‹ Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la GirondeChapitre 264 sur 549 · V. CoxNiNAY, Pari, de B», pp. 133 à · texte numérisé non relu

V. CoxNiNAY, Pari, de B», pp. 133 à

GILLET DE CASTELNAU, V. Castelnau.

OIMET fils atné, négociant à Bs né à Bergerac vei-s 1775, mort à B» vera 1840, s'occupa toute sa vie de travaux publics. Â publié : Navigation de Vlsle et du Drot; Construction des ponts de BergO" roc, Agen et Aiguillon; Transformor lion des dunes, etc., B', imp. Brossier, 1821, in^o.

61NTRAG jElie), né à B> le 0 uov. 1791 , mort à B< le o déc. 1877, fils d'un libraire.

Lauréat de l'Ecole de méd. de B' et de la Fac. de méd. de Paris dans les concours de récole pratique en 1811, 1812, 1813:

docteur en 1814. Revint à B'^ où il

Srofessa, à l'école secondaire de méd.

e 1813 à 1830, Tanatomie et la phvsiologie, et, de 1830 à 1863, la clinique interne; fut, de 1846 à 1871, directeur de cette école qui devint une des plus florissantes ae province. De 1824 a 1838, successivement médecin adjoint de l'hospice des enfants assistés, de l'asile des aliénés et de l'hôpital St-Âadré, méd. titulaire de cet hôpital en 1838. De 1823 â 1827, lauréat des concoure ouverts par les Sociétés médicales d'Evreux, de Caen, de Metz, de Louvaln, de Liège, de Douai; en 1843, prix Civrieux, décerné par l'Académiedeméd. de Paris^ memb. de TAcad.

de B> eu 1823; son présid. en 1854; memb. de la comm. des hospices de B* de 1854 à 1871 ; corresp. de l'Institut (Acad. des se.), 1864; memb. bon. de l'Acad. royale de méd. de Belgique et correspondant d'un grand nombre de sociétés savantes françaises et étrangèi-es. Présid. du congrès médical tenu a B* en 1845; l'un des viceprésid. du Congrès médic. international de Paris en 1867. Fut appelé en 1845, 1854, 1866 par le ministre de l'instruction publique à faire partie de la comm. chargée des questions relatives à renseignement de la médecine.En 1840, corresp.

et en 1857, memb. associé de TAcad. de méd. de Paris ; {^f en 1843 O. ^ le 14 août 1868. A écrit de nombreux mém. insérés dans les Actes de VAcad. de méd. de Paris. Son principal ouvrage publié à part est: Cours théorique et pratique de pathologie interne et de thérapie médicale, lKj3, 7 vol. in-8°, Paris, Germer-Bailliére. Cet ouvi*age, auquel M. Gintrac a travaillé plus de trente ans, est le i-ésumé de tous les travaux de cet illustre savant et praticien. On a donné son nom à une rue de B*, longeant la Faculté de méd. de B*.

6INTRAG (Henri), uô à B« le 3 fév.

1820. Fils du précédent, entra de bonne heure à l'hôpital St- André, y fut prosecteur, puis interne, recueillant avec son père les matériaux du Cours de pathologie interne, monument que ce dernier devait publier plus tai'd. Parti pour Paris en 184z, fut reçu docteur eu médecine en 1845; visita les hôpitaux d'Allemagne, d'Angleterre, les stiitions thermales des Pyrénées et vint s'établir à B« où il prit vite un j>ang distingué parmi les praticiens de la ville; médecin des épidémies; memb. du cons. central d'hygiène publique, il montra un dévouement sans borne loi-s de l'épidémie cholérique de 1854:

médecin de Thôpitid St*André en 1849;

Îrof. â l'école préparatoire de méd. eu fô4; succéda à son père en 1871 comme directeur de celte école, à laquelle il

