‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 206 sur 549 · V. Ladocbék, p · texte numérisé non relu

V. Ladocbék, p

DU PÉRIER DE LAR8AK (Le chevalier Romain), né au chat, de Livran, canton de Lesparre fGir.) le 16 juil. 1756, mort à B* en janv. 1829. Issu d'une ancienne famille de Bretagne qui remonte au X" s. et qui a fourni plusieurs memb. au Pari. deB»auxvi«s. Ce rimeur fécond croyait voir un présage de sa vocation poétique dans ce fait que renoncé do ses noms et titre formait un vei's alexandrin. Il a publié : Les verrous révolutionnaires, poème hérol-comique en 12 chants, 1797, in-8», avec portrait gravé de l'auteur : ce poème, en vers alexandrins, le plus connu de ses ouvrages, contient quelques descriptions (|ui ne manquent pas d'intérêt ; Im muse bordelaise, Etrennes aux dames, sorte d'AU manach des muses bordelais qui pai-aissait tous les ans, et une foule d autres productions, pièces de théAtre, poèmes et poésies badines, chansons, satires, épttres, madrigaux, parodies, vers de club et de société.

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Du Péiier de Larsan avait composé pour lui-même Tépitaphe suivante : B. de F.

■ Ci-flt Bomain roriffitwl

» Dn Bm-MMoc origiiuUre,

N Qui de Bordmnz à Saint-MacBire

» M'a pa renoontrer ion éguL »

V . la liste de ses écrits page 99 de Tannée i8S5 du Compte rendu de lu Comm. de* mon. ki*t. de la Gir., et une autre liste plus complète dans Le» alphabet» de Guienne (Propince du 21 déc. 18T7). — V. aussi J. Delpit et H. Mirier, Le Théâtre à B: On pourra consulter encore sur cet infatigable rimeur une intéressante notice de Ch. NoxsRLET dans le volume intitulé : De Montmartre à SérillCy Paris, Faure, 1863, in-8-, pp. 165-173.

DU PËRIER m LARSAN. Premier baron de Guyenne et grand sénéchal en 1773 ; il dut présider, en cette aualité de premier baron, les trois ordres lors de la convocation des Etats généraux en 1789.

Mais en fait, il ne présida que Tordre de la noblesse où il eut beaucoup d'adversaires, étant libéi-al et partisan de la Révolution. Il ne fut pas élu à la Constituante.

Son troisième fils. Germain, ancien ofT. de Tannée, reprît au service en 1792 ; il fut aide de camp du général de Custine ; il était colonel d'ét«it-major du général Hoche lorsau'il fut tué en 17U) à la bataille de Wissembourg en dirigeant la colonne qui emporta les fameuses lignes de ce nom. Il chargeait contre un régiment d'émigrés de 1 armée de Condé.

DU PÉRIER DE LARSAN (Joseph- Jacques- Augustin- Armand, baron), né à St-Germain (Médoc) en 1799, mort au chAt. du Livran, à St-Germain, le 10 déc. IS^, petit-tlls et neveu des précédents. Fut un économiste et un agriculteur distingué; il publia d'importants mémoires dans la Revue britannique; il fut Tami de Fr. Bastiat, du Dr Bouring, de T. Duchâtcl. etc., etc. ; élu présid. des comités vinicoles de la Gir., puis délégué auprès du roi Louis-Philippe pour demander des modifications dans les droits de douane et dans l'assiette des impôts indirects: memb. du cons. gén. de la Gir. de 1841 à 1852.

DUPETRAT-JUNIOR (Martial), armateur, né à Gare près Rlaye en 1767, mort à IJ» eu 1842. S'étiiblit armateur à B* vers 1817 ; sa maison prit vite un ^rand développement et lit des affaires impoiiantes surtout avec la Guadeloupe et la Martinique; il fut avec Balguerie-Stuttenbcrg un des fondateurs et régents de la Banque de B*; memb. de la chambre de commerce de B> de 1826 à 1842.

