V. Gallia ckristittna, t
GALLT (Jean-Alexis-Edouard), chanteur et directeur de thèAtue, né à B* le 15 août 1853. Lauréat du Consen'atoire de Paris, engairé comme basse noble à rOpéra par M. rialanzier en 1875, a tenu successivement Temploi à Lyon, B>, Anvere, Opéra populau'e de Paris, Liêçe. A créé au Grand- Théâtre de B« les rôk's de Mots*', du roi dans Hanilet, directeur de théàtiv à Liège et à Anvers, où il a monté des ouvrages inédits d'Hector Salomon, tle Grisy, de Besnard et de Théodore Dubois. "Epoux de M"« Geneviève (ially-Latochelle, née à Paris le5déc. 1856. 1«f prix du Consenatoire, l™ chanteuse légère à Lyon, B», Anger-s, Nantes, Barcelonne, Alger et Liège. M"»» Geneviève Gally-Latochelle a créé à Liège les Contes d'Hoffmann et UabenrHaniPt, de Théodoi-e Dubois, et à B« Ophélie iïHanilet, Virginie de Paul et Virginie et est aujourd'hui installée à B* comme pi'of. de chant. A. L.
GALOS (Henri), né à B> en 18^5, mort H B> le 3 juillet 1K73. Avait à peine 25 ans quand il débuta dans la vie politique par un acte de courage et de générosité. En 1830, il arracha M. de Cur/ay, préfet de la (iir., des mains des énerguinenes qui s'étaient emparés de lui pour le jeter à IVau et réussit à lui donner asile chez son père, l'un des chefs du parti libéral. En lïSn, lesélecteni-s de la (tir. se rappelant la belle conduite de M. Galos en 1830, et considérant l'étendue de ses connaissances en économie politique, surtout sa facilité d'élocution, l'envoyèrent à la Chambi-e où il ne tarda pas à prendi-e une place considérable parmi les défenseurs de la liberté commerciale : au mois lie mars 18i2 il était nommé directeur des colonies. En 1848, il fut un des pi emiers à donner sa démission, et M. Arago, ministre, l'appréciait à tel point qu'il le consulta sur le choix de son succes&eur; rendu à la vie privée, il fournit fréquemment à la Revue <//.'» Deux-Mondes des articles remai^qués sur les colonies, l'esciavagtî et la politique gén. En 1852, ses idées libérales, quoique modérées, le désignèrent à la commission mixte qui siégeait à B«, et il eût été déporté sans l'intei'vention spontanée de son oncle, le maréchal Baraguay d'Hilliera. Elu memb.
du cons. d'administration du chemin de fer des Ardennes, puis de celui des chemins de fer de l'Est, il y acquit vile l'esli-
me et raffection de tous ses collègues. En '1871, les électeurs de la Gir. songèrent à le nommer à l'Assemblée nat., mais il s'elTaça pour faciliter une combinaison pitipix* à rallier les voix du parti conseï^vateur. Nommé par M. Tniers memb.
du cons. supérieur du commeree, il entra à la même époque au cous, supérieur de l'instiiictiou publique; il terminait un rapport pour ce dernier conseil lorsque 1? mort le surprit en 1871. Son éloge fut prononcé sur sa tombe par M. d'Ariste. Il eût été heureux pour la France que la génération à laquelle appartenait M. Galos eût compté oeaucoup de citoyens tels que lui, aussi généreux dans leurs aspirations, aussi sages dans leur conduite. Il avait épousé la fille du général Foy. Parmi ses nombreux écrits, nous citeixins : La tnnrine mat^ rhande, Amvot, 1865, in -8". l\ était O --
GARAT (L'abbé Laurent), avocat au Pail. de B«, memb. de l'Acad. de B» le 16 août 1750, prof, de philosophie au collège de Guyenne; bourgeois de B» le 1er ftiy. 1764. 11 était le cousin de Dominique (îarat l'aîné et du comte Garat, ancien ministre, sénateur. B. de F.
GARAT (Pierre), médecin, né à Sare (pays basque). Avait épousé Marie Hiiiart; était le père de Garat l'alné, avocat au Pari, de B», de Dominique Garat et de Joseph Garat, ancien ministre, devenu sénateur. Les ascendants de Pierre Gai^t remontent directement de fils en père iusqu'à l'an 1516. Tous ont habité le pays basque.
GARAT l'alné (Dominique), né à Ust:iritz (Basses-Pyrénées) le 12 déc. 1735.
Vint à B» en 1755; il y commença sa fortune et celle de sa famille; y épousa en 1762 la fille de M. Gouteyron, chinii-^ gien du maréchal de Saxe, musicienne et cantatrice distinguée. Devint prof, de philosophie au collège de Guyenne en même temps que l'un des avocats les plus occupés du barreau de Bk Nommé député du tiere état par le bailliage de Labour aux Etats généraux en 1789, il s'y montra partisan de l'opinion constitutionnelle ; memb. de l'Assemblée constituante, il fit partie de la délégation chai^ gée d'accompagner Louis XVI de Versailles à Paris après la prise de la Bastille.
Dominique Garat se distingua à l'Assemblée constituante, en devint Tun des secrétaires et prit une large part aux discussions relatives aux biens du clergé, combattit les prétentions des évéques. A la fin de la session, quand il vit les passions déchaînées, il renonça à tout rôle politique et se retira dans son pays en 1/91, où il mourut le 16 nov.
GAR
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1799j laissant quatre fils, Francisque^ Mailla, Doininiquc-Pieri'e>.lean et Joseph- Doniinique-Fabry, dont les articles suivent.
Son frère Joseph, dit Garât le jeune, était son collègue aux Kt<it:j généraux, mais dans un camp o|)posé qui le poussa à être ministre de la justice sous la Convention en remplacement de Danton. Il fut plus tard nommé comte et sénateur de l'empire.