UIH

donna un ^rand développement. Ses etrurts, combinés avec ceux de la municipaliU'; lionielai»*, venaient d'aboutir à la translbnnation de cette école en Faculté mixte de méd. et de pharm. et il en avait été nommé doyen, loi'squ'une lon^'ue et dernière ciisê d'un mal incurable 1 enleva, en 1878, à Tatrection de ses nombreux amis et à la science qui lui devait tant. Henii G intrac ne l'ut pas seulement un savant et habile médecin; ce fut le professeur le plus affable, le plus dévoué ; à raménitc la plus touchante, il joi};nnit le désintéressement le plus complet, la charité la plus constante et la plus discivte. Memb. de la Soc. de méd. et de chiiiirgie, il en fut successivement le secivtairc et le présid.; memb. de la Soc. des se. physiques et nat. de })* et de TAcad. de B*;'memb. correspondant de J'Acad. tie méd. de Paris, dont il fut deux fois lauréat ; memb. de la Soc. des se. méd. de Bruxelles et de plusieui'S autres soc. savantes. îSj en 186/, O I <^n 1878. M. le \}' Levieux a prononcé son élo^e à rh6- ]iital St-.\ndr(ï, dans la séance d installation de rintertiat le 10 nov. 1879; il Ta fuit suivre de la liste de ses nombreux travaux. M. Guéneau de Mussy écrivait : « Quand fut annoncée, à T Académie de Paris, la mort d'Henri Gintrac, la doul(>ur était sur tous les visages; son nom, ajoutait-il, vivra dans notre science associé à celui de son j)ère, mais son souvenir restera dans le cœur de tous ceux qui l'ont coimu, comme un modèle de toutes les vei'tus, de toutes les qualités qui font l'honnôte homme et le médecin éminent.»

Décédé à B« le 1" déc. 1878.

6INTRAC (Jean-I^uis), artiste peintre, des-^inîiteur-lithographe, né à B» le 7 nov. 18()8. Fit les premier pas dans la vie ai'tistiquesous TimpulsiondeM. Edmond (ié aud. Klève de Jean-Paul Alaux, partit pour Paris, recommandé par Jacques Ara go et M. Fielfé: entra dans l'atelier de («utUaume (iuillon U> Thière, et le 27 s.»pt. IKK) fut admis à l'Ecole des b<>aux-arts.(îintraclit quelques tableaux d'histoire, de nombieux poi'trails à l'huile et au pastel, mais son goût paiiiculier l'entraîna à peindre des paysages et surtout des sujets de genre. Le musée de B* possède de lui : n" 481, Un chansfur à l'affût ; n» 4W, Hnhitants îles Landes; w^ ^ij Moitu^H enquête. Gintrac exposa au salon de Paris en 1831, 32, 34 a 37 et vint se fixer à B« en 1837 où il eut de nombreux élèves, et dessina divei-s monuments du dépailement pour la Commission des mon. hisl. de la Gir.; en 1842, il fournit plusieui's dessins à Alexandre Ducourneau pour sa irHientu: fnstorUfne et vionumentaU'; il lit ensuite des illustrations pour une traduction de Milton, pour le journal V Artiste de Paris, et pour V Avant-Scène de li», qui publiait

de jolis dessins sur les types du jour (1Kfi3). Il fit aussi des illuslrations pour la Galerie du Miroir, quelaues-u nés inspirées par son bon camai*aae Grand ville. Gintrac fut aussi l'ami de Carie Veniet, de Pierre Lacour et de piBsque toute la pléiade d'artistes célèbi'es que B* fournit au monde aitisticiuc de 1820 à 18iO; il eut aussi dans la haute société de B* de nombreuses relations et même des amis au nombre des(|uels nous citerons M. de Bclhmann, maire de B>, avec kHjuel il ûi en 1846 un voyage de deux mois en Italie, d'où il rappoVta un grand nombre de délicieux croquis ou dessins précieusement conservés par sa lille M»* Sorbet.

Fut, en 1851, un des fondateurs de la nouvelle Soc. des Amis des arts et pi*it paii au salon de B'' de 1850 à 1854, de 1858 à 1861, de 1866 et 1867 (avait exposé en 1827, 29, 30). Vers 1853, peu après l'épooue de son mariage, Gintr-ac s enferma aans la vie de famille et s'occupa surtout d'objets d'art ancien. Le 20 juillet 1886, il mourait subitement sous ses beaux ombrages de Caudér^n.

