FEL
FATE rEdouai-d), avocat, né à fi« le 24 janv. Id02. Ses succès au collège royal d'Ângouléme et à celui de B> le poussaient vers 1 étude des mathématiaues et TEcole polytechnique, lorsque, cédant aux conseils de son père, il partit pour Paris, pour faire, avec son frèi« aîné Antoine, ses études de droit. Inscrit au barreau de B* en 1825, il devint en 1829 le secrétaire de Dégrange-Tonzin et ne tiirda pas à devenir Tun des avocats d'affaires les
Îdus renommés de B*. II possédait une acilité merveilleuse pour manier les chiffres et les présenter avec clarté ; aussi eut^il bien vite au trib. de commerce la première place, et ses avis ne tardèrentils pas à faire autorité dans toutes les affaires commerciales.
La noblesse de son caractère, sa modestie exquise, sa générosité parfois excessive étaient à la hauteur de sa science de jurisconsulte; aussi fut-il considéré par ses collègues comme l'honneur du barreau; maintenu pendant Îilus de vingt ans dans le conseil de ordre, il en fut le bâtonnier en 1845 et 1860.
On a quelquefois reproché à Ed. Fave comme une sorte de faiblesse l'excès àe son désintéressement, c'est-à-dire l'excès de sa vertu même. Faible, il ne le fut jamais et quand, après le coup d'Etat de déc. 1851, le commandant Peyronni, compromis dans les résistances et les troubles de Marmande, vint lui demander l'appui de sa parole devant le conseil de guerre, Edouard Faye le défendit avec une mâle énergie et une indépendance rare en ce temps troublé. L épidémie
3ui sévit à B> en 1H70 l'enleva le 15 juil. ans toute la force de son talent. Son éloge fut fait sur sa tombe par M. Poumereau. M. Cellericr, procureur gén., put dire de lui dans son discours de rentrée, le 5 nov. 1871 : « Aucun n'a laissé à sa famille un nom plus complètement aimé et estimé. »
V. son éloge prononcé par M. Labraque-Bor- DR5AVE à TAcad. de Bs le 12 déc. 1878. — Eloge d'Edouard Faye, discours de rentrée prononcé à Tou vertu re des conférences de Tordre des avocats de B% le 22 Janv. 1879, par M. D. Eyqiex. B', imp. i. Durand, 1879.
FA7E-M0NTI6NT( Louis-Armand), fils du précédent, né à B» le 14 fév. 1838. Juge à Nantes le l«f avril 1»>5; substitut à Châteaulin le 18 avril 186rl; à Savenay en janv. 1867, à Tours le 2 nov. 1867, îi B^ le 15 sept. 1869; démissionnaire en fév. 1871 ; de nouveau substitut à B< le 18 juillet 1873; démissionnaire api*ès la démission du maréchal de Mac-Mahon, il s'est fait inscrire au barreau de B> où, comme son père, il s'occupe surtout d'affaires commerciales et maritimes.
FATE (Ernest), magistrat, né à B> le 7 janv. Iâ6. Reçu avocat à Paris en 1856;
inscrit au barreau de B^ en 1861 ; procureur de la Hépubliaue à B^ en sept. 187U ; juge au trib. de B> le 23 juin 18/1 ; cons. à la Cour de B> le 26 fév. 1878; présid. du trib. de B' le 15 fév. 1881; procureur gén. à Limoges le 9 sept. IKu; premier présid. à Besançon le 25 janv. 18fô; U A. et ^.
FEGHTER (Éléonore Rabut, dame), tragédienne, née à B> le 24 avril 1819, de parents attachés à l'illustre maison de Condé. Placée au couvent, sa vocation d'artiste eut à vaincre le préjugé si défavorable aux comédiens dont sa famille était imbue. A la mort du duc de Bourbon, dernier des Condé8(1830), son père, vieux soldat de l'Empire, perdit un puissant protecteur et l'emploi dont il vivait. La jeune Eléonore entra dans une maison de commerce. Elle obtint un jour, non sans peine, que sa mère la conduisit à la Comédie-Française, et dès ce moment elle voulut être comédienne; elle répétait en travaillant ce qu'elle avait entendu et étudiait seule les rôles du répertoire classique. Elle écrivit à M^>* Duchesnois pour solliciter des leçons qui lui furent données gracieusement ; elle i^çut les conseils de St-Aulaire et débuta d'une façon heureuse à la Comédie-Française le 3 juin 1835. Elle n'eut que le tort de trop réussir aux yeux de ses chefs d'emploi. Elle dut accepter aloi*s une offre du théâtre impérial de St-Pétersbourg, où elle obtint de brillants succès. Ayant appris que son père était malade à Paris, elle quitta St-Pétersbourg le 14 août 1837 et entra le 11 nov. suivant au Théâtre de la Galté, mais son talent l'appelait à la Comédie -Française, où elle rentra en 1838, débuta dans les Enfants d'Edouard et y fut applaudie à côté de W^* Mars. La seconde place ne convenait pas à cette artiste, elle alla à Bruxelles où elle obtint de vrais triomphes et le succès la suivit sur plusieurs autres séènes de premier ordre.
M"« Rabut avait épousé Charles-Albert Fechter, comédien distingué, né à Londres, en 1823, de parents français.
FEL (Marie), née à B' le 24 oct. 1716. Elève, assure-^on, d'Isaac Sarrau de Boynet. Débuta en 1734 à l'Opéra avec un succès que constate le quatrain suivant, dont Tauteur n'est pas connu :
Qnelle toIx légère et lonoro Ah I qaa too* Inspiras d« f«ax T D« Fel, TM dotix a«eniu randoat plan tcadra eneora L'amour qni brille daai roa jeaz.
M"* Fel était fort belle; le dramaturge Louis de Cahuzac et Griram, dont Rousseau a immortalisé la passion pour elle au livre VIII des Confesiions, lurent au nombre de ses adorateurs, ainsi que le célèbre pastelliste de Latour, qui a fait d'elle un portrait que