V. Marionneau, Salottê bordelais^ p
DUPONT (Pierre -Clair), violoniste célèbre, né à B« en 1766, mort à B* en 1796. Composa, très jeune, des œuvres remarquables. Nous citerons : des quatuore, une scène lyrique d'Héloîse et Abélard, sur les paroles traduites de Pope,
manuscrit à la bibl. de B*. Il achevait l'opéi-a Mcdde au moment de sa mort.
DUPONT (Pierre-Calixte), né à B» en 1807, mort à B« le 15 sept. IKîO. Bibliothécaire de la ville de B», de 1855 à 1859, successeur de M. Delas, membre du comité de la Soc. de Saintc-Cécllé.
DUPONT (Prosper), méd. vétérinaire, né à Arzac(B.-Pvr.), mort à B« en juill. 1879. Se fixa à B»'en 1843; secrétaire gén. de la Soc. d'agriculture de la Gir. de 1847 à 1876, il ne tarda pas à devenir vétérinaire du départ, de la Gir. Doué d'une activité prodigieuse, aimant le travail avec passion, il trouvait le temps de sutllre aux exigences d'une nombreuse clientèle et d'ètie memb. actif du cons. d'hygiène de la Gir. et de la Soc. de métl. de B*, de faire partie du jury des concours régionaux agi-icoles, aes concours de boucherie de Paris; î^ en IHtW. Il céda sa clientèle A M. Causse en 1870 pour ne plus s'occuper que des sociétés dont il faisait partie et de ses travaux particuliei-s. Ce changement de vie lui fut fatal. Il mourut subitement ayant légué la plus grande partie de sa fortune aux pauvit»s de la ville de Pau.
Parmi les nombreux mémoires ou rsippoi'ts qu'il a fournis aux Soc. dont il
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faisait partie, nous citerons : De9cnpHon de» races et variétés des bestiaux exis' tant dans le département de la Gir., historique et appréciation des méthodes employées pour leur amélioration, mémoire couronné en 1847 (V. Actes de VAcad. de B\ 1847, p. C39).
DUPONT (rrançois-Loui^Félix), peintœ et graveur, né à B^ le 4 juill. 1848. Elève de Guèy Gibert et Cabanel ; a exposé au salon de Paiis de 1873 à 1885; à celui de B* depuis 1876 et à divei's salons de province ; a obtenu au salon de Paris en 1882 une mention bon. et en 1885 une 3" méd.
Parmi ses principales toiles, citons :
La princesse Clémence et les amba^ssor deurs de Louis le Hutin, 1873 ; Cristophe Sly de Shakspeare, 1874 (acheté par TLtat pour le musée d*Annecy); Les GirotvainSf 3« bataillon de mobiles à la bataille de Nuits, 1875 (à M. Edmond de Caïayon-Latour); Combat deChenebier, 1876; trente-six eaux -fortes oii^inales pour illustrer les œuvras de Molière, 1H80; Portrait du ptx'sident Gar/ield, eau-forte (mention lion.)» 1882; Deux Noëls, eau-forte (méd. de îi" cl.), 1885.
DUPONT DES JUMEAUX (L'abbé) vint à B» altirépat* M. Dupré de Saint-Maur. Ouvrit le 20 nov. 1781, dans la salle des concerts de Thôtel de Tlntendance, un coun» public et gratuit de mathématiques et d'architecture navale. Correspondant de TAcad. des sciences de Pails; créa à I^ en mars 1783 la Soc. du musée à l'instar de celle de Paris. Fut avec Clo- ZANGES et Gaufkreteau le fondateur du Journal d4} Guienne, première gazette
Quotidienne créée à B*. Fut l'ami de 'Alembert. 11 quitta B* vei-s 1786 après le départ de Dupré de Saint-Maur.
DUPOUT (Jean-Baptiste Saint-Bioul), homme de lettres, né a B» le 17 nov. 1813. Son père arrivant de Saint-Domingue avait épousé une créole de la Martinique, M"" Rose de Saint-Claii^illauzeU petite cousine par sa grand'mère de Joséphine Tascher de Lapagerie, mariée au général de Beauharnais, devenue plus tard Timitératrice Joséphine. En 1815, Saint-Rieul bupouv père sauva la vie au général Clauzel au moment où il était poui^uivi par la réaction royaliste de l'époque, on le forçant à ouitter B* et en raccompagnant déguise en homme du peuple.
J.-B. Samt-Ilieul-Dupouy, doué d'un raractèie antipathique au travail^ avait une fertilité d'imagination men-eilleusc ot un natui^l charmant. Envoyé à Paris pour y étudier le droit, il y devînt rédacteur théâtral du Capitole, journal de l'opposition de gauche et fut un partisan enthousiaste de l'école rcmontique, un assidu des salons de Victor Hugo dont il déclamait souvent les vers. Fut l'aini
de Théophile Gautier, etc. Appelé à B^ par la mort d'un frère et d'une sœur, il s'y fixa par affection filiale; écrivit dans le Mémorial bordelais pendant plusieurs années, s'y fi t bientôt remarquer par la har> diesse, la grande facilité de son style et ne tarda pas a faire les délices des salons de B'', dont il racontait les fêtes d'une i'açon on ne peut plus gracieuse et originale. Quand le Courrier de la Crironds se fonda, il lui prêta le concours de sa plume et contrioua à son succès. Ses articles sur les prédicateurs du temps furent très remarqués. A la suite de son étude sur le B. P. Lacordaire, il fut choisi par hi jeunesse de B> pour porter la parole en son nom au célèbre dominicain, lors de la grande manifestation religieuse qui eut lieu à cette époque, où î i3,(X)0 personnes envahirent 1 archevêché. En 1846 il fonda avec Louis Dufau le Courrier du dimanche, qui disparut dans l'orage de 1848. Il a aussi écrit dans V Homme cris» l\ a publié à part : L'écurie et le cheval, B«, Feret fils, 1850, in-18; L'été d'un poète bordelais, id., id., 1850; De Tincet^ titude de la médeciru:, id., id., 1850, in-8«; L'été à B«, id., id., in-18, IfôO; L'hiver à B\ id., id., 1851, in-lS. Ces deux derniers vol. se lisent encore avec plaisir. L'été à B^ est épuisé et rare.
