V. DKZOBaT, Dur/, de bwfr.et d'kitt.tGi Laroussk
GOU
GOT ou GOTH (Berti-and de), V. Clément V.
GOUBEAU (A.)» naquit à B< le 5 sept.
1814. Son père, modeste artisan, l'envoya d'aboi'd chei les Frèi-es des écoles chi^ tiennes. Ayant obtenu, grâce à la duchesse d'Angoulérne, une lK>urse au collège royal de B', il se fit i^ecevoir bachelier le 22*aoùt ISâ et se rendit à Paris pour y faire ses études de droit. Trois ans après, insent au barreau de B*, il débuta sous le patronage de MM. de Saget et Bavez dont il fut secrétaire. — « Bientôt M. Gou- » beau se fit remarquer par la solidité » de son savoir, son aptitude pour les » affaires, par la fertilité de son invention, » par les lumières pénétrantes qu'il savait » répandre dans les consultations sur les
> questions au sujet desquelles il était
> appelé à donner son avis. » (Discours de M. Brochon sur la tombe de Goubeau.) Au mois de janvier 1852, la Chambra de commerce de B> le désignait pour professer, en remplacement de M. Fieux décédé, le cours de dmit commercial et maritime, et rendait ainsi hommage à sa profonde science juridique. Il continua alors la publication du Mémorial dcjnrisprndetiee commerciale et maritime, i-ecueil contenant les principales décisions du Trib. de commerce et de la Cour d'appel de B*. Il fut aloro choisi pour avocat par l'administration de la marine. Jouissant de la considération de tous, souvent désigné par ses confrères pour siéger au conseil de Tordre des avocats, il fut nommé bAtonnier en 1866.
Sur le point d'être décoré de la Lésion d'honneur, M. Goubeau mourut le 21) juin 1874 pendant une plaidoirie devant le tribunal de commei*c.\ « laissant à sa » famille l'enviable patrimoine d'une gloi- » re modeste ; à ses amis d'impéi'issables » regrets ; à tons la mémoire exemplaire » d'un homme de travail, de science et )i de foi. » (Discouj's cité plus haut.)
GOUDINEAU (Jean), propriétaii-e du vignoble de Fergraves, ne à Jau le 4 mai 1W25. D»^ en droit de la Fac. de Paris, inscrit au barreau de B' de 18i39 à I8fô; médaillé du gouvernement pour sauvetage à Soulac en 1862; juge suppléant au tnb. civil de Lesparre de inb*/ à 1881; maire de Jau-I)ignac-Ix>irac de 187(3 à 1882; memb. du cons. gén. de la Gir. depuis 1880; vice-présîd. du comice agricole du Médoc, a reçu à ce titre, en août 1888, la croix de chev. du mérite agricole.
Nous citet^ons parmi ses principaux éciits : Nêcpssité ne créer un port maritime à Vembouchnre de la Gir,, B*, 1876, in-8«; De l'urgence et du moyen pratique de supprimer la imsse du Sud de la Gir., 6«, 1877, in-8«; Etude êur les fleuves océaniques français,
1878; Notes jtour servir à l'hist. de VEtat en France, B\ 1881, in-8»; Des obstructions de la Qironde et de ses affluents. Causes et remèdes, B<, 1882, in-8»; Lettres à M. le Ministre des trni«aux publicSy à M. C..., cons. gén., B\ 1883, in-Ho, avec carte; Souvelle étude sur les passes de la Gir. de Cordouan à B^, B», 1885, in-H»; Agir ou déchoir^ B>, 1886, in-8o; Vœu sur les causes d'obsti*uction de la Gir.-Gar., B*, 1887, in-8»; Lettre à MM, les fnenibres du conseil général de la Gir., réponse aux ingénieurs, B*, 1888, in-8<>.
GOUGET (Alexandre), né à Lvon le 17 oct. 1832. Sorti de l'Ecole des chartes en 1859, avec le iiived'élève pensionnaire. Archiviste à Niort, puis à B* en 1866, au moment où notre pi'écieux et vaste dépôt allait être transpoilé dans les nouveaux bâtiments de la rue d'Aviau, il y a dirigé leur installation et leur classement.
