‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 261 sur 549 · GEH · texte numérisé non relu

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do 244 p., avec ligures de Desennc). Il en préparait une troisième très augmentée quand la mort le frappa. Sa muse, pleine de délicatesse, a quelque analogie avec celle de Millevoye. A partir de 1820, il se retira dans sa modeste maison de Cenon-La-Bastide, y vécut heureux, sans ambition, entre sa femme et sa iHle unique, travaillant toujours, faisant des vers, des articles de critique et de politique, attirant à son humble foyer, par le charme de son esprit, les gens* les plus haut placés tels que : Walsh, Dupré de Saint-Maur, dcLauroncie, etc La tentative d'assassinat sur le préfet de la Gir. (1« juillet 1830), M. de Cui-zay, qui était son ami, Témut à tel point qu'une maladie de foie dont il était attemt s aggrava et subitement Tenleva à ses amis le 21 mai 1831. Ed. Géraud, marié à une femme qu*il adorait et qui, depuis les premiera temps de leur union, travaillait à le convertir à sa foi, subit le charme et la poésie du cultes catholique; au moment lie mourir, il abjui-a la i*eligjon réformée. En outre de sa correspondance, il a laissé une vingtaine de volumes de mém. très piquants remplis d*amH:dotes et d'histoires inédites, que nous espérons voir pandlre bientôt, au moins en partie.

Géraud tient au xviii« s. par 1 élégance et la pureté du style, la vivacité et la légèreté du trait, au xix« s. par son imagination poétique et i'éveuse,son goût pour le moyen âge, pour les vieux auteurs français; enfin, comme Sainte-Beuve le disait à Victor Hugo, il fut le premier romantique. M'^Desboi-des-Valmore, qui fut son amie, a consacré à la mort de ce poète une élésie, adressée à Gergerès, dont M. B. de F. posstKle une copie écrite de la main de M™« Desbordes- Valmore, et que sa lille M™« Jardel-Géraud possède aussi. On trouve dans le Chansonnier des grâœs un très grand nombre de poésies d'Edmond Géraud qui n'ont pas toutes été recueillies par lui dans ses œuvies. Trois de ses romances ont eu un immense succès sous la restauration : UEmiite de Saint'Avelle, mise en musiaue par Louis Balochi; L'esjtoir des matelots, mise en musique par M™* Pauline Duchambge; Hermosn, mise en musique par Cassel,

V. Elofff d'Ed. Géraud, par Ch. Latehrade D-, r.ouiiouilhou, 18G3, in-8«.

GËRAULT, V. Lanoallerir.

6ERBEAUD DE LAFATE (J.-B ), né à Ribérac (Dordogne) le 2i mars 178S.

Cons. auditeur à la Cour de B* le 24 janv. 1816; vice-présid. du trib. civil de B« le 21 j\iin 1819; cons. à la Cour de B« le H août 182i; présid. de chambre à B* le 8 sept. iH'iO; présid. bon. en 18r)6, il est décédé à Carignan le 2(i sept. 18J)2, i^-, laissant la réputation d'un des magistrats les plus savants et les plus distingués de

la Cour d'appel de B'. 11 avait épousé M»» Catherine-Amélie Caze dont un fils, Guillaume Gerbeaud de Lafaye, né à B^ le 23déc. 1830, juge au trib. de Libounie, donna sa démission en 1868 pour s'occuper d'agiiculture sur son domaine de Hoqueys, à 'Carignan, où il est mort le 2t5 juillet 1886, empoi*taiit les regrets et Testime de tous ceux qui rapprochaient et l'avaient vu toute sa vie tidèle aux vieilles traditions et au culte sacré de tous les devoirs. Il avait épousé M"* Marie Mathilde de Basquiat de Mugriet (Y. ce nom),

GÈRES DE GAMARSAG (le chevalier Joseph de), mort à B*, sa patrie, vei'sl825, d'après MM. Delpit et Minier, auteur dramatique. Nous connaissons de lui : .4iiMi va le monde, com. en 5 a., Paris, Cailleau, 1782, in-8»; La mort de Caton, tragédie en 5 a. d'après Addison, B«, Lawalle, 1814, in-8». B. de F.

