V. Chacvot, Le barreaj de B; p. 57 h
GARAT (Francisque), volontaire à Tarmée du Rhin, avait une charmante voix et chantait souvent pour entraîner ses camarades. Son oncle le ministreécrivain a dit de lui : « Ce Tjrtée qui n'était pas boiteux. » Secrétaire d'ambassade en Italie, puis employé des douanes, a eu deux fils : Dominique- Joseph, directeur des douanes, et Dominique-Joseph-Jules, médecin, dont les articles suivent.
GARAT (Mallia), frère du précédent.
Fut memb. du tribunat sous TEmpire.
GARAT (Dominique-Pierre-Jean), Tun des plus grands chanteurs qui aient existé, frère des précédents et neveu de Joseph Garât, ministre sous la Convention, né à B» le ttt) avril 1762. Commença son dit)it à B* où il reçut les premières leçons de musique de Beck, oui dirigeait Torchestre du grand-théâtre ae cette ville et qui fut plus tard professeur au Conservatoire de Paris. A l'âge de seize ans, il se rendit à Paris, voyagea avec Rode, puis revint à Paris en 11^2 ; fut présenté à la reine, à Versailles, où il devint de suite le principal attrait de ses concerts. Il joi- (Hiait à la voix la plus suave un goût exf]uis, un esprit facile, une ligure aimable.
(rarat resta lidèle au malheur; le succès qu'obtint, après les journées des 5 et 6 octobre, la romance Vous qui \uwU»z un coiur sensible, dans laquelle il faisait allusion aux infortunes de la reine, occasionna plus tard sa détention. Garât, rendu à la liberté, donna des concerts à Feydeau, puis en Hollande, en Angleterre, en Allemagne et en Espagne. En 1795, il se fit entend i-e à Paris avec un succès tel que Tannée suivante, lors de la création du Conservatoire de musique de l*aris, il fut chargé de la classe de perfectionnement du chant, étant jugé l'artiste qui connaissait le mieux toutes les ressources de la voix. Il fut surnommé, par ses contemporains, VOrphêe niodi'nie. Mourut à Paris le X^'f mai^ 1823, après avoir été sans rival en Fiahca comme professeur et comme chanteur.
GARAT (Joseph-Dominique-Fabry), né à B» en 1774, frère consanguin du précé- (bnt. Il eut comme lui, mais à un degré
moins élevé, de grandes dispositions pour le chant et excella surtout dans la romance; il fut employé d'administration en Belgique, puis en France où il relnplit les fonctions de sous-chef de bureau au ininistÎM'e des finances. Donna des leçons de chant, et se fit entendre lui-même comme chanteur.
Parmi les romances publiées par cet artiste on remarque : Sentinelles, prenez garde à vous/ le Troubadour gaulois, le Retour de Vhéroîne de B*, etc.
GARAT (Dominique^oseph), né à B'' en 1812, mort à Montpellier en 1878, fils de Francisque Garât et neveu du célèbi-e chanteur. Fut longtemps directeur des douanes à Montpellier. Auteur d'un volume fort intéressant mais peu au courant de la science, surtout au point de vue linguistique, et aujouixl'hui épuisé, intitule: Ongitie des Banques, Paris, Hachette, in-12. Son grand-père avait laissé un ouvrage manuscrit sur le même sujet. (V. la Bioyr. positive de J.-J. Dubochet.)
GARAT (Dominique-Joseph- Jules), né à B» le 4 juin 1821, frère du précédent. Reçu docteur en méd. à Paris en 1845, méd. des hôpitaux et hospices de B>; méd.-major d u bâtai lion des sapeui's^ompiers pendant trente ans, méd. du dépôt de mendicité, des contrib. indirectes.
Auteur de plusieure rapports hospitaliei*s d'une valeur réelle. Poète à ses heures, il a publié en 1887, sous le pseudonyme de HiDENDO, une plaquette intitulée :
Fables, contes et sonnets; il prépare un volume de vers qui paraîtra, dit-on, sous le titre de : Vieux péchés.
GAREL (Helye), sieur des Boisrichers.
Ce poète, iiu commencement du xvii« s., a fait imprimer à B* Snphonisbt*, tiag., Bs Arnaut du Brel, 1607. Cette pièce très rare, que MM. Minier et Delpit ne mentionnent pas «lans le Théâtre à Bordeaux, n'est pas non plus indiquée dans la Bibliothèque du Théâtre frnnçois rédigée par le secrétaire du duc de La Vallière avec la collaboration de celui-ci, 1768, 3 volumes in-8». Le Manuel du Libraire en a parlé d'après l'exemplaire qui faisait partie de la magnifique collection dramatique de M. de Soleinne. On connaît encore d'Helye Garel un petit poème en 4 livi*es intitulé Le triofnphe d'Asttve... à B«, par Arnaut du Brel, s. d., in-16 de 83 p. (ce poème est dédié à M. de Lalanne, présid. en la Cour du Pari, à Bourdeaux, qui parait avoir été le protecteur de Garel); et Les oracles français ou explication allégorique du balet de Madame, sœur aisnée du roj/, ensemble les parallèles de Son Altesse avec la Minerve des anciens, etc., Paris, P. Chevalier, petit in-8% 1615. B. de F.
GAR