Memb. de l'Acad. de B> en 1874. Parmi ses principaux travaux, nous citerons:
L'inventaire sommaire des archives départementales de la Gironde, 2« partie du t. I et t. II; Fonds de l'intendance de B^ et du bureau des finances, t. III (en publication); Fonds de l'archevêché et du chapitre métropolitain lie B^; Note sur tes chateliers du Poitou à l'époque gallo-romaine; Histoii*e du commerce de Niort avant i789,
GOUJON (Jean-Éloi-Théophile), né à Gauriac (Gir.) le l»»- déc. 1835. Reçu avocat à Paris en 1862; avoué à Cognac de 1863 à 1869; nommé cons. de préfecture à B' en 1870; vice-présid. de ce cons. depuis 1878; adjoint nu maire de Gauriac, canton de Bourg, de 1876 à 1877; délégué cantonal depuis 1876; ifif enjanv. ifel. L'un des fondateurs de la hioliothèque populaire de Bourg, qui est l'une des plus prospères de la Gir.
GOUNOUILHOU (Élie-Gustave), imprimeur et publiciste. né à Bergerac (Dordogne^ le 8 août 1821. Fit son apprentissage (l'imprimeur à Bergerac, chez son beau-frère, et le compléta à Périgueux chez M. Lavertujon père, dont plus tard, après un séjour de plus de sept années dans l'Amérique du Sud, devint le gendre et l'associé.
En 1850, M. Gounouilhou vint s'établir à B^, succéda à M. Edouard Faye,imprim. En 1853, M. Delamarre, propriétaire de la Patrie, créait à B" la Gironde, comme il avait déjà ci'éé plusieurs autres feuilles en province, et confla à M. Gounouilhou l'impression de son nouveau journal.
L'année suivante (mars 1854), la Gironde devint la propriété de son imprimeur, et M. André Lavertujon, beau-frère de M. Gounouilhou, en fut quelque temps après le rédacteur en chef; le journal.
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fondé par un bonapartiste, Ut bientôt k TËinpiœ une opposition qni aida puissamment à la reconstitution du parti l'épublicain dans le dépailement de la Gironde. L'influence du journal s'accrut rapidement, et les pei-siécutions administratives ne lui manquèrent pas : avertissements, suspensions, procès, lui Airent prodigués, mais ne fii-ent qu'augmenter sa popularité. A la chute de TEmpire et pendant la gueiTe, lors du séjour à B' du Gouvernement de la Défense nationale, la Gironde, admirablement informée, devint le journal le plus répandu de la
{)rovince. Elle est restée depuis Torgane e plus important de l'opinion républicaine dans les départements. En 1872, M. Gounouilhou, prévoyant l'avenir de la presse à cinq centimes et désireux de propager les idées démocratiques dans les campagnes du Sud-Ouest, fonda la Petite Gironae, et quelque temps après il dota ce journal, le premier en France, d'un fil télégraphique spécial. Seseflorts furent couronnés de succès : la Gironde et la Petite Gironde sont arrivées à un tiinge
Zuotidien qui dépasse 100,000 exempl.
a rédaction en chef de la Gironde est confiée depuis août 1871 à M. Eug. Ténot.
Au point de vue professionnel, dans l'impnmerie, M. Gounouilhou n'avait pas moins de succès. Primitivement situés rue Sainte-Catherine, puis place Puy- Panlin, ses ateliers, bientôt à l'étroit, furent transférés en 1860 rue de Cheverus dans l'ancien hôtel de l'Archevêché. Les ouvrages sortis des presses de M. Gounouilhou jouissent à juste titre d'une gi*ande réputation, et ont été récompensés brillamment dans toutes les expositions auxquelles il a pris part, notamment à Paris en 1878 et à Bordeaux en 1882.
Depuis l'année 1885, tous les employés à quelque titre q^ue ce soit de la maison Gounouilhou — journaux ou imprimerie — sont admis, après un certain temps de séjour, à participer aux bénéfices de la maison dans une mesure proportionnelle à leurs émoluments.
