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biens et les charges, puis brûlé en eflQffie à Bordeaux, à Bayonne et à Paris (i6!&). Mais il s'était réfugié en Angleterre d'où était issue sa famille maternelle, et y vécut comme comte de Candale et chevalier de la Jarretière. Après la moi-t de Richelieu, il revint en France, fut réhabilité par arrêt du 16 juillet 1U43, prit alors, par suite de la mort de son père, le nom de duc d'Epemon, fut i-établi dans ses charges et notamment dans le gouvernement de Guyenne dont il avait la survivance. Protégé par Mazarin, il resta fidèle à ce ministre et fut mêlé à toutes les guerres de la Fronde en Guyenne. Le conmiandement des armées qu'il exerça au nom du ministre impopulaire, les exactions que commirent ses troupes, le i-endirent un objet d'horreur pour ses administrés, qui obtinrent enfin sa révocation en 16o4. Il mourut cependant avec le titre de gouverneur de Guyenne qui lui avait été rendu en 46(30. Pendant cet intervalle, il avait occupé les fonctions de gouverneur de Bourgogne et de Bresse.
Bernard, deuxième duc d'Epernon, n'eut aucune des grandes qualités de son père, mais il eut de nombreux vices et manqua de grandeur de caractère. Il avait épousé, en 1622, Gabriclle, fille lé^timée de Henri IV et de la marquise ae Verneuil ; on l'accusa de l'avoir fait empoisonner en 1627. Il épousa, en 163i, la fille aînée du marquis de Pontchâteau, Marie de Cambout, nièce du cardinal de Richelieu; il la délaissa et vécut quasi officiellement avec Ninon de Lai'tigne (V. .ce nom). Son fils, Gaston, duc de Candale, étant moii à Lyon en 1658, sa fille étant religieuse carmélite, son nom s'éteignit avec lui quand il mourut à Paris le 25 iuillet 1661, et sa réputation ternit celle que s'était légitimement acquise le premier duc d'Epenion avec Icauel il est presaue toujoure confondu.
La terre ae Vulebois, près d'Angouléine, qui appartenait aux d'Epernon, fut érigée en duché-pairie en faveui* de Bernard, maixiuis de la Vallette, etprit le nom de duché de la Vallette en 1631.
Il existe de nombreux poi*traits gravés des ducs d'Epernon père et fils. La collection E. Labauie en possède une vingtaine, tfjus anciens; la collection Jules Delpit en contient ;i peu près autant. Les plus intéiiessants sont ceux de Thomas de Witt, Léonard Gaultier, Nanteuil, Lasne, etc.
Ch. B.
V. G.GiRAiiD, La vie du duc d'Eperuon, Paris, iCdo. — Ch. Braqueiiaye, Documents iur t'kùt, de» arts en Guyenne; Len artistex de» ducs d'Epernon, B', 18K8. — DeLcnos,£Mai««r/'AM/. de Cadillac. — G.-J. Durand, yotice sur les ducs d'Epernon, leur château de Cadillac, e{c.\ Acte» de l'Acad. de B', iSîU. — Pisard, Chronologie militaire, t. 1, p. 3£> cl 471. — Anklot dk L\ lIoi'KSATE, Mémoire historique, 1737, qui rite Cabreia comme Tud des histch
riens ayant parlé des ducs d'Epernon. — Gcor- ^es-Louis DE No!CBRiso!i, Un Gascon au \m* s. ; Revue des Deux- Mondes, i" nov. 1874.
EPINAT, v. EspiNAY (André d).
ERMINI (Rafaël), pseudonyme de J. DE Gères.
ESGARPIT (Jean), horticulteur, né à Langon (Gir.) le 2i janv. 1795, mort à B» le 17 janv. 1871. A ci^ en 1831 un établissement horticole devenu très im-
Î sortant; il eut comme associé, depuis 831 jusau a Tépoque où il se lotira des affaires, M. Fischer, oui fit le tracé et les plantations du Jaruin-Public de B^.
M. Ëscarpit fut surtout arboriculteur et sut, par sa science horticole et sa paifaite honorabilité, jouir à &^ de l'estime et de la considération générales; il resta jusou'à sa mort memb. du cons. d'admin.
de la Soc. d'horticulture.
ESGARPIT (Jean-Alphonse), fils du précédent, né à B^ le 16 juil. 1^. A continué, de concert avec M. Fischer de 1860 à 1873 et ensuite seul, l'œuvi-e de son père.
Parmi ses travaux les plus importants, nous citerons : les parcs et jardins de M. le V»« de Pelleport-Burète, à Talence; de M. Théophile Lacaze, à St-Germain- La-Bivièi'e; le tertre de Fronsac, à Libourne ; celui de M. Secrestat, à St-Pien\îde-Chignac (Dordogne); dans le Limousin, celui de M. de Monbrun, à Chaufaille; le Jardin-Public de Clairac (Lotet-Gar.), ainsi que les parcs de MM. de Ferron, à Tonneins et à Larrouy; de M. Maupas, à Tonneins ; de M. E. Brousse, à Cestas, ainsi qu'un grand nombre de modifications apportées à des parcs déjà existants et la direction des ti^vaux du Parc -Bordelais de 1885 à 1888; U A.
Il est auteur d'un petit manuel pratique intitulé : Des plantations des granits arbres, arbrisseaux et arbustes dans la GiiH>nde et les départements liniUrophes, B», Feret et fils, 1879, in-18 ; 2* élit. , B«, id., 1885, in-12; il écrit souvent dans les Annales de la Société d*hort. de la Gir, dont il est vice-piésid. depuis 1885.
ESGARRA6UEL frércs, ingénicura civils, nés à Pauillac (Gir.) :
Isnel, en 1808, mort a B« en 1873, était iftf.
Dominique, en 1810, moi-t à B* en 1882, était ^.
Adolphe, en 1813, D»" en médecine.
Grégoire, en 1815, mort à B* en 1863.
Jacques, en 1816, mort à B» en 1871.
Ils ont construit le chemin de fer de St-Rambert à Grenoble (Isèi-e), le phare du cap Ferret en 1839, et quantité de ponts et viaducs dans 26 départements.
On doit à Isiiel une brochure intitulée : Projet d'un pont en fonte sur le chemin de fer d'Orléans, B», 1844.
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