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possède le musée de St-Quentin, portrait dont on trouvera une reproduction dans la notice que Chanipfleur>' a consacrée à cet artiste. Elle avait créé le rôle de Colette dans le Devin de village, de Rousseau, qui composa pour elle un motet Qu'elle chanta aux cqncei'ts spirituels (V. CéOnf fassions, liv. IX).
Mlle y^i fit en 1750 un séjour aux Délices et rasta en relations avec Voltaire dont la volumineuse correspondance contient deux lettres à son adresse. En 1758, elle se retira avec une pension de 1,500 livres à laquelle le roi ajouta, en 1770 un traitement de 5,000 livres comme musicienne ordinaire de la chambre. On ignore Tépoque de sa moit; on sait seulement quelle était encore vivante en 1789. Casanova a raconté dans ses Méinoù'es une visite
3u'il lui fit en 1751. On trouvera la liste es principaux rôles chantés à l'Opéra par M"« Fel aux pp. 30^-312 du t. !•' de l'Opéra ai* xviii* siècle, par Emile Campardon, 1884, in-S»; voir encore l'article qui lui est consacré par M. Arthur Pougin» dans le supplément au Dictiomiaire (tes nitisicienSf de Fétis; voir surtout I,a/our, par Champfleun', Paris, Rouam, 1886, in-4», pp. 68, 79. B. de F.
FEL (X.), frère de Marie Fel, né à B* vers 1715. A publié à Paris des suites d'airs et de duos à chanter; c'ét;iit un professeur ranommé. Il est moi^ a Bicétre, atteint d'aliénation mentale.
FELLONNEAU (Jean-Edouard), né à Centras le 12 fév. 1814. Reçu avocat à Parisj notaire à Centras de 1840 à 1850. Insent ensuite au barreau de Libourne, tout en étant fixé à Coutias. Auteur de : Histoire de Coutrtis, 1878, in-18; en prépare une nouvelle édit. augmentée.
A col]£d>oré à divers journaux sous plusieurs pseudonymes.
FELON (Joseph), peintre, sculpteur et lithographe, né a B» le 22 août 1818, Il étudia d'abord la peintui-e, à B>, avec MM. P. Lacour fils et de Galard. Arrivé à Paris en 1839, il fut admis troisième à l'école des Beaux- Arts et premier au concours Privas; débuta comme portraitiste au salon de Paris en 1840, y exposa en même temps un dessin et une statuette en plâtre. A cette époque il s'occupait déjà de pastel et de dessin lithographique; il s'appliqua surtout à l'étude de la sculpture et ne tarda pas à s'y faire remarquer: en 1861, il obtint une 3*méd. pour la sculpture, et en 1863, un rappel.
V. dans le Dictionnaire Auvray la longue liste de ses principaux ouvrages. Il a exécuté de nombreux travaux pour les monuments publics. On lui doit :
V Annonciation en deux sujets sur la façade de St-Etienne-du-Mont, à Paris,
le pouilour du chœur de la chapelle de la Vierge dans la même église et six figui^es allégoriques dans les tympans d'arcades et c^ils de bœuf du nouveau Louvre. On trouve de lui : au musée de B»j Nymphe chcasei^esse (sa pi^mière pemlure) (n» 461); à la Faculté de droit de B*, statue de Cujas; au musée de Saumur, la Mort de Varchevéqiu* de Paris; au musée de Nancy, ^tSïgisbert, réduction de l'une des statues qui décorent une niche de la façade de la cathédrale de Nancy; à Nîmes, décoration de l'église Ste-Perpétuerstatuaire et vitraux), ainsi que l'horioge de la préfecture ; au musée de Nimes, Andromède (bronze) et Diane cliasseresse (peinture); au musée de Dunkeix]ue, le marbre ài'AndrO' niéiia. Enfin, son œuvre lithographie par lui-même dépasse 600 planches.
On voyait de cet artiste distingué, au salon de 1887, La mu8i(iue, bas-relief en pierre destiné à l'escalier de l'Hôtelde-Ville de Paris.
V. le catalogue du Musée de B" par MM. LacocR et J. Delpit, édit. de 18^.
FEMT (François), mnsicien-composi-
instrumentales d'un mérite exceptionnel.
Ses œuvres postumes ont été publiées par Richault.