M. Gounouilhou a cédé, en 1884, la gérance des deux journaux à son fils Henri, et s'occupe spécialement aujourd'hui de la gestion matérielle de sa vaste imprimetie, l'une des mieux outillées de la province, éclairée à l'électricité depuis dix-huit mois environ. La Gironde et la Petite Gironde ont à Paris une Agence télégraphique spéciale pour le service des dépêches, a la tête de laquelle se trouve M. Jules Chapon, gendre de M. Gounouilhou et l'un des trois Directeurs de la Gironde et de la Petite Crironde,
M. Gounouilhou a été pendant auelque temps, de 1879 à 1883, conseiller d'arrondissement du canton de Pessac; mais ses nombreuses et absorbantes occupations ne lui permirent pas d'accepter le renouvellement de son mandat.
Proposé deux fois, en 1876 et en 1887, pour la décoration de la Légion d'honneur, M. Gounouilhou a cru devoir, par un sentiment de modestie assez rai'e, ne pas accepter cette distinction.
GOUNOUILHOU (Henri), publiciste, né à B* le 16 juillet 1853. Fils du précédent; gérant de la Gironde et de la Petite Gironde depuis 1884.
60URGT (l'abbé de), vie. gén. deB»; memb. de r.\cad. de Nancy. A traduit l'Apologétique et les Presei*lptlons de Teiiullien, 1760, in-12. Cette trad. a été réimp. dans le Choix de monuments
Îrimitifs de VÉglise chrétienne, Paris, 843. L abbé de Gourcy est encore auteur d*un Eloge de René Descartes, 1765, in-8o; d'un mémoire intitulé : Histoire philosophique et i^li tique de la doctrine et des lois de Lycurgue, Paris, Valado, 1768, in-8o; d'une Suite des anciens apologistes de la religion chrétienne traduits et analysés, Paris, Lambert.
1786, 2 vol. in-8*', et de plusieurs ouvrages dont on trouvera le relevé dans la France littéraire. B. de F.
GOURDON (Edouard), né à BMe 6 mai s 1820, mort à Neuilly (Seine) le 19 sept. 1869. A rédigé depuis 1840 une foule de feuilles politiques ou littéraires de Paris ou de la province. Après le 2 Décembre 1851 il fut chargé d'organiser dans plusieurs villes de province des journaux dévoués au nouveau gouvernement. A la suite d'une mission en Allemagne, il fut appelé dans le service de la pi-esse au ministère de l'intérieur comme chef de section. Entré depuis dans une des préfectures du Nord, il fut ^ le 15 août 1857, décoré en outre de divere ordres étrangers. On a de lui, en dehoi^ des nombreux articles publiés dans les journaux auxquels il a collaboré, plusieurs romans, nouvelles ou études cntiques qui ont eu assez de succès.
En voir la liste dans le dict. Vapereau et le catalogue Otto Lorexti.
GOURGUE (Dominique de), né à Montde-Marsan (Landes), connu sous le nom de « Capitaine de Gourgue ». Fut l'un des plus vaillants guerriers de son époque; est devenu célèbre par une expédition contre les Espagnols de la Floride qui venaient de s'empai'er par trahison de cette colonie et d'y pendre comme hérétiques un grand nomore de Français. Voulant à tout prix punir cette injure, il arma à ses frais trois vaisseaux et fit voile pour la Floride le 15 août 1567. Il se mit à la tête des habitants du pays, devint bientôt vainqueur des Espagnols et en fit pendre un grand nombro comme traîtres, voleurs et meurtriers, aux branches des mémos arbros où les Français avaient été atta-
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chés. A la suite de cette expédition, le roi d'Espagne, alors allié de Charles IX, fit mettre sa tête à prix et Dominique fut obHgé de se cacher jusque vers 1o72. En 1573, il assista au siège de La Rochelle et Tannée suivante il fut chargé par Charles IX de commander un vaisseau qui devait conduire des troupes en Pologne. En 1)86 la reine Elisabeth d'Angleterre demanda Dominique de Gourgue au roi de France pour lui confier, à titre d'amiral, une fiotte qu'elle voulait envoyer contre les Espagnols qui venaient de' s'emparer du Portugal. Parti de Paris, Dominique tomba malade à Tours, y mourut et fut enterré dans le chœur de la basilique Saint-Martin.