GÈRES (François-Jean -Luc-Jules, v'* de), né à Caudéran (Gir.) le 10 avril 1817, mort subitement à nions (Gir.) le 27 oct. 1878, lit ses études au Pasages Œspagne) et à Fribourg chez les RR. PP. jésuites. Dès 18i0, il publiait son premier vol. de vei-s; ce recueil, intitulé Les jyremières fleurs (Pikris, Magen et Cormon, in-12), éclos en pleine période romantique, lit sensation et quelques-unes des pièces qui le composent, mises en musique, obtinrent un grand succès; il annonçait un vrai poète. Jules de Gèi-es le fit suivre de lettres de voyage envovées en 18ii au Courrier de la Gironde où il écrivait, et réunies plus tard en volume sous le titre suivant : Récits de Suisse et d'Italie, Paris et B», Chaumas-Gavet, 185i, in-18. Elu à l'Acad. de B» en 1852, en fut le président en 18S9. Ce poète publia dans les années suivantes : Rose des Algies, légende, Paris, Dentu, 1856, in-12 avec 3 eaux-fortes de Léo Drouyn, poème touchant et d'une inspiration élevée, qui renferme de véritables beautés descriptives et marque l'apogée de son talent; Le roitelet, vei-selets et dédicaces, Paris, Dentu (B<,Gounouilhou), 1859, in-12; Cinq dizains de sonnets entreciniikis d' historiettes en vetvt et autres rimes, Paris, Dentu (B'', Gounouilhou), 1875, pet. in-8»; recueils d'une inspiration et d'une forme très pei'sonnelles, dont plusieui*s pièces sont charmantes. Dessinateur agréable, compositeur distingué à s<>s heures et auteur de mélodies dont quelques-unes, Folie éternelle entre autres, eurent un succès de vogue; il écrivit en outre une foule de vers de romances qui furent mis en musique par A. DE Carayon-Latour, J. Mendês, etc., et publia lui-même quelques l'omances sous le pseudonyme : Rafaél Ermrni. Jules de Gères passa dans son château de Mony,

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près deCadillac-s/-Garonne, où son esprit aimable attirait de nombreux amis, les dernières années de sa vie assombries

f)ar la moii d'un fils sur lequel reposaient es plus belles espérances. On lui doit encore : La lampe du sanctuaire, eausérie, 1^33, in-H»; Totis les hommes sont fous, boutade improvisée, 1854, br. in-B»; Rimes buissonnièves contre Vunifor^ mité, lifôS, bi. in-8»; Noël, lamentation épisodique, 18tS, br. in-8»; Scènes du déluge en i866; Coups de plume; Les hirondelles; Personne n'est heureux; Le cœur d'un enfant, étude; Miguelita, veillée des monts cantabres ; Le rêve lie famille; Les destinées; Fragments de Ûécameron ; Le comte de Peyronfwt ; Pages sacrées (ces pièces, lues pour la plupart à TAcad. de B", ont été publiées dans les Actes de cette savante Compagnie), Rapport sur le concours de poésie nour Vannée 1853, B», Gounouilhou, i854, in-B». Jules de Gères a, en outre, rédigé une très intéressante Table historique et méthodique de documents sur i'Acad. de B», 6», Gounouilhou, 1879, in-S**. Il avait commencé dans les journaux la Provitice et la Guiennc la publication de ses Alphabets de Guyenne, notices pleines d'intérêt sur les illustrations du pays bordelais, que la mort ne lui a pas permis de terminer et que ses amis compléteront probablement avant peu. Jules de Gères est mieux qu'un poète aimable et délicat; Jules Janin, Heboul, Emile Deschamps, Brizeux, professaient pour son talent la plus grande estime, et, ainsi que le disait Ste-Beuve à M. R. Dezeimeris, qui Ta rappelé sur la tombe du poète : « C'est un maitr'e. » M. de Tréverret, son successeur à I'Acad. de B«, a prononcé son éloge {Actes de I'Acad,, 1881). MM. Minier et Delpit attribuent à J. de Gères : Le châtt*au de Mainlfourg, essai dramatique en 5 a., en vei*s, 18ii5, et Un jour au colU'ge, comédie en 3 a., eu vers, 1836. B. de F. M. Jules de Gères n'était pas seulement un poète de premiei' ordre; c'ét«tit un cœur d or. Il comptait des amis dans tous les camps. D'une bienveillance extrême»

il accueillait et encourageait les jeunes gens; c'était un esprit d'élite. A. L.