DUPHOT (Théodore -Michel -Jules - Henri), architecte, né à B> le l*"" août 1810. Elève de Técole d'architecture de Lyon (1829-1830), sous la direction de Che-

navard, et de celle de Paris (1831 à 1834), sous la direction de M. Debret, memb. de l'Institut. Fixé à B> depuis 1835, il a fait élever dans cette ville ou aux environs de nombreux édifices. Paimi ses œuvres citons : Thôtel de la Caisse d'épai*gne à B», inauf^uré le 27 déc. 1847; les églises de Cauderan, de Portets, de Virelade, de Langon (reconstruction partielle); le chat, de Grenade à St-Selves (Gir.), à M . le baron de Carayon-Latour ; la reconstruction du chat, de Virelade, à M. Joseph de Carayon- Latour, sénateur; la reconstruction de l'intérieur de la nef de l'église de Verdelais et la construction complète de sou clocher; plusieurs chat, et maisons de campagne dans la Gir., le Tani, le Tarnet-Gar., la Dordogne, etc., etc. Une partie de ses travaux a été publiée dans la Semaine des constructeurs j la Revue générale de Varchiteclure et les autres ouvrages publiés par César Daly; fut arehitecte de la ville de B* en 1849.

M. Duphot est memb. correspondant de TAcad. d'arehitecture de Lyon; lauréat médaillé (1876) de la Soc. des architectes français, pour l'architecture privée; memb. de la Comm. des mon. hist. de lu Gir.; il a été en 1864 présid. de la Soc. des architectes de B* dont il est aujoui^ d'hui memb. hon. Elu le 21 mars 1884 correspondant de TInstitut (Âcad. de^ beaux-ai*ts), en remplacement de son premier prof., M. Chenavard.

DUPIN (Pierre), né à Tartas (Landes) en 1681, mort à B" le 22 nov. 1745. Avocat et procureur au Pari, de B*; on estime ses ouvrages de jurisprudence dont voici le relevé : Commentaires de B.

Automine sur les coutumes générales de la ville de, B^ et pays bourdelois, etc., B'', £. Labottière, 172b, in-fol. Les obseï^ valions de Dupin sur les commentaires d'Automne ont eu une deuxième édit. en 1737; Conférences de toutes les questions traitées par Ferron dans son commentaire sur la coutume de B^,B^j J.-B.

Laconiée, 1746, in4o; Traité sur les peines des secondes noces, Paris, Mouchet et Durand, 1743, in4». B. de F.

V. C. A. de la Corn, des mon. hUt. de la Gir., 1851-52, p. 99, et Laboi BÉE, p. 252.

DUPIN (Michel), né à La Réole le 24 vendémiaire an IV (17i6), mort à La Réole le 3 mai 1871. Fils d'un greffier de la justice de paix de La Héole, il s'occupa constamment de l'étude de son pays au point de vue de Thistoire et aussi ue la science. Chercheur infatigable et consciencieux, ses travaux ont été et sont encore appréciés. A publié divei'ses notes dans les périodiques de son temps et un volume intitulé : Histoire de La Réole; Il fut maire de St-MartiaL memb. du cons. d'ar. de La Réole de 1831 à 1836, et du cons. gén. de 1836 à 1847. La Réole

ivi^iitiaiisanti* cnvera ce bon citoyen a élevé, à la suite d'une souscripliotV un monument sur sa tombe et a donné son nom â une rue.

DUPLAlfTIER (Jacques-Paul-Fronton), conventionnel, né à C(«iUau ((lir.) en janv. i76l, moi*t avocat â A^en en 1814. Sa famille apparteniût à la vieille boui*- ;;eoisie de TEntue-deux-Mers, alii(''e aux de Pontac, de Massip et Mon voisin. Son pêiv et son grand-père étaient cupikiines gai-des-côtes. Doué du ne intelligence supé rien lie et après de fortes études, Duplaiitier embrassa les idées nouvelles.

Au moment de la Révolution, il était avocat au Pari, de Paris; il i-evint aussitôt â B^ et fit partie de ce groupe de jeunes gens instruits, éloquents, enthousiastes, qui dcvinivut les Girofuiiruf.

Elu le 11 sept. 171)1 député suppléant à TAssemblée législative, il n'y siégea pas.

En sept. 1792, élu a la Convention, il suivit la politique de ses collègues et amis de la Gironde et vota lu mott de Louis XVI.

Apri's la journée du 31 mai, qui condamnait son parti â l'impuissance, avant appris qu'une insurrection fédéra) istc était fomentée dans son département, mais ne voulant être ni responsable de la guerre civile, qu*il savait imminente, ni complice de la tyrannie de la Montagne, il donna sa démission à lu séance du 7 juin. Il n échappa aux vengeances de Robespierre qu'en se n'^fugiant au milieu des siens, dans l'Entre-deux-Meis.