V. I^ Heprise 4e la Floride, publiée sur les manuscrits do la Bibliothèque imp. par Ph. Tamizkt de Larroque, extrait des publicat. de la Soc. des bibliophiles de Guyenne, B', 1867.
GOURGUE ^Ogier de), seigneur de Gaube et de Montlezun, vicomte de Juliac, seigneur de La Hoche-Andry, La Forest, Lège en Buch, Vayres, Pèlegrin, Saugeon, Entre-deux-Mers. Fut le premier qui s'établit à B' et ce fut lui qui fit entrer dans sa famille la terre et le chat, de Vajrres au'il acheta au roi de Navarre. Il fut à B> l'un des personnages les plus considérables de son époque : conseiller du roi en ses cons. d'Etat et privé, pi'ésid. du bureau des trésoriera de France en la généralité de Guyenne, il mit plusieurs fois sa grande fortune au service de la cause i*oyule.
Lors de la peste qui décima B^ en 1585, fidèle à son devoir, il ne quitta pas B< comme le firaut la plupart des titulaires des hautes charges. Il fut l'un des commissaires nommés par le roi pour pi*ésider à la reconstruction de la tour de Cordouan dont était chargé Louis de Foix.
Il épousa en premières noces Jehanne de Paraige et en secondes noces Finette d'Aspremont, veuve de Jacques de Pontac. Il en eut plusieui^ enfants. Il mourut à B* le 20 octobre 15%, et, selon la Chronique Bourdeloise, « plein d'ans et » d'honneur, n'ayant laissé de sa qualité » son pareil en Guyenne ». Il fut inhumé dans la chapelle qu'il avait fait bâtir en l'église St-Ëloy à B>.
GOURGUE (Capitaine Antoine de). Se distingua à la prise du fort de Castillon en Médoc. Fut tué au siège de 'Blaye en 1593 et enterré à B< en grande pompe.
GOURGUE (Marc-Antoine de), fils du
f précédent. Se livra dès sa jeunesse à 'étude des sciences et des lettres et acquit une grande imputation par la manière dont il discuta avec Scaliger,
aui avait adopté en partie la doctrine de al vin. Fit de nombreux voyages, eut l'honneur en 1615 de recevoir à la fron-
tière Anne d'Autriche, lors de son mariage avec Louis XIII. Le 27 déc. 1616 il fut nommé conseiller du roi en ses cons. d'Etat et piivé et premier présid. au Pari, de B*. Lui'S du différend qui s'éleva en 1628 entre le Pari, et llntendant Servien, le premier présid. fut mandé par Louis Xlil qui était alors à Surgelées; il s'y rendit quoique malade. Quand il fut admis, il débuta ainsi : « Sire, il est bien étrange et sans exemple, que par deux fois les députés de votre Pailement se soient présentés pour vous faire leurs très humbles remontrances sans être ouïs. » Louis XIII, fuiieux de cette hardiesse, le saisit par la manche de sa robe en s'éciiant : « A genoux, petit homme, devant votre maître. » Le premier président se releva et exposa si éloquemment les torts de SeiTien, que le rei ne put s'empêcher de s'écrier : « Que ne l'ai-je su
{dus tôt! » Le lendemain 9 sept, on trouva e premier présid. mort dans son lit, par suite de l'émotion qu'il avait éprouvée.
Il avait épousé le 1*' juin 1604 Marie Séguier, sœur du chancelier de France, et en secondes noces (1617) Olive de Lestonnac, dont il n'eut pas d'enfants. Il fonda le noviciat des Jésuites, le couvent des Gi-andes Carmélites à B'', et sa veuve fit un grand nombre de legs pieux à son intention. Il n'avait eu de son premier mariage
?[u*une fille qui se fit carmélite en 1630, ut prieure du couvent de la i*ue St-Jacques à Paris en 1659 et mourtiten 1677.
Son portrait a été gravé par /.-E. Lasnes, graveur bordelais. (V. ce nom.)
GOURGUE (Piei're de), frère du pre> mier président et trésorier général de France en Guienne.
A publié : Le trésor des tivonnoies^ B*, 1621, in-4«. B. de F.