V. >otirc do M. Ch. MAiiioXNEAr. rontcnani la liste des iruvres de (ilntrar ayant fleuré aux expusitions, br. in-8*, B*. Gounouilnou,

GIRARD (J.), poète des premières années du xvii« s., né à Bazas. On tmuve cinq pièces de sa composition, deux en vers latins, trois en vers français, aux premiers feuillets du volume de Jean d*Intras, intitulé Le preAtsoir mystifiue, Paris, Uobei-t Fouet, 1605, petit iii-12.

B. de F.

GIRARD DU HAILLAN (Bernard de), SiMgneur du Haiilan, historien et litté:'^teur, né à B* en 1535, de I^misdeGii'aiil qui fut, pendant quarante-cinq ans, lieutenant de l'amirauté de Guyenne.

Avant abjuré la religion calviniste en 155."), il fut successivement secrétaire de F. de Xoaille8,év«k|ue de l)ax, qu'il accompagna dans ses ambassades d'Angleten^ en 155()etde Venise en 1.557 ; secrétaire des linanc(>s du duc d'Anjou, auquel il dé<lia en 1570 son livi-e de VEtat et succès des affaires de Fra9we; nommé par Charles IX historiographe de France en 1571 et, par Henri III, généalogiste de l'ordie du Saint-Esprit, pou nu d'une pension de 1,2(X) écus en 15y5; il mourut à Paris le 23 novembre 1610 et fut enteri-é dans l'église St-Eustache.

On lui doit la première hist. de France écrite en français sous le titre suivant : Histoire de France depuis P h aramond jusqu'à Charles VIIl; malgré les eri-eui*» et les puérilités dont elle est pleine, Augustin ThieriT a décerné à du Haiilan le titre glorieux de pt're de l'Histoire de France. Notre auteur possédait dans la paroisse d'Ey^ines la maison noble du

GIR

GIR

Haillan dont il prit le nom et qui est aujourd'hui le centre d'une paroisse et d'une commune. Son portrait se trouve dans son livre L'Etat et succès , etc., éd. de 1572 et suivantes, ainsi que dans son Hist. de France^ éd. de 1572, in-P».

B. de F.

V. la liste de SCS nombreux ouvrages dans les Alphabet» de Guyenne. — V. aussi MoHKni, l. ni, etc.

GIRARD (Etienne ou Stephen), matin, négociant et philanthrope célèbre, né le 20 mai 1750 à B>, rue Ramonet, aux Chartrons ; mort à Philadelphie le 26 déc. 1831. C'était le second des dix enfants de PieiTC Girard, capitaine de navire, et d*Anne-Marie Lafargue. Tous les actes de Tétat civil relatifs aux Girard sont conservés aux archives mun. de B>, où ils sont à rheure présente (1888) encore très fréquemment consultés. Sous Louis XV, le capitaine Pierre Girard, avait reçu la croix de Saint-Louis pour avoir, en 1744, dans Tescadre de Brest, au risque de sa vie, éteint le feu à bord d'un vaisseau de guerre incendié par un boulet anglais; lait attesté dans les minutes de M* Pâlotte, notaire de St-Rémy, à B*. Stephen montra de bonne heure le ffoût ae la navigation, mais un accident le força de rester dans sa famille pendant quelques années. Il eut l'œil droit emporte par un éclat de coquille d'huître. Son éducation fut d'aboitl très négligée; son caractère était taciturne et très entier. Son père s'étant remarié, Stephen fit un jour à table une scène si violente à sa belle-mèi-e que Pierre Girard se décida brusquement a l'embarquer sur le Pèlerin, capitaine Courteau, avec un chargement de marchandises d'une valeur de 60,000 livres.

