V. sur lui les quatre ouvrages ci tés plus haut
60TA T LUGIENTES (Francisco), peintre célèbre, né le 31 mare 1746 à Fuente- Todos (Ai-açon). Manifesta dès son enfance de grandes dispositions pour les arts du dessin et devint peintre très apprécié par Tori^inalité de son talent. Sa vie fut très agitée et se termina le 16 avril 1828 à B«, ou il s'était retiré vers 1814. Il y fit un ffrand nombre de lithographies. Son tombeau se voit au cimetière oc la Chartreuse. En 1888, ses restes ont été réclamés par le gouvernement espagnol.
V. f Mathkiion, Goya, Bordeaux, 1857, imp. Gounouillhou ; 2* Hokfer. Aokf. biogr. gén., t. XXI, p. 51-t, art. de M. G. Brus et. — Charles ' Yriartk a publié sa Bioor. et Paul Mantz son extrait mortuaire dans les Archives de l'Art français, 1. 1, p., 319. — Larousse, Grand dict.
GOTET DE LAFFERRIËRE ou LA PERRIÈRE (Louis), sieur dudit lieu,
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originaire de l'Anjou. Conseiller référendaire à la chancellerie de B^, puis avocat gén. au Pail. de B» (!«' juillet ll»4) et 4" présid. au même pari, le 7 fév. 1568; nommé en 1570 premier présid. en remplacement de Benoist de Lagebaston en disgrâce, il dut en 1571, sur les l'éclamations de ce dernier et avec ordre du roi, lui remettre cette importante charge et devint 3" pi*ésid., puis 2* pi*ésid. £n août 1572 il concourut à rétablissement du collège de la Madeleine dirigé par les RR. PP. Jésuites et mourut subitement le 2t5 du même mois, laissant la réputation d'un savant jurisconsulte.
GRADIS (David), issu d'une famille portugaise chassée de sa patrie par Tln^uisition, fut un de ces armateurs qui au commencement du xviii«s. développèrent les relations commerciales de B^ avec les colonies. Il avait déjà créé en 1724 et 1727 des comptoirs à St-Domin^e et à la Martinique lorsque, en 1728, il fonda la maison David Gradis et fils, qui existe encore aujourd'hui et qui eut une très grande importance par ses relations avec le gouvernement des rois Louis XV et Louis XVL II mourut en 1751.
GRADIS (Abraham). Abraham, un des fils du précédent, et Moïse Gradis, un de ses neveux, aidèrent David Gradis avec une rare intelligence à étendre le cercle de ses opérations comi)nerciales et furent .ses successeurs (1751 à 1788). Abraham était aussi distingué par sa générosité, ses sentiments élevés, que par sa capacité; il avait su se créer les meilleures relations dans la noblesse et à la cour. Indépendamment du commerce avec St-Domingue et la Martinique, MM. Gradis firent, de 1748 à 1750, des expéditions multipliées au Canada; leur réputation attira l'attention du Père Lavalette, qui entama avec eux, en 1753, d'importantes relations d'affaires. Heureusement pour MM. Gradis, ils obtinrent bientôt après du gouvernement la mission de pourvoir aux approvisionnements d'une partie de nos colonies et ils se virent forcés de renoncer à la clientèle du Père Lavalette, qui les aurait certainement entraînés dans sa ruine. I^s relations de MM. (rradis avec le gouvernement durèrent 32 ans; elles eurent surtout de l'importance de 1755 à 1767 ; pendant cette période, MM. Gradis furent a B« les correspondants commerciaux, les agents de divei'S ministres de la marine. Ils furent chargés, pour le compte de TKtat, d'armements et d'expéditions, qui exig[èrent l'emploi d'un grand nombre de navires et de fortes avances de fonds.
Ainsi, pendant la guerre de Sept Ans, en 1758, la maison Gradis arma et expédia au Canada une fiotte de 14 navires.
Abraham Gradis mourut en 1780.