V. Guienne mi7., t. Il, p. 2i
FOIX (Gaston de), fils du précédent, captai de Buch, procéda à la convocation de la noblesse le 12 sept. 1491 comme sénéchal de Guyenne.
FOIX-CANOALE (Frédéric), arriërepetit-fils de Gaston de Fqîx, sénéchal de Guyenne; fut l'un des ennemis les plus acharnés du parti des protestants et perdit dans les intrigues religieuses du milieu du xvi* s. la plus grande partie de sa fortune. Les seigneuries de Cadillac et de Limoges furent achetées par son fière l'évoque d'Aire.
FOIX-GANDALE (Henri), fils du précédent. Héritier des seigneuries de Benauge et de Cadillac. Mouiut en 1573 au siège de Sommières. L'une de ses filles, Marguerite, porta en dot ces seigneuries au duc d'Epemon.
FOIX (Jean de), élu archevêque de B* à la recommandation du roi Louis XII à l'âge de dix-huit ans, l'an 15(H. Il était fils de Jean de Foix, comte de Benauge, captai de Buch, vicomte de Castillon, et de Catherine, fille de Gaston IV. Il était comte de Foix, vicomte de Béara. Ses frères étaient Gaston, père des comtes de Caudale ; Jean, vicomte de Meille, d'où viennent les comtes de Cut^on. Sa sœur Anne épousa Stanislas, roi de Hongrie.
Il eut pour neveux Christophe et François, qui ont tant mérité des belles-lettres et de la science. C'est sous cet arche vomie, dit Lopès, que fut rebâtie la voûte de 1 église St-André, renvei-sée par un tremblement de terre en 1427; ses armes se voient sur la clef de cette voûte proche du grand orgue; sous son administration, le 15 juillet 1521, fut établi à B» le couvent des religieuses de TAnnonciade, fondé par Jacquette, dame de Lansac; à la même époque les PP., de la Mercy s'établirent a b», moyennant une redevance envei-s le chapitre. Jean de Foix accueillit dans son diocèse les PP. Minimes et les plaça dans un monastère oui avait appartenu aux religieuses de ât-Atigustin ou de Ste-Monique. Il mourut à Cadillac le 25 juin 1529 et fut enseveli à Langon dans l'église des Carmes dont il reste encore des ruines.
FOIX, duc de CAKDALE (François de), baron de Castelnau, seig. de Puy - Paulin, captai de Buch, surnommé le Grand Candale, né à B« le 15 août 1512; cons. du roi, évéque d'Aire en 1570; helléniste, philosophe, mathématicien, fonda une chaire de mathématiques au collège de Guyenne le 21 juillet 1591, et la dota d'une rente de 500 livres. On a do lui plusieurs ouvrages de philosophie hermétique et de mathématiques, entre autres : Mercurii TrismegiJiti Pimandran utraque Hngua restitntns, D. Franclsci
Flussatis Catuiallse industria, ad Afoxifnilianuni cassarem eius noniinis quartum, Burditfala*, apud Simonem Millaugium, Burdiçaiensium typographurn, via .lacobea, 157*, in-i", un des chefs-d'œuvre du célèbre imprimeur bordelais. Les caractères grecs sont de toute beauté; Hermès ou Mercure trisniégiste; Pitnandre ou <fe la sagesse et puissance de Dieu, etc., traduit en français par F. de Foix, duc de Candale, B'^, Simon Millanges, 1574, in-8<>, réimprimé en 1579, in-f», par le même, et une traduction latine des Eléments d'Euclide» Mécanicien habile, Candale consti-uisit plusieurs machines de son invention et un jeu d'orgues dont Marguerite de Foix fit don au chapitre de Cadillac. Il s'occupa de la transmutation des métaux et composa aussi un élixir qui devint populaire sous le nom de : Eau de Candale. Il mourut à B' en son château de la me Puy-Paulin le 5 fév. 1504, léguant au couvent des Augustins, dans lequel il fut inhumé, sa riche bibliothèque. Une rue située près de l'emplacement de ce couvent porte son nom. B. de F
\Mphabet8deGtipeHHe,ïi\vtLUv ciBiograpkie universelle ; — suriout : Notes et documents, inédit* pour servir à la biographie de Christophe et de f . de Foix-Candale, éréques d'Aire, publiés imr Ph. Tamizey de Larroulk, B', Leiebvre, 1877, in-8' de 32 pp.