1/enfant n'avait encore que quatorze ans. Son premier voyage dura dix mois et lui rapporta quelque profit. Le 4 oct. 1764 il partit de B» pour son second voyage, et ne revit jamais sa ville natale. Il arriva à New-York et s'associa d'abord à Thomas Randall. qui commerçait avec la Nouvelle-Orléans, Port-au-Prince et les Indes occidentales. Pendant la guerre de l'Indépendance, en 1776, le brouillard et la tempête le jetèrent dans une large baie

au'il apprit être celle de la Delawaro. Il ut rester à Philadelphie où les vaisseaux ne pouvaient plus aborder, à cau.se du blocus. Ce fut ta source de sa fortune. Il s'établit à Mount-Jolly, pi-ès du camp des troupes américaines et plus tard a Philadelphie où il épousa la belle Mary Lum, fille d'un constructeur de navires. Stephen Girard admirait beaucoup la forme du gouvernement républicain, ce qui^ dit son biographe américain, est si naturel chez un Bordelais. Il se fit alors naturaliser citoyen de Pensylvanie. Voici les noms de quelques-uns de ses navires :

Voltaire, Hetvétius, Good French,

Montesquieu, Rousseau, North AniB' r'wa, le Superbe. Ce fut avec ces vaisseaux qu'il créa sa prodigieuse situation commerciale, malgré les peiles qu'il subit lors de la révolte des nègres de Saint-Domingue en 1793. Les capitaux immenses qu'il aventura haixiiment et heureusement dans les grandes crises de la fédé lotion pour soutenir le crédit public lui firent accorder le privilège unique de la Banque qui porte encore son nom.

Giraixl, en sa qualité de Français, était mal vu des habitants de Philadelphie, mais son admirable dévouement pendant la fièvre jaune, alors que chacun prenait la fuite, amena le revirement de l'opinion; en 1802, 1808, 1819, il fut élu conseiller municipal de cette ville. Il se levait de grand matin et il était si persuadé que le travail est un devoir de la vie, qu il disait : Quand bien même je penserais devoir mourir denmin, néanmoins je planterais encore un arbre aujourd'hui.

A sa moil sa fortune s'élevait à plus de cent millions. Il se montra toujoui's généreux envera les pauvi-es; il fonda le « collège Girard » destiné à recevoir des orphelins de toutes les religions, et le dota lichement, mais à la condition expresse qu'aucun prêtre ni ministre d'un culte quelconque ne pourrait en avoir la direction. Les funérailles de Girard eurent lieu aux frais de l'Etat, bannières déplovées et pavillons en berne. Il fut enseveli dans le caveau du général Lallcmand, qui avait épousé l'une de ses nièces. Giranl faisait vivre à Philadelphie plus de 3,000 pei'sonnes. E. G.

V. Life and Charaeler of Stephen Ginrd oflhe cHyoryhiladelphitt. ctc.,by HarryAlcke Iicgram, 3' édit., Philadelphie, 18H6. în-8*. 186 p., avec portrait gravé. — Biographie des hommes, Sov. Franklin, in-8% — Revue des Deux-Mondes, mal 1888, p. 149.

GIRARD DE MONTBRUlf (Jean), frére cadet du précédent, né à B^ le 12 août 1751. Reçut dès son bas-âge le nom additionnel de Monbrun en souvenir de sa grand'mère maternelle. Plus studieux que son frère, il fit ses études à Sorèze, étudia le droit, mais le second mariage de son père, en 1777, lui fit tout abandonner pour la carrière maritime. Fit les voyages des Antilles, acquit à St-Domingue une grande fortune, mais l'insurrec* tion de cette Ile le ruina. Aidé par son frére, il reprit les voyages tantôt heureux, tantôt sans résultat, longtemps périlleux par suite des pirates. Il mourut lo 4 nov. 1803 de fièvres et de fatigues physiques et morales, loin des siens, dans la petite lie de St- Vincent, où son dernier navire, la Lucy, avait été conduit et vendu aprés sa capture par un croiseur anglais, au mépns de toutes les lois internationales, Girard étant naturalisé citoyen américain.