Il setait marié depuis peu de temps avec Marie - Jeanne Mai^, sa cousine, originaire de St-Domingue.

Après la Terreur (août 1794), et lorsque les plus sages et les plus éclairés des Thermidoriens, voulant rétablir Tordre, firent appel au dévouement et au courage d'honnêtes républicains, Duplantier accepta la présidence de l'administration du département do la Gironde. Ses concitoyens, convaincus de sa modération et de sa fei^meté, lui confirmèrent ces pouvoirs dans les élections des années suivantes. Cette partie de la vie publique de Duplantier, qui est la plus importante, s'étend de 1794 au 18 brumaire 1799. Elu député aux Cinq-Cents, en mai 17flr7, il fit pai-tie du groupe constitutionnel qui avait a sa tète le général Jourdan et Carnot.

M. Thiei-s fait figurer Duplantier sur la liste des députés ^ui furent déposés par le Directoire, après le 18 fructidor, avec Carnot et Barthélémy. Aux élections de l'an VI (mars 1798), il est réélu aux Cinq- Cents ou il siège jusqu'au coup d'Etat du 18 brumaire (nov. 1799) qui l'emporte dans une nouvelle proscription.

Pendant le Directoire. Duplantier s'est montré, par son caractèi*e et par son talent, à la hauteur des graves responsabilités dont il fut chargé.

Administrateur du département, il combattit avec la plus grande énei^ie les menées conti^e-révolutionnaires, sans cesser de tra\'ailler à Taitaisoment des esprits et au maintien de Tordit». Ses proclamations révèlent une iiatuiv généivuse dont Tardeur patriotique contre la i-oyauté et contre l'Angleterre était intense.

Législateur, il prit une |>art très active aux travaux des Cinq-Cents, prononça de nombreux discours, fut l'appoiieur do

{)lusieui*s lois im(>o liantes, notamment es lois sur les éraigivs, sur la liberté de la presse (21 prairial un Vll\ où il fut le collaborateur de Berlier, sur le tribunal de cassation, sur les éU«rtioiis départementales, sur Torganisiition des tribunaux de commei*ce ; rapports ou discoui's qui témoignent de l'étendue de son savoir, de la fermeté de ses convictions républicaines, d'un esprit épris de justice et de légalité, par conséquent hostile à toutes les t>'rannies; aussi fut-il Tun des advei-saiiW les plus i-ésolus du vainqueur du 18 brumaire, qui le comprit, le quatrième, sur la liste de proscription.

Api-ès Tétublissement de l'Empire, on le pressii d'acceptcT des fonctions publiques; sans suivre les conseils de Jourdan et l'exemple de Iknlier, restés ses umis, il se montra intraitable.

Il avait perdu sa fortune iH*rsonnelle dans les luttes de lu Révolution et celle de sa femme par T insurrection de St- Domingue. Il alla se fixer au barreau d'Agen où il occupa une place importante et fut maintenu bAtonnier jusqu'à su mort (1814).

Duplantier n'était pas seulement un jurisconsulte, c'était aussi un littérateur et un savant. Ses connaissances scientiiiques étaient étendues, surtout en botanique. Il fonda en 17iX), avec son ami Bremontier, la Société d'hisloiiv iiutuielle de £^, qui se traasforma, en 1798, en Société des sciences, belles letti*es et arts, et reprit aussitôt, sous sa présidence, son ancien nom d'académie.

M. Aur. Vivie, dans son Hist. de la Terreur à B*, t. 1, p. 201, dit de lui : « C'était une àme énergique et pure, qui savait allier la modération au courage et qui répudia tous les excès. »

Il a laissé un manuscrit important sur la Classification des plantes et publié une Etude sur V Entre- iieux-Jacrs vi un Mémoire sur les plantations des dunes.

Un seul enfant lui sunécut. M'** Clélie Duplantier, femme de la plus rare distinction et d'une haute culture intellectuelle, auteur d'un petit livre estimé, intitulé : Mythologie ou histoire de la fable poétique, par F. D., B», 1859, in-12, 247 pp.