Saint-Rieul-Dupouy a écrit un peu sur tout; il a patronné et défendu toutes les idées généreuses, toutes les institutions utiles. Bien des artistes durent beaucoup de leur vogue et de leur renommée à so plume. Il a puissamment contribué à la prospérité du bassin d'Arcachon ; et il a pendant plus de dix ans prôné et propagé la médecme homéopathique.
Dans le volume de la collection des Petits Bordeaux^ intitulé : Bordeaux- Artiste, p. 29 à 32 ([Sauvât, 1855), Monselet a consacré à Saint-Rieul-Dupouy une très jolie pièce de vers. Le Bordelais du 20 fév. 18/0 a publié son portraitHsharge.
En 1850, il épousa M»* V» Lafaurie et devint propriétaire du chAt. Peyraguey, l«r cru de Sauternes, qu'il a vendu en 18fô à M. le O^ Duchâtel. Mort à B< le 11 janv. 1874, chargeant sa veuve de laisser à la commune de Villenave-d'Or^ non sa propriété patrimoniale pour y établir un hospice destiné à recevoir les vieil lai'ds pauvres de la commune.
DUPOUT (Alexandre-Bernard-Eugène), né à B> le 1«' juil. 1825; fils de M. Jean OézaireDupouy, avocat, méd.-accoucheur distingué de cette ville. Fit ses études au collège de B*, prix d'hon. en 1843(rhétoiique), et en 1844 (philosophie); inscrit au barreau de B' on 1851. Aux élections du mois de fév. 1871 pour l'Assemblée nationale, il fut porté sur la liste républi* caine qui fut battue tout entière par la liste de droite; mais à l'électton partielle du 27 avril 1873, il fut envoyé à l .\ssem-
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blêe nationale par plus de 75,000 voix; aux élections de 1870 pour la Chambra des députés, il lut élu par la 3* circonscription de l'arr. de li* et devint l'un des « 363 » ; réélu le 14 ocl. 1877 ; sénateur de la Gir. en janv. 1H79. Klu memb. du cons. gén. de la Gir. par le canton de Bourg en oct. 1871; il a été réélu en 1877 et en 1883. Successivement memb.
de la commission départementale, puis vice-présid. du cons. jjén. de 1875 à 1879, il en a été nommé presid. en 1880, et a été réélu en cette aualité de 1881 à 1888. Il a siégé à la gauche de ces divei-ses assemblées; propriétaire d'un des grands vignobles du départ, situé dans Tlle du Xoi-d (domaine do Calmeilh).
DUPRÉ DE SAINT-MAUR (Nicolas), intendant de Guyenne de 1770 à 1785 ou ^; mort à Paiis. Kils de Nicolas-Fran- <;ois Dupré de Saint-Maur, maître des comptes à Paris en 1733, et memb. de l'Acad. française la même année.
Nicolas Dupi-é fit son entrée à B* comme intendant de Guyenne le 9 iuil. 1770, travailla avec beaucoup d'intelligence à défendi-e les intéi'éts de nolœ cité, fit étudier le projet d'un. canal de ceinture de li», dresser et graver la belle caite de la Guyenne de Hellcyme; ouvrir des coui-s de mathématiques confiés à Tabbé Dupont des Jumeaux ; créer un jardin botanique; établir une pépinière de vignes pour laquelle il fit venir 0 plants de tout<?M les variétés connues; fut le protecteur de Cazalct et de Latapie; devint en 1778 memb. de la Soc. des amateurs de peinture; en 1780 memb. de l'Acid. de li», en 1783 tle la Soc. libre des sciences et arts il'Agen ; en 17K3 il contribua à la création de la collection d'antiques, aujourd'hui musée lapidaire, à celle de la Société du nmsée et y prononça le 10 juillet 17Jî2 un remarquable discours qui se trouve dans les mémoires de cette Soc. Kri 1785 ou 80 il quitta B*, y laissant le souvenir d'un administrateur hors ligne, d un esprit supérieur, d'un homme «lévoué à sou ^»ays; sa mère, femme de beaucoup d'esprit, fut l'amie de Montesquieu ; son fils, élevé par l'abbé Dupont des Jumeiiux, devint memb. du Corps législatif, seci-étaire des commandements de S. A. I. M"« la princesse Pauline Borg}iès<» (1808).
On a de Nicolas Dupré de Saint-Maur :
Essai sur les avantages du rélabllsseincnt do la cnltave du tabac dans la (inyenne, B*, 1781, in-4°; Mémoire relatif à queiqa^s projets intéressants pour ta ville de Bs B», Bâcle, 17h^2, in-4«; Afétnoire sur la décadente du conwwrce de Bayotme et de St-Jean-de-Luz et s}tr les moijetis de Ui rétablir, B», 1783, in-4*»; Lettre d'un snbdéU'gué de la Guyenne à M. le due de... relativement aux corvées, Paris, 1784, in-4''; Mémoire sur l'administration des corvées dan^ la
généralité de Guyehn4* et obseiwations sur les remontrances du Parlement de B* du i5 mai i784.