GIR

GIR

Sa vie a été écrite et publiée en 1888, en Amérique, par M. Henry-Alcée Ingram diaprés quatre cents lettres originales contenant des documents très curieux sur les conséquences d^astreuses de la Révolution française dans nos colonies américaines, sur les diflicultés des armements sous le Consulat et sous l'Empire. Ce volume publié avec luxe contient son portrait et celui de sa femme Eléonore O'Ncal M« Mullin, née à Philadelphie, mais Irlandaise d'origine.

6IRARB (Jcan-David-Paul), né à Villoneuv(Hiur-Lot le 21 août 18%. Elève du collège royal de B*, prix d'iionn. de philosophie en 1845; avoc. en 1840, inscrit au liarroau de B« en 1852; en fut le bâtonnier en 1872 et 1885. Epousa en 1854 M»« Vaucher, fille de Témment jurisconsulte bordelais. Fut le défenseur du journal la (rui<*ntie et du collège de Tivoli lors de l'application des décrets de 1880 contre les congrégations religieuses. On a de lui: Eloge (le Martignac, prononcé à la iH^ntrcc des conférences du stage le 4 déc.

GIRARDEAU (L'abbé), né le 1"sept.1700 au Pian, paroisse du prieuré de Saint- Macaire, mort en mars 1771 au Pian, dont il était curé depuis le mois de mai 17(^. Poète gascon, auteur de Noêla en patois et d'un compliment en vera à Monsei-

§neur le premier président Le Berthon, cmi-feuille in-4«, s. d. On attribue à Girardeau un poème en vers gascons de huit syllabes conti*e les Jésuites, intitulé : Jjtis Macatienties, Nankin (Langon), chez Romain Macarony, imprimeur ordinaire du public, à renseigne de la Vérité, 17©, in-8». Ce poème spirituel et plein de ver\c, une dt« meilleures productions des muscs gasconnes, devenu très l'are, a été reimpiimé sous le même titre chez Gounouilhou, en 1 vol. in-8° de 114 pp. par les soins de M. Reinhold Dezeimeris, avec une notice sur l'auteur. Quelques ronseignoineuts compris dans cette notice avaient été fournis a M. Dezeimeris par M. Virac. B. de F.

V. G. Bri'nkt, Sotices et extruiii 4e quelquei oupragei écrits en patois du midi de la France. 1840, p. 181.

6IRA0D (Guillaume-Octave), né à la Pointe-â-Pitre le 4 mai-s 1826, mort à Paris le 26 nov. 1865. Son corps a été transpoiic à B'', à la Chartreuse, par les soins de sa famille. Poète et écrivain politique: se fixa à B> en 1834; il fut en 1848 un des rédacteura de la Tribune lie la Gironde et inséra de nombreux articles de variétés dans la Giwnde, dans le Progrès, la Revue de B* et la Presse, dirigée par E. de Girardin. Il a publié deux recueils de poésies intitulés : Béves d'or venir, 1859, in-12, et Fleurs des Antil-

les, 1863, in-12; et un volume d'économie sociale L'abolition de VesclavagCf B', 1861, in-12; son Etu4e sur la vie et les ouvi*ages du marquis de Saint-Marc, Paris, Aubry (B«, Gounouilhou), 1880, in-8», a été couronnée par l'Acad. de B' en 1838. En relation avec les hommes les plus remar(][uable8 de son épocfue. en commerce d'amitié avec Renan, Littrc, Michelet, Edouard Laboulaye, le chantre des Antilles commençait à être connu^ partant apprécié quand il mourut. L'éditeur Charpentier lui avait ouveri les colonnes de sa Bévue nationale, mais ce n'est qu'après la mort du s>'mpathique créole qu'y fut

Êubliée son Etude sur le général Foy.

iraud a laissé en mourant un ouvrage encore inédit, intitulé : L'homme noir, et dont Victor Hugo avait promis d'écrire la préface; il a entretenu avec Michelet une longue correspondance. Les lettres de l'illustre historien, aujourd'hui en la possession d'un parent de Giraud , M. Paul Berthelot, i^dacteur de la Gironde, méritci-nient certainement d'être publiées; elles font paraître sous un jour aimable et tout à fait charmant Octave Giraud, homme rempli de cœur et d'une vive intelligence, qui n'avait pas dit son dernier mot quand une mort prématurée l'atracha à sa famille éploree et à ses nombreux amis. B. de F. et A. L.