Mariée en 1818 au D' Fasileau, elle eut deux fils : Anacharsis, avocat d'un talent précoce, mort à Liboume en 1813, sans

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postérité, et Eloïs Fasileau-Duplantier.

Ci' dernier, l'un des pins afdents chain-

fions des idées républicaines dans la Gir., un des fondateurs de la Trlbtitie en 1848, est mort conseiller d arrondissement (2u>e canton de R'^) en 1872, laissant trais enfants encore vivants.

Son nis, M. Âmon Fasileau-Duplanticr, associé avec son beau-frère, M. Tournon, consul do Costa -Rica, l'un des principaux importateui*» de cafés, est aujourd'hui Tunique héritier du nom du conventionnel.

Le domaine de Cailla u, qui lui servit de refuge pendant la Terreur, est resté dans la famille, qui le possède depuis plusieurs générations. Son portrait a été lithographie par Légé à B*.

OUPLBSSIS (Louis-François-Armand), V. Richelieu (duc de).

BUPLBSSIS, flls d'un chirurgien, né à B* vere 1780, auteur des pièces suivantes : Arlequin à la foire de B», com., 1800; La niére de famille, dr. en 3 a., IHOO.

B. de F.

DUPLESST (Pierre-Michel, sieur), architecte-ingénieur du roi au départ, de Guyenne aesl6G2; originaire de la Lorraine, na|]uit à Blaye en 1(133, était fils d'un capitaine de l'a marine marchande dont Saint-Simon vante la bravoure, et vint de bonne heura s'établir à |{x; il acquit droit de bourgeoisie en 1({87: archit. du couvent et de l'église des Dominicains de B< avec le concours du fi*èi'e Jean Maupeau ; leur devis, arrêté le 11 juil. 1684, fut exécuté par Mathieu

Labat, entrepreneur, jusqu'à la mort de Duplesgy (30 juil. ie&3); le frère Jean Fontaine, religieux du couvent, prit la suite de la direction des travaux. Duplessy avait épousé à B«, en 1663, Marie Ik'liii dont il eut cinc^ enfants: son iUs aîné, Pierre-Michel, sieur Duplessy, acheta en 1602 une charge de cons. au Parlement deB».

V. Revue catholique, 1881, p. 417, article de M. Ch. CiiAiLiAc. — M \Rio!s?iE.u% Yictor Louis; B*, 1881, p. 277,iiole 3.

DUPLESSY (M'"» Chazot), née vei-s 1702, morte à B« le 13 nov. 1782. Femmt» siivante et lettrée ; sa maison, située à Bur^ dincau, près le Jardin-Public était le JHîndez-vous des beaux-esprits de B« ; elle avait dos relations amicales avec M. (le Secondât, avec Joseph Vernet qui la fit recevoir de l'Acad. des arcades de Rome; correspondait avec 'abbé Bandeau ; elle possédait un cabinet d'histoire naturelle remarquable; ses manuscrits ont été laissés à M™» de Cui-sol, sa fille, chez laquelle on n'a ti*ouvé à Montussan que des lettres ivciieillios a la bibliothèque de la { ville de B*. KIh> avait épouiMl' Claude-Michel j

Duplessy, cons. au Pari, de B^ en 1724, petit-iils au précédent, architecte à B^

V. son éloge dans le poème de M. LAcnASCF., intitulé : Bordeaujr, et publié en 1752. Dualurr D'A ncKX VILLE. L'Hùtoire naturelle cctaircie. ' Paris, 1757, p. 138, note sur le cabinet fonné

[>ar M'-e Du|)le!Miy. Montesquieu parle de M»» )uplessy dans sa corrcs]X)ndance.

DUPLESST (N.), né à B« en 1731. mort à Paris en 1809. Fils de la précéoentc»; cons. au Pari, de B«; secrétaire de la Soc. académique de Paris dont il fut l'un des fondateui-s en 1800 et le secret, pei^ pétuel bon. au moment de sa mort.

Auteur de : Descnption complète des arbres, arbrisseaux, etc., qniproduisenl des rosltws, avec leurs pi*opriétés, leui-s usages, etc., Paris, 1802, 4 vol. in-8». A fourni au Journal du commerce (\WS, n» 40), un mémoire sur le raHinage des sucres, un autre sur la plantation de la canne à sucre dans le midi de la France.

Y. Labol'bée, p. 11.

DUPONT, graveur bordelais du xvi« s.

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