GOURGUE (Jean-Jacques de), sei^eur de Vayres, nommé président à moilier en 1632, conseiller d'Etat par provision le 18 avril 1643, fut député par le Parlement de B>^ à Paiis pendant les troubles de la Fronde ; en l()59j Louis XIV érigea en sa faveur la baronnie de Vayres en marquisat. Le 28 avril 1642, il avait épousé Marie L'Archer de Bojacourt, dont il eut quatre enfants. Devenu veuf dans les dernières années de sa vie, il se fit ordonner prètrc. Mourut en 1690. Il était frère de Marc- Antoine.
GOURGUE (Jacques-Joseph de), né à B'', fils du précédent. Ecclésiastique d'une haute distinction, fut prieur de St-Caprais d'Agen, évéoue de Bazas de 1693 à 1724 et 1 auteur ae fondations imposantes à La Réole et à Bazas. Il fut nommé député à l'assemblée du clergé en 1682. Moumt à Bazas le 7 sept. 1724 et fut inhumé dans la cathédrale.
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GOURGUB (Michekiospph de)^ présid.
au Pari, de B< de 1738 à im
GOURGTIE (Marquis Armand de). Fut d'abord maiti-e des reauétes au Cons.
d'Etat, puis député de Montaaban, enfin pair de France en 1827 et gentilhomme de la chambre du roi. Avait épousé Mi>« de Montboissier-Beaufort-CaniUac, qui fut Tune des dames désignées pour accompagner M"» la duchesse de Berry.
GOURGUE Çy^* MaiieJoseph de). Maire de B< de 1816 à 1823: memb. du cons.
ffén. de la Gir. de 1816 à 1825; député de fa Gir. de 1821 à 1827.
GOURGUE (Le v«« Joseph-Dominique- Alexis de), littéral. , archéologue, numifr | mate, fils du précédent, né vers 1802, mort à B« le 17 févr. 18fô. Auditeur, puis maître des requêtes au Conseil d'Etat; il donna sa démission en 1830, se retira au château de Lanqnais dans le Périgord où il avait rassemblé des collections précieuses et ne s'occupa plus que de littérature et d'archéologie. Nommé cons. gén. du canton de Lalinde en 1848, il rentra définitivement dans sa studieuse retruite à l'avènement de l'Empire et partagea son temps entre le Périgord et B«. Il est mort dans cette ville au mois de fév. 1885.
Le Wcomte Alexis de Gourgue était memb. corresp. de l'Acad. de B». l\ a publié plusieurs ouvrages et mémoires.
Nous citerons parmi les plus importants : un Dictionnaire des noms de lieux de la Dordogne; un Essai sur la numis^ niaiique du Périgord; Réflexions sur la vie et le caractère de Montaigne, publiées à Voccasion d*un manuscrit d'éphémérides de sa famille, conservé à B» par M. 0, de Larose, B», Gounouilhou, 1856, in-fi*.
Le vicomte de Gourgue était beau-frère de Charles des Moulins. B. de F.
Le nom de cette illustre famille a été donné à deux des voies de B*.
V. sor cette importaotc famille bordelaise : ComitJiAT, Pari, de B; p. 63. — Daciilhos, Etage eu premier présid. de Gourgue, discours de rentra des tribunaux, 1800. — Ciarhrolz (Léonard de), Eléfie Miae sur Im mort du prem, présid. de Gourgue, B-, 1(B9, in-4'. — Etude» sur le premier présid. de Gourgue et le sieur d'Epernou, par M. de ViLLEMcrx, couronne par PAcad. de B« en 1867. — De Thoc, Histoire universelle. — Moîjtli-c, Commeulaires. ~ U Guienue du 21 fév. 1885.