V. Jo!f M!(, Elégie à feu Oclme Giraud, Saintes, 1866. — La Gironde du 28 nov. 1865; dans le in^mc Journal, commencement de 1866, un article développé de M. Paul Lavigse, sur Giraud; et dans le Progrès, Repue de B; de la mémo époque, une étude de Charles Latbrradi sur le charmant poète. Le photographe FocRiÉ, de B*, a exécuté un remarquable portrait d'Octave Giraud.

GIRAULT (Nicolas-Ennemond-Alcide),

f peintre d'histoire et de porti*aits, né a B< e 1" avril 1836. Elève de Julien Pallière, de J.-P. Alaux et 0. Gué, de l'Ecole des beaux-arts à Paris, dont il a été deux fois le lauréat, et de M.E. Signol; 1«<'prix de peinture à l'école de B* en 1060; pensionnaire de la Ville de 1861 à 1865. A exposé : aux salons de B\ 1860, 1872, 1873, 1876; à l'exposition univei-selle de 1867 (dessins d'art appliqués à l'industrie qui ont obtenu une mention honorable); au salon de Paris 1870.

A exécuté de nombreux travaux de peintures murales et tableaux dans des églises de la région : église «St-Paul et chapelle St-Jacques à B^, à St-£stèphe (Médoc), à Angouléme, à Luçon; prof, de dessin, aprâ concours aux classes de dessin des écoles communales de Paris de 1865 à 1872, à l'Association polytechnique de 1866 a 1872, à la Société philomalhique de B< depuis 1874; a reçu une médaille d'argent de la Société philomathique ; U A. en 1883; membre du jiïty de l'exposition de B« en 1882; membre de la .Société archéologique

GLA

GLA

de B". Il a publié dans le Bulletin de cette Soc. plusieurs dessins ou travaux; nous citerons entre autras : Notice sur les poteries noires à emblèmes chrétiens du IV» «u v« 8.M876; Mosaïque de la rue Gouvion, 1^-78.

6IRESSE LA-BETRIE (Jean-£iie de), né à Bazas le 27 juin 1780. Fils de Jean- Elie de Giresse La-Beyrie, lieut.-gén. de la sénéchaussée de Bazas, et de demoiselle Péî*és du Vivier; fut d'abord cons.-auditeur à la Cour de Paris en 1812, puis attaché en 1814 à S. A. R. Mor le duc d'Angouléme en qualité de secrétaire particulier; eut Thonneur de partager sa prison, en 1815, au Pont-St- Esprit et le suivit en Espagne pendant les Cent-J ours ; fut élu à la Chambre des députés le 14 août 1815 par le collège électoral de Bazas, en même temps que MM. Laine, de Marcel lus. etc.

Le 14 déc. 1817, reçut le titre de seci-ét. des commandements, maison, finances, et cabinet de S. A. R. Mfl' le duc d'Angouléme, depuis Dauphin et prêta serment entre ses mains en cette qualité. Il reçut le titre de baron en 1818; fut nommé maître des requêtes en 1820 et préfet d'Eui-e-et-Loir le 27 juin 1823 en consentant le titre de secret, hon. des commandements de M?'' le Dauphin. Il exerça pendant plus de sept ans les fonctions de préfet ; fut décoré de l'ordre de l'Éperon d'or .de Rome en 1817 : de l'ordre du Phénix d'Hohenlohe en 18i6 et de la ^ en 1828. Il avait reçu en 1814, à B*, la méd. du 12 mai^; donna sa démission de préfet en 1830; se retira dans sa terre de La-Beyrie, a Cudos près de Bazas; revint à F^ris et habita Passy près Paris, où il moui-ut le 26 fév. 1870; fut inhumé dans le cimetière de Cudos. Il avait épousé en 1818 M^i« de Nanteuil de La Norville, dont il eut quatre enfants : MM. Ludovic, Elie, Anatole de Giresse La-Beyrie (ce dernier, propriétaire actuel de la terre de La-Beyrie) et une fille, morte aujourd'hui, qui avait épousé M. le comte de Carbonel de Canisy.

