On a de lui un ouvrage de théologie sous le titre suivant : Jiecueil de cas de conscience et de questions concernant les matières du Jubilé, Bs 1735, in-12. B. de F.
DUOON (Pierre), fils de Biaise Dudon, avocat du barreau de B' et juge royal d'Ambarcs; petit-fils de Bernard Dudou, receveur du convoi à B*. Pierre Dudon, né le 10 août 1674, fut reçu le 18 janv. 1696, avec dispenses d*àge, cons. au Pari, de B«; nomme avocat gén. à B* le l" oct. 1700, il remplit ces fonctions avec une distinction telle, que Louis XV lui fit délivrer, en sept. 17x3, des lettres patentes lui accordant la haute, moyenne et basse justice des paroisses de Val8,Lonsson, les Lorets et Pis, sises en la juridiction de MontUanquin. M. Dudon avait un tempérament quelque peu agressif : on en trouvera la preuve dans la Correspondance administrative publiée par Depping, t. Il, p. 376 et suiv.
En 1704 il avait épousé Louise-Léonor Lecomte, nièce du premier présid. de ce nom. De ce mariage naquit Pierre-Jules, dont l'article suit.
DUBON (Jean-Baptiste-Pierre-Jules), chev., b«a de Boynet et^ autres lieux, né a B* en 1717. mort à B» le 6 nov. 1800, enterré à Bruges. Survivancier de son
S ère le 18 sept. 1739 dans la charge 'avocat gén. En déc. 1763 P.-J. Dudon était nommé procureur gén. à B*; il conserva ces fonctions jusqu'en 1790.
Le fait leplus saillant de sa carrière eut lieu en 1762. Le 3 mai le pari, de B* était saisi d'une dénonciation contre la Compagnie de Jésus.
Chargé de cette affaire, Dudon rédigea son fameux Compte rendu des constitU' lions des Jésuites au Pari, de B^. B>, 1762, in43, auquel il doit sa célébrité.
Le Pari, rendit le 26 mai suivant un arrêt qui annulait les vœux des Jésuites dans son ressort et leur accordait trois mois pour Quitter la province. Par un second arrêt tes immeuoles que la société possédait étaient saisis et placés sous
séquestre. Plus tard ils furent vendus pour acquitter les dettes qui les grevaient.
Memb. de l'Acad. de B» le 15 mars 1750, Dudon cultivait la poésie et a laissé quel-
3ueB travaux littéraires inédits; memb.
e l'assemblée des notibles en 1787. Détenu à Paiis comme suspect en 1702, il échappa, grâce à son fils, à la guillotine. Ses armoiries portaient les attnbuts de la foi, de l'espérance et de la charité (argent sur champ d'azur). On a de lui, outre le Compte rendu précité : Lettre à l'Assemo. ncUionale, 1789. Il laissa manuscrites des Conférences sur la coutume de B^. P.4. Dudon eut quatre enfants : 1« Joseph Dudon de Lestrade avocat, qui défendit son père avec succès devant le Trib. révolutionnaire; 2» Marie-Cécile Dudon, mariée à S.-J. de Montant, présid. au pari, de Pau; 3» J.-B.-P.-J. Dudon, et 4* J.-B.-P. Dudon d'Envals, dont les deux articles suivent B. de F.