GOURM AT (M"* Marie Le Jars de), née à Paiis en 1566, morte en 1645. Femme distinguée par son savoir, auteur de divers ouvrages intéressants, mais qui doit surtout sa célébrité à l'attachement que lui accorda Montaigne, qui l'appolait sa fille d'alliance, et au culte qu'elle voua à la mémoire du moraliste. .Kprés la mort de celui-ci, c'est à elle qtie la famille de Montaigne envoya, en 1503, un exem-
plaire des Essais que le poète Pierre de Brach avait préparé pour l'impression en y insérant les additions inédites de l'auteur. Elle se chargea de la correction des épreuves du livi-e, y ajouta une préface de sa façon et le publia en 1506, Paris, Langelier. De la fin de 1595 au commencement de 1597, elle vint séioumer en Guvenne auprès des dames de Montaigne. En 1598, 1600, 1602, 1647, Ib^, 1635, elle publia diverses éditions des Essais, et joignit aux dernières la traduction des passages grecs et latins cités dans le livre. La dernière de ces éditions est dédiée a Richelieu. Nous citerons seulement pai^ mi ses nombreux ou\Tages : le Proumenoir de M. de Montaigne, par sa fille d'alliance. Pains, Abel Langelier, 159i, in-12 de 106 fit. chiffrés.
V. L. FcucfeaB, Etude sur M"« de Gouruag, 1853, et toutes les biogr. gén. — Dezeimebis, Heekerckes sur la receusiou postkuuu du teste des Essais de Montaigne, Bs 1866, la-8-. — Tal- LEHART DES RiUci, Historiettes.
G0ïïRRAIGNE(Pierre4ulien), né à Pujols (Gir.) le 12 juin 1826. Fit ses études au petit séminaire de B»; prof, de belleslettres de 18 W à 1852; rédacteur en chef du Courrier de la Gir. de 1852 à 1883.
GOURRAIGIIE (Louis^ontran), fils du pi-écédent, né à B« le 24 fév. 1854. Entré a l'Ecole normale sup. le 5 août 1873; en soiiit agrégé d'histoire avec le n» 1 en 1876; prof, d'histoire au lycée de Sens la même année; prof, snppl. au collège Rollin à Paris en 1877 et au lycée Henri IV en 1878; prof, au lycée de B» en 1879 et au lycée Condorcet à Paris en 1880.
A publié: LaSuèdeà VExposUion uni^ verselle de ii<7«, Paris, Defagrave,l«78, in-12; Géographie gén. de V Afrique, de VAsie, de VOcéanie et de l'Amérique, enseignement second, spécial l** année, Paris, QuanUn, 1888, in-12 ill., 270 pp.
GOUT DES MARTRES (Edouard), avocat, littérateur, né à Pons (Char.-inf.) le 22 sept. 1812, fit de brillantes études au collège de Pons; licencié en droit à Toulouse en 1836; inscrit au barreau de B* en iïS30. Son amour pour les belleslettres; son dévouement à la chose publique le tinrent souvent éloigné du barreau de B<, mais il ne le quitta jamais.
Il fut memb. actif de presque toutes les associations scientifiques, littéraires ou charitables de B*, où il fut souvent appelé à la présidence ; fut en 1840 l'un des fondateui-s du comité vîniooledes Deox-Charentes à Cognac et de celui de B*, qui le déléguèrent à Paris pour soutenir lea intérêts de l'industrie vinicole; memb. du cons. mun.de B«(1855 à 1860); du cons.
d'arr. de B* (1848 a 1852) et du cons. gén.
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de la Gir. (1852 à 1862). U Soc. d'agi iculture de la Gironde le nomme tour à tour vice-présid. ou prés, en 1853, 1854» 1855, 1&"Î8, 1JC9, 1860, 1861 ; pri^sid. de la Soc. philom. (1860 à 1H62). ^ le ^ août 1847.
Ses poésies lui valurent dès 1834 plusieurs palmes à TÂcad. dos jeux floraux, et lui ouvrirent le 14 nov. l£i9 les portes de TAcad. de fîs dont il fut le préstd. de 1850 à 1851 , lie 1855 à 1856, de 1861 à 1862 et où il institua Tusage des réceptions publiques; ses poésies lui obtinrent encore le titre de corr. de rAcadéinie de Caen.