GIRONDE (de), gouverneur de Fronsac en 1325.

6IR0UT, V. BLANCiiAnD.

GLABRIO (Accilius), ihéteur et grammairien bordelais du iv* s.

GLAIRE (L'abbé Jean-Baptiste), théolo-

fien, exégète et orientaliste, né à B» le *■■ av. 1798, mort à Issy (Seine) le 25 fév. 1879. Termina à St-Sulpicc, tout en suivant les cours do Sylvestre de Sacy et d'£u{[. Bui*nouf, des ét'udescommencees au séminaire de B>; ordonné en 1822, il ne (piitta as St-Sulpice et y professa de 1822 à 18S4 e cours d'nébreu de l»"» année. Prof, sup-

fc

pléant de Chaunac deXansac à la So i bonne en 1825, il devint titulaire en 1831 et, en 1841, doven de la Faculté de théologie. De 1827 à 1{£1, il prit les trois grades théologiques, re^'ut les titres de chanoine, puis de vicaire gén. hon. du diocèse de B' ; il était attaché au chapiti-e métropolitain de Notre-Dame de Paris depuis 1840 et cons. de l'Université, ainsi que#; depuis 1845.

On trouvera dans le Dictifinnairc des contemporains de Vapereau l'énumération des nombreux ouvrages de l'abbé Glaire; nous citerons les suivants : Introduction hist. et critiq. aux livres saints, 1836, 6 vol. in-12, 2« éd., 1843; Les liiyres saints vengés, 1845, 2 vol. in-8», 1874, 3 vol. in-8«»; Lexicon manuale hebraîcum et chaldaicum, 1830, in-8«, 2» édit. 1843; Principes de grammaire hébraU que et chaldaïque, 1832, in-8». L'abbé Glaire a encore donné une version de la Bible selon la Vulgate, seule traduction française approuvée par la Cour de Rome ; un Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, 1867, 2 vol. gr. in-8», et de nombreux articles dans l^ncyclopédie du XIX" «., VEncyclopédie catholiaue, la Bibliographie catholique, etc.

Ce savant théologien parlait et écrivait un très grand nombre de langues.

B. de F.

GLASSER (Georges-Chatles-Pierra), né à Ste-Marie-aux-Mines (Haut -Rhin) le 22 août 1846. Sorti de l'Ecole polytechnique en .1867 ; nommé ing. des ponts et chaussées à Liboume le 20 juin 1870, et à B« le l*"" mars 1875 où il a été attaché au ser\'ice de navigation de la Garonne. Pendant la guerre de 1870 et 1871, il a concouru à l'organisation des batteries d'artillerie de la garde nationale mobilisée de la Gir. avec le grade de capitaine. Rentré dans la vie civile, il a fait dans ses deux postes de Libourne et de B' d'intéressants travaux sur les dessèchements des marais, sur l'utilisation des marées pour la submei'sion des vignes phylloxérées, enfin sur la vitesse des courants dans la Garonne, la Dordogne et la Gir. ; ces dernière travaux ont donné lieu à des tableaux très utiles que nous avons reproduits en partie, p. 57 à 64 de notre tome I. Attaché en 1876 aux ch. de fer du Midi, d'aboixi comme ing. de la voie, il a fait exécuter d'importants travaux dans la gare de B* pour la construction de nouveaux ateliers et poui* l'alimentation des locomotives au moyen des eaux de la Garonne, préalablement épurées. Il a dirigé aussi les travaux de constniction de la gare définitive d'Hendajre, etc., etc. Devenu s.-chef de l'exploitation, puis chef d'exploitation adjoint, il a été appelé en 18o4 à Paris au siège central de la C'*, où il remplit aujourd'hui les fonctions de sous-directenr. Il

Page 1