FOIX DE CANDALE (Suzanne-Hennette do), princesse de La Teste de Buch. Sa vie a été écrite par Msr de Belzunce sous ce titre : Abréaé de la vie de ModefnoUelle Suzanne~Henriette de Foix de Candale, princesse de La Teste, etc., Agcn, Th. Gayan, 1707, in-12.
V. sur les de Kotx-Candalc toutes les biogr. gén. et Lco DnoiY?(, Guyenne milit., t. II, p. 241.
FOIX (Louis de), né à Paris au xvi" s. Architecte célèbre ; lit réédifier le phare de Cordouan de 1584 à 1610.
V. les notices sur cet bominc illustre oubliées par M. Tamizey de Larroque dans la Rerue de Gascogne, t. IX, 1875, p. 306; E. Gaillieih, méinoire lu à la Sorbonne en 1884, et Gustave La BAT, Etude sur la tour de Cordouan, B*, 1888, in-V.
FONBEUDE (Noël de), V. Bleynie.
FONFRËDE (Pierre-Boyer), père du Gii'ondin, nég., associé de Jean-Baptiste Journu (le Hollandais), son beau-1'rère.
fut consul à la Bourse en 1774 et 1775, secrétaire du roi au Grand-Collège. Fit construire vers 1780, sur les plans de Louis, le bel hôtel qui fait le coin de la place Richelieu et du coura du Chapeau- Rouge. Avait épousé Ma rie- Angélique Journu dont il eut deux fils, Jean-Baptiste, dont l'article suit, et François-Bei^ nurd, dont le fils aine Philadclphe fut
avocat et le second Paul, otficier dans la
Sarde i-oyale jusquen 1830 et ensuite ans la garde nationale de B'.
FONFRËDE (Jean- Baptiste -Bover), Girondin, fils du précédent, né à È* en 1760; décapité le 31 oct. 1793. Entré jeune dans le commerce, ses affaires rappelèrent en Hollande. Revint à B< au moment où éclatait la Révolution fitinçaise. Elu député à la Convention, il y vota la mort de Louis XVI, mais se joignit à ses collègues de la Gir. pour combattre les Montagnaixls, se montra orateur ému et briUant. U s*éleva contre la dation du tribunal révolutionnaire, demanda la punition des auteurs de la conjuration du 16 mars 1793, et contre Marat un décret d'accusation (16 mai).
Mais la Commune dressa aussitôt après la liste de proscription des Girondins.
Ceux-ci formèrent immédiatement une commission de douze membi^s, dont un des premiers actes fut de faire arrêter Hébert, rédacteur du Père-Duchesne ; Boyer Fonfrède blâma cette mesure et fit mettre Hébert en liberté; aussi le 2 juin, Marat lui-même fit-il rayer son nom sur le décret d'accusation rendu contre ses amis. Mais Ténergique persistance qu'il mit à les défendre le fit envoyer devant le i-edoutable tribunal et condamner à mort.
Il fut guillotiné en même temps que son beau-lrere Ducos. C'était le plus jeune des Girondins. Il eut de son mariage avec M"« Jeanne-^Tustine Ducos qiiatre enfants : Jean-Etienne-Henri dont l'article suit; Camille, Zoé et Clémentine.
