‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 202 sur 549 · DUF · texte numérisé non relu

DUF

Dr F

poflitioii. Dufauiv, miniRtro des travaux publics de 18%) à 1840, vit sa réputation et son iniluence e^i'andir considérablement; vice-présid. ae la Chambre en 1845. Après la Révolution de fév. 1848 il fut d'aboi'd un des chefs de la gauche, mais quand il vit monter le flot socialiste, il inclina du côté de la droite, et en oct. 1848 il fut appelé par le ^én. Cavaignac au ministère de l'intérieur au'il occupa

auelque temps encore sous ta présidence u prince Louis-Napoléon; celui-ci ayant renversé le ministère dont il faisait partie pour prendre le ministère Fould, Rouner, etc., Dufaure rentra dans Topposition. Inscrit au barreau de Paris après le coup d'Etat de décembre 1851, il y prit une des plus hautes situations et devint b&tonnier en 1802. Après le 4 sept. 1K70 il fut élu à l'AsBembiée nationale tenue à B< par les collèges électoraux de la Gironde, de la Charente-inférieure, de la Seine-Inférieure, du Var; il reçut de M. Thiers, président de la République, le portefeuille de la justice qu'il conserva jusqu'au 24 mat 1873. Redevenu simple député, il vota tantôt avec le centre gauche, tantôt avec le centre droit.

Rappelé au ministère de la justice le 10 mai 1875 et pi^ésid. du Conseil, il conserva le pouvoir jusqu'à la démission du maréchal deMac-Mahon,29 janv.1879.

Malgré les instances de M. Jules Grévy pour accepter un portefeuille dans le nouveau ministère, il laissa la place aux hommes nouveaux; sénateur inamovible depuis le 11 août 1870, sept fois ministre, il ne fut point décoré de la Légion d'honneur; l'Acad. française lui ouvrit ses portes le 2:) avril 1863. Mort à Rucil le §7 juin 1881.

V. toutes les biogr. gén. et son éloge prononcé par M. Pounciif a B*, à la rentrée des conférences du stage, le 8 Janvier 1884.

DUFAURE-LAJARTHE, V. Lajarthe.

DUFF AU (Martin), né à Sénestis (Lotet-Gar.) leO mars 1830. Agent du senice de la voie et des bâtiments aux chemins de fer du Midi depuis 1855 (conducteur des travaux). On a de lui : Guide du constructeur ou analyse des prix des travaux de bâtiments et ouvrages d'art, l" édit., B«, 1860, in-«»; 4«édit., 5«tirage, H>, 1886, in-8o. Il a publié sous le voile do l'anonyme : Los abeilles; enchiridion apicole ou manuel d'apiculture rationnelle, B», Gounouilhou, 1880, in-8»; médaillé par la Soc. d'agriculture de la Gir. en 1878 ^méd. d'argent gr. module); par la Soc. pnilomathique en 1882 (méd. d'argent); par la Soc. d'agriculture en 1882 (méd. d'or).

DUFFOUR (MaKin), appartenait à une ancienne famille ayant ses racines aux environs d'Agen et de Mirande. Ecuyer,

sous-secrétaire du roi, maison et couronne de France, andiencier en la chancellerie près le Parlement de Guyenne, seigneur de la maison noble de Gironville et des fiefs Duch dans Macau. Consul à la bourse, épousa en 1761 Marie- Laffargue, dont quatre fils : Guillaume DufTour, i.-B. Duffour-Debarte, Lucien DuflTour, Casimir DuffouivDubessan.

BUFFOUR-DEBARTE (Jean-Baptiste).

Premier notable négociant, député de la Gironde durant les Cent- Jours.

BUFFOUR-BUBESSAN (Casimir), né à B« en 1775, mort à B« le Ôl juillet 1834. Député de la Gir. en 1827, 1830, 1831.

BUFFODR-BUBERQIER (Lodi-Mailin Dutrour-Etebarle, dit), nég. -armateur, né à B« le 20 frimaire an VI (1797), mort à B^ le 7 avril 1860, fils de Jean-Baptiste Duffour-Debarte et de Françoise Dubergier. Entra jeune dans les affaires|commerciales où sa famille, depuis longtemps établie à B", lui avait trace la voie, et ne tarda pas à acquérir par son travail, son inteUi|[ence et sa loyauté, une importante situation.

En 1831, déjà à la tète d'une belle fortune, il accepta de faire partie du cens, mun. de B*; nommé maire de B' en I 1842, il exerça ces fonctions jusqu'en 1848 et s'occupa avec le plus actif dévouement et la plus grande intellijf^ence des intérêts de la ville, qui s*assainit et s'embellit beaucoup sous son administration.

Quatre fois présid. du cens. gén. où il avait été élu en 1846; memb. d^ne foule de commissions administratives, de so-

plupart ment de l'Empire, ne conservant, pour les g[arder iusau'à sa mort, que celles de présid. de la cnamb. de commerce et des sociétés d'horticulture et de secours mutuels de B*; memb. du cens. sup. du commerce de 18r>4 à 1860, il put saluer avant de mourir le triomphe des idées ïibre-échnn^istes qu'il avait défendues toute sa vie. Propriétaire de grands vignobles à Macau et à Martillac (chat. Gironville et chat. Smith-Haut-Lafilte), il fit faire dans ces deux crus des travaux viticoles importants. Au milieu d'occupations si divetiies et si absorbantes, Duifoui^-Dubergier cultiva les lettres et les beaux-arts pour lesquels il avait un goût très vif, que de nombreux voyages en Italie avaient encore développé. Il fut un des membres honoraires de l'Acad. de B* et l'un des fondateur de la Soc. des Amis des Arts. II avait réuni dans son hôtel de la place Dauphine une très belle collection de tableaux, qu'il légua par testament à sa ville natale^ et I qui ont pris place dans notre musée.

Page 1