V. Marionxbav, Salons bordelais, p. 1 i-i, et
L&BOCBÉEf p. 92.
DUFAU (Paul), xviii« s. Recteur de rUniv. de I^, plus tard prof, à l'école centrale de la Gir.: auteur d'un mémoire imprimé à B* eu 1762, sous le titre suivant : néjflexions sur tes moyens de pourvoir à l'éducation de la jeunesse, et de rem-
illacer les prof, et régens dayis les colères cinievant tenus par les soi-disant Jésuites (un ex. de cette plaquette rarissime se trouve dans la bibhotlièque de la ville de B*); Dufau fut memb. de la Soc. des se., beil.-let. et arts de B^ en 1796 et de la Soc. du musée de B>. B. de F.
DUFAU (Pierre-Armand), né à B'^ le 15 fév. 1795, mort à Paris le 25 ocl. 1877. Se dévoua dés Tûge de vingt ans à Tin»truction des aveugles. Après vin^t-cinq ans de professorat dans Tinstitution royale des jeunes aveugles de Paris, il fut nommé le 20 mai 1840 diiticteur de cet établissement, à la tête duquel il rasta jusqu'au 27 mars 1855; fut Tun des fondateura en 1851 de la Soc. de patronage et de secours pour les aveugles de France; !^ en 1852. M. Dufau était un historien érudit, un économiste, un publiciste, un penseur, un gracieux poète, mais surtout un administrateur distingué qui sut mettre l'institution dont il fut quinze ans le directeur à la tête de toutes celles de même nature. Ses publications, dont on trouve la liste dans la Fra^ice littéraire de Quéraixl ou dans le Catorlogue d'Otto Loi*enz ont été presque toutes couronnées par la Société de la morale chrétienne ou par VInstitut de France; il u collaboré à divera recueils, entre autres aux Annales de la charité dont il fut un des fondateurs, au Temps et au Constitutionnel. Son buste, sculpté par M">« Léon Bertaux, a été placé à côté de celui de Braille dans le vestibule de rinstitution des jeunes aveugles le 8 août 1879, et son élo^e a étéprononcé le même jour par M. Ëug. de Thiac.
DUFAU (Alexandre), flûtiste, né àB'' le 20 mai 1828. Elève de M. Paul Guercy, amateur, grand flûtiste auquel Dorus a dédié sa méthode du Conservatoire.
Alexandre Dufau, à treize ans (1841), a joué avec grand succès, à l'Athénée, Tair d'Actéon, de Tulou, avec accompagnement d'orchestre, conduit par M. bchaflner. En 1843, il se fit entendre au Cercle philharmoniq. de B^ qui le nomma soliste de son orchestre; quelques années plus tard, il avait à côté de lui comme second un de ses élèves, Tim. BiUiot, amateur des
plus distingués, puis M. Léopold Simounet, J. Hugues, etc. U a gardé ce poste jusqu'en 1887, ayant encore à ses côtés plusieurs de ses élèves devenus des amateui*s ou artistes distingués. Nous citerons: Félix Forestier, Gh. Carme» (lauréat de 1"» année au Conser>'atoire). Dufau a été pendant quinze ans flûte solo â Torchestre de la Soc. de Ste-Cécilo dont il est memb. bon. Parmi ses nombreux succès aux concerts du Cercle philharmonique de B% nous citerons les plus récents : Le solo de flûte et Taccompagneincnt du grand air des Huguenots avec M"** Isaac; Hérode, de M. William Chaumet; les couplets du Mysoli de la Perle du Brésil, de Félicien David, chantés par Miss Thureby; l'air du Rossignol des Noces de Jeannette, chanté par Mme Gaveaux-Sabatier. Il y a quelques années, il accompagnait ave'c un grandissime succès l'air de Lucie chanté par M»« Adelina Patti. En 1852 et 1853, Dufau s'est fait entendre à Paris chez le doyen de la Faculté de médecine, M. Orfila, avec un très grand succès, puis dans plusieure concerts. Les journaux de musique Tengagèivnt à l'ester à Paris, mais il n'a pa.*; voulu quitter sa famille et sa ville natale où il n'a jamais refusé son concoura aux séances music4iles de charité.
Il a composé pour la flûte plusieurs morceaux qui produisent beaucoup d'eflet : fantaisies sur la Fille du régimeiU, sur les Huguenots, sur Giralda, sur le Trouvère, sur des airs béarnais, espagnols, sur des airs favoris de Jenny Lind ; andante et valse, les Souvenirs de Biarritz, andante - rondo aragonnaiso, andante et mazurka, gravés, dédiés û M. James-E.-P. Maxwell, son élève; pastorale et adagio ; quatre fantaisies originales; premier conceiio, dédié u son maître r. Guercy; deuxième concerto andante et boléro ; adagio ; Dans les bois, caprice; divertissement dédié à Gustave Rodolphe Rinck ; andante dédié à M. Jonctte, proviseur du lycée de B'.
DUFAURE (Armand -Jules -Stanislas), avocat, né à Saujon fCharente-Inf.) le 4 déc. 1796. Inscrit des ses débuts au barreau de B", il y acquit rapidement uue grande réputation, surtout dans les affaires civiles, et devint bâtonnier de l'ordre eu 1832; élu député par le collège électoral de Saintes en 1834, il pnt à lu Chambre l'attitude qu'il a conseiTée toute sa vie dans les affaires publiques : indé-
f tendant, libéral modéré et fenne. Ti*ès aborieux, il y prit une part active dans ptcsque toutes les discussions, sui'lout en matière de finances et d'économie politique. En 1836. M. Thiers, alors ministre, le fit nommer cons. d'Etat. Depuis lors sa vie politique fut souvent unie à celle de notre grand homme d'Etat, auquel il fit cependant quelquefois de Top-