W^* Ducos était fille de Jean-Etienne Ducos, bourgeois et négociant de la Rousselle, et de dame Marie Lavau. Une clause singulière de son contrat de mariage nous a paru bonne à reproduire ci-après : « Reconnaissant que Jean Fon- )) fi^e, futur époux, est encore très jeune » et qu'il n'a aucune notion du com- » meree, qu'il faut nécessairement qu'il » se transporte dans les pays éti*angers » pour acquérir des connaissances et se » faire des relations avec les négociants » des principales villes de commerce, il » est convenu, pour l'avantage des futurs » époux et par eux accepté, qu'après la 9 célébration de leur mariage la dite » demoiselle, future épouse, sera placée » dans un couvent par ses père et mère » pendant que le futur époux sera absent, » absence qui durera tout au plus 5 ans. »
FONFRËDE (Berna i-d-Boycr) jeune, né à B*, fils de Pierre-Boyer* et frère du Girondin. Etablit à Toulouse une fabrique «de toile de coton dans le ^enre anglais, épi-ouva des malheurs et lut mis en prison à Ste-Pélagie par ses créanciers. Peu après, en 18U), il fonda à Toulouse une école gratuite d'industrie qui reçut un grand nombre d'enfants des deux
sexes; en 1807 il établit dans sa inanufuclui-e une filature de coton par moyens hydrauliques. Parti pour Londres avec Tabbé Lecomte pour prendre le dessin des machines nouvelles et débaucher des ouvriei*», il dut fuir en toute hâte du territoire de la Grande-Bretagne. Fut un des premiers à B^ gui se montrèrent favorables à la Révolution française.
FONFRËDE (Jean-Etienne-IIenri), publiciste, fils du Girondin, né à B^ le 21 fév. 1788. mort à B» le 21 juil. 18ii. Dirigea d'abord une maison de commerce avec Armand Ducos, son oncle.
Cette maison dura peu et il entra dans la maison de MM. Jourau frères qui étaient ses cousins et avec lesquels il travailla jusqu'à la fin de sa vie, faisant marcher de front ses travaux d'affaires, de littérature et de politiaue. Il entra dans le journalisme en 1820 en fondant à B> la Tribune de la Gironde, feuille libérale foi>t remarquable qui fut supprimée à la suite de plusieurs procès.
Plus tard il écrivit dans VIndicateur de B* et fit preuve d'une gi-ande vigueur à l'occasion des journées de juil. 1830. Il se consacra dès lors à la défense de la nouvelle dynastie et devint le plus distingué des journalistes de pix>vince. Il lutta énergiquement en faveur des principes de la liberté commemale et du libre échange; ses articles étaient lus dans toute la France avec autant d'avidité que ceux des grands journaux de la capitale, et Ton peut dire que c'est de lui
3ue datent les idées de décentralisation e la presse. Ses œuvres ont été recueillies par M. Alcée Camp an, son collaborateur, B«, 1844-47, 10 vol. in^. On en a extrait les parties les plus intéressantes : Questionn d'économie publique, B» et Paris, 1846, 2 vol. in-8«; Mélanges, id., id., 1 vol. in-8<*. M"^* Campan a fait don à la Bibliothèque de la ville de B' de 40 vol. in-4o contenant les papiei*s ou impiimés ayant appartenu ou relatifs à notre illustre journaliste.
H. Foufrède publia dans le Mémorial bordelais des poésies politiques sous le
fiseudonyme de VEt^nite de la Gironde.
I a collaboré aussi au Courrier de B^ et au Journal de Pains.
Ses concitoyens lui ont élevé un monunfent funéraire au cimetière de la Chartreuse.
V. Alcée Campan, Eioge Aw/. de H. Foufrède, B«, 1842, in-8'. — Fkrbos, id., id.
FONSEGRIVE-LESPINASSE (Georges- Pierre), né à St-Capraise-de-Lalinde (Doi-dogne) le 19 oct. 1852. S'est formé seul, à l'aide de quelques conseils des prof, de la Fac. des lettres de B»; est devenu agi^gé de philosophie en 1880; a été successivement instituteur adjoint à l'école publique de Mussidan (Oordo-
gne), 1873; maître d'étude au collège do Bergerac, 1873; prof, d'hist. au collège de Blaye, 1874; prof, de philosophie au collège de Bergerac, 187o; au lycée de Montauban, 1880; au lycée de Pau, 1884; au Ivcée d'Angouléme, 1885; au lycée de B*, 1887. Parmi ses travaux nous citerons : Essai sur le libre arbitre, sa t/iéorie^ son histoire, Paris, Alcan, 1887, in-S", ouvrage» coui-onné par l'Institut.
FONTAINE (Jean), fréœ dominicain, architecte, né à B». Acheva la construction de régHse Notre-Dame, sur les plans de Duplessy, après la mort de ce dernier (1693); fut l'architecte du château de l'évéque de Condom. Il avait, dit Laboubée,
fdus de mé rite pour la décoration que pour a distribution. Mourut jeune en 1720.