V. surj. Dc Gèrrs les notices nécrologiques imrucsdans les journaux de la région au moment de sa mort. oct. 1878; Banquet donné par lett membres de l'Académie des sciences, belleslettres et arts de B* àM. J. de Gtres, président , B^ 1800, in-IO; La mort et les funérailles de M. le K»e J. de Gères, B«, Cadoret, 1878, in-8dc 7 pp.

6ER6ERËS (Léonard), D' en méd. à Montpellier. Vint s'établir à B» vei"s 1780. Son fais, François Gergerès, avocat bâtonnier en 1816 et 1837, eut deux fils : !<> Jean- Baptiste dont l'article suit; 2** Lucien, né à B« en 171Ci, admis à la Soc. de méd. de.B» en 1828, son pré.sid. en 1831, tué

dans lïncendie de la rue Borie en 1845. Son fils, Aurélien Gergerès, fut avocat distingué du bari'cau de B^.

GERGERÈS (Jean-Baptiste), né à Cenon-La Bastide en 1791, mort à B'' le 26 juin. 18(K). Avocat, magistrat, bibliothécaire de la ville de h^ de 1859 à 1869. Poète et littérateur, il improvisait des vers avec une rare facilité; il a laissé plusieurs écrits parmi lesquels nous mentionnerons : Hist. et description de la bibliothèque publique de la ville de J5s 1864, in-8», 276 pp., couronné par I'Acad. de B*; Le Cri du cœur, à propos, 1823; La Charité 2)Our les tnorls et la consolntion des vivants, Paris, 1855, in-16; Jérusalem à B^, curieux rapprochement entre Jérusalem au temps de N. S. Jésus-Christ et B» au xi.\* siècle, etc., Paris, Aug. Bray, B», V« J. Dupuy, 1859, in-12, avec deux plans ; Conversion du planiste Hertnann (père Augustin-Marie du Très-St- Sacrement, carme déchaussé), Pai'is, A. Bray, 1861, in-18; La Couronne iwétique du catéchisme, etc., B*, Ducot, 1857, in-16; Le culte de Marie, 1849 et 1857, in-16; un recueil de chansons inédites, etc. B. de F.

GERNON (Joseph-Edouard de), né à Tours en 1811, mort à B« le 13 déc. 1878. Peintre dc pavsaga; élève de Picot et Jules Coignet. Exposa à Paris depuis 1830 et obtint en 1840 méd. de 3" classe, en 1812 méd. de 2«> classe. Plusieurs de ses tableaux furent achetés par l'Etat et des amateurs distingués. En 1848, il vint se fixer à B» où ses tableaux ont figuré pendant douze ans aux expositions de la Soc. des Amis des arts dont il devint l'un des administrateurs. Le musée de B» possède de lui, sous le n» 478, un paysage avec figui-es, auquel on reconnaît de sérieuses qualités.

GERVAIS (Jean-Victor), né à Blaye le 22 août 1823. Courtier en vins, associé de M. Ch. Udande (V. ce nom), viticulteurpropriétaire; memb. du cens. d'an*, de Blaye de 1850 à 1860, et du cons. gén. de la Gir. pour le canton delilaye depuis 18<)9; a fait partie de la comm. départementale de 1872 à 1887, son président depuis 1884; délégué par le cons. gén.

auprès du ministre au sujet du chemin de fer du Blayais; délégué cantonal, il a fait partie de 'nombreuses comm. administi-ativesdontii a été souvent le i*appoi'teur.

A introduit dans son beau vi^^noble de Bavoliera et dans celui de la Rivallerie qu'il exploite avec M. Ch. Lalande, d'importantes améliorations culturales qui lui ont valu : pour Bavoliere, la premièi-e méd. d'or du comice agricole de Blaye, et pour la Rivallerie la grande méd. d'or de la Soc. d'agriculture de la Gif. en 1870. î,5; en juillet 1882.

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