Son recueil principal, paru en 1841, sous le titre de Gerbes de poésies, Paris, Gosselin, 1841, in-8°, contient un portrait de l'auteur lithographie par £. Lassalle et reflète un esprit fin, gracieux, éminemment poétique; il est aujourd'hui complètement épuisé après avoir eu deux éditions successives; nous devons mentionner aussi son poème: Le Missionnaire^ 1861, in-8o, avec 4 vi^ettes, qui lui valut le titre de « maître es jeux floraux «. Citonsencore une remarquable étude économique intitulée : Sir Hobert Peel et la liberté commerciale ^ in-8'', B«,1846. Parmi ses pièces inédites nous signalerons : 1» L'oubli des morts, 2» Fleurs igtwrees. De 1835 à 1847 G. Des Martres apporta dans les cercles littéraii*es de Paiis 1 éclat de son talent et Taménité de son caractère, et devint Tami de toutes les notabilités littéraires de son époque. On peut dire qu*il ne connut que des amis.
Dans la soirée du 17 déc. 1862, la mort le frappa subitement presque au seuil de sa demeure, où il ne put rentrer le lendemain que glacé. Une mort si inattendue émut toute la ville de B<. Son éloge fut prononcé sur sa tombe par MM . Dabas, présid. de l'Acad. deB*; le secrétaire gén. de la Préfecture; A Bonnet, présid. de la Soc. d'agriculture; J.-B. Lescarret, secret, gén. de la Soc. philomathique; Princetoau, Coste, Brochon, F. Passy; D"" Vénot, Ch. Latcrrade, l'abbé Sabatier, etc. Tous ces discours témoignèrent des hautes
aualités du cœur et de l'esprit de Goût 'es Martres; de son désir de contribuer au développement de la richesse et de la prospérité du dép. de la Gir. et de la gi-ande cité dont il était devenu Tenfant.
GOUTETRON (Pierre), fils de Jacques Goutevron, chirurgien, et de Marie-Anne Fonfiede, né à B» le 16 oct. 1743, mort à BMe 30 août 1828; D»" en méd. de la Fac. de Montpellier le 10 juin 1767; maître en chirurgie le 18 juillet 17(58; ancien cliiiiirgien-majorà Thôpital St-Andi'é, ancien méd. (le la îei'me gén. des douanes et de l'hôpital des incurables; memb. fondateur de la Soc. de méd. de B» en 1788, memb. lion, en 1805.
60UVËA (André de), chanoine et théologal de la collégiale St-lean de Bazas,
principal du collège de Guyenne, né en Portugal vers la fin du xv* siècle, appartenait à une famille juive convertie au catholicisme et venue en France vers 1500. 11 était pi'incipal du collège Sainte-Bai*be, ^uand en 1534 les jurats de B^ rappelèrent a remplir les mêmes fonctions au collège de Guyenne. Il s'entoura d'une pléiade de professeurs i^marquables dans les lettres et It's sciences et donna tant d'éclat à sa dii'ection que Montaigne l'appelle : « le plus grand principal de France. » Les jurats lui accoixièrent des lettres de naturalisation en 1535. Après plusieurs voyages en Portugal, il quitta définitivement B* pour ce royaume en 1547, et alla fonder à (^ïmbi'e une maison d'éducation qui prit le nom de Collège des artf, mais le 9 juin 1548 il mourait sans avoir pu achever son œuvre. On a de Gouvéa :
Schola Aituitanica, B\ Millanges, 1583, in-8«, de 63 pp., livre rarissime publié après la mort de son auteur, avec une préface d'Eiie Vinet. (let opuscule, tœs curieux, programme des études du collège de Guyenne au moment de son
Elus ^rand éclat, a été quelquefois attriué a Vinet lui-même; il vient d'être traduit par M. Louis Massebieau dans le Musée pédagogique, bibl. centrale de Ven8eigne7nent priviaire. Cette trad., faite sur Tex. que possède la Bibliotiièque nationale, a été publiée eni-egaixi du texte, avec une préface et des notes intéi'essantes du traducteur, Paris, Delàgrave, 1H86, in^o de xv-?6 pp. B. de F.
Y. rarticlc de Bayle, dans le Dict. hislori^He et critique. — Histoire de Ste-Barbe, etc.. par Jules UiK'HF'RAT, Paris, Hachette, ISUO, 3 vol. \u-8\— Histoire du collège de Gujenne, par E. GArLLiRun et les Portugais en France, par Francisque Michel.
GOUVÉA (Antoine de), frère puîné du précédent, jurisconsulte, philologue et
{)oète, prof, au collège de Guyenne, sous a direction d'André de Gouvea.