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connu dans le port de B< sous le nom de la Gratide Nancy, était commandé tout d'abord par le capitaine Prade, lieutenant du fameux Surcouf, dont les exploits comme coi^aire avec la Confiance sont devenus légendaires. La Naticy a laissé des souvenirs inelTaçables clu3z les vieux marins de B>^et dans le Gange. Pendant la tourmente révolutionnaire, Daniel Guestier s*était lié avec la famille Bai*ton, d'origine irlandaise, qui faisait des achats de vins dans le Bordelais et qui, forcée de quitter la France en 1793, lui abandonna le soin de ses intérêts. De cette intimité naquit une association commerciale commencée en 1795, et qui dure encore entre les descendants, petits-fils et arrièi'c-petits-rils des deux fondateurs, seuls associés de la maison Barton et Guestier qui, depuis 90 ans, a pris une large part à toutes les initiatives et à tous les progrès qui ont aidé B> à recouvrer son ancienne prospérité. Cest à MM. Daniel Guestier, W. Johnston et H. Barton que Ton doit les premiers essais de navigation à vapeur sur la Garonne où un service régulier entre B* et Pauillac était organisé déjà en 1824. D. Guestier fut l'un des fondateurs de la Banque de B>(, devenue aujourd'hui succursale de la Banque de France. En résumé, Ton peut dire qu'il a toujours et puissamment contribué à toutes les enti^ prises qui ont embelli et enrichi sa ville natale. Présid. du trib. de commerce de 1807 à 1812, de 1814 à 1816 ; présid. de la chambre de comm. en 1821. Il se retira peu à peu desaffaires auxquelles,pourtant, il s'intéressa toujours, s occupant de ses propriétés de Saintonge et du Médoc.
Arrivé à Tâge de 92 ans révolus, il s'éteignit paisiblement le 3 sept. 1847. Il avait eu plusieurs enfants, mais un seul fils lui est resté, Pierre-François Guestier, dont l'article suit.
GUESTIER (Pierre-François), né à B> le 16 mars 17ÎÔ^ fils du précédent, l'un des fondateurs a B> de la maison Barton et Guestier; fut envoyé dès sa jeunesse en Angleterre, où il acheva son éducation. Il assista en même temps au grand développement des idées constitutionnelles et libérales dans le Royaume-Uni, ainsi qu'au prodigieux accroissement du commerce de. la Grande-Bretagne à qui ses victoires navales avaient donné Tempire des mers, et qui devenait, grâce à ses tarifs et à l'organisation de ses ports, l'entrepôt général du monde. Revenu à B*, il entra dans la maison de commerce de son père et acheta peu de temps après des terres en Médoc ; il s*occupa beaucoup d'agriculture, s'appliqua à introduire de nouveaux instruments aratoii^es, importa des étalons, des taureaux pour l'amélioration des espèces locales, et réussit surtout à améliorer sensiblement la produc-
tion des laines dans le Bas-Médoc. Quand arriva la révolution de 1830, son dévouement aux traditions monarchiques et la crainte que lui inspirait un gouvernement républicain, le firent se rallier à la monarchie nouvelle qui représentait pour lui l'ordre et la lioerté. Nommé adjoint au maire de B*, puis conseiller général, il fut appelé bientôt à re|)ivsenter l'arrondissement de Lesparre à la Chambre des députés, pendant un voyage qu'il faisait en Irlande, en 1834. Il fut réélu plusieurs fois, y siégea dix ans, et quand il se retira voiontai rament, il eut la satisfaction de pouvoir désigner luimême et faire accepter par ses électeurs, dont un grand nombre étaient devenus ses amis personnels, le successeur qu'il désirait. En 18i7, il fut nommé pair de France. La révolution de 1848, en éloignant momentanément de la France une famille à laquelle il était profondément attaché, Pavait complètement dégoûté de la politique; le second Empire, dont il
f cresson tait la fin désastreuse et sanglante, 'en éloi^ia encore plus et il se retira presque entièrement à la campagne.
Mourut à B>, dans sa maison du Pavédes-Chartrons, le 16 mars 1874, le jour même où il achevait sa 81* année. Il avait épousé en 1818 la fille ainée de M. William Johnston. De cette heureuse union, il avait eu une nombreuse famille, dont deux fils, MM. Daniel et William Johnston-Guestier, aui lui ont succédé dans la direction de la maison de commerce Barton et Guestier.
GUESTIER (Daniel), né à B^ le 17 déc.
1820. Fils du précédent. Aujourd'hui chef de la maison Barton et Guestier ; juge au tribunal de commerce de 1850 à 1852; memb. de la chambre de commerce depuis 1872; président de la Soc. des courses depuis 1855 ; continue avec ses fils rélevage des chevaux de pur sang; s'est occupé d'histoire naturelle; est possesseur d'une belle collection de coquilles.
GUESTIER (William-J.), né à B« le 13 déc. 1829, mort à B» le 1" avril 1874. Frère du précédent. Il avait été viceprésident de la Soc. d'agriculture de la Gir. et s'occupait beaucoup de courses et d'élevage des chevaux pur sang.
6UIBERT (Gustave-Jean- Alfred), né à B* le 25 aviil 1816, mort à B» le 30 avril 1878. Fils d'un capitaine au long cours, embrassa la carrière des constructions navales, apporta dans celte industrie d'ingénieux perfectionnements, conçut le projet de navires à quille mobile pouvant tout à la fois supporter la mer, remonter les fleuves peu profonds et par suite faire de Paris un port de mer. En 1853, la Solff sortait de ses chantiers et allait peu après jeter l'ancre dans la Seine,
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en face du Louvre. Cette entreprise hardie, qui fit pendant quelques jours la joie aes Parisiens, lui valut la ^'. D'une activité exceptionnelle, il se passionnait autant pour les questions intéressant Taméliocation de notre ville que pour les pi'Ogrès de son industrie; memb. du cons. mun. de B* de 1H48 à 1870, il apfïorta dans cette assemblée toutes les brillantes et généreuses ?ualités de son esprit et de son cœur. En 870, il se trouva au premier rang pour ihire partie du Comité de la défense nationale: ce qu*il déploya de dévouement et ae sacrifices ne fut connu que par ceux qui le virent à l'œuvro. Il s'occupa simultanément de Thabillement et du ravitaillement des troupes, des moyens de défense, des ambulances pour lesquelles il fit confectionner des voitures d*un nouveau modèle. Cette année de lutte ébranla sa santé; il dut en 1871 se retirer des alTalivs publiques pour se consacrer à sa famille et à ses amis.
0UI6NARD (A.-Gaston), peintre, né à B* en mars 1848. Elève de J. Ferry, Ilurabert et Gervex, a figuré au salon de Paris depuis 1874 et au salon de B» depuis 1875; a obtenu Jjfe Christ de Portugal, s)^ de Bolivie, mention bon. à Paris (1883), 3« méd. à Paris (1884), ?• méd. en 1887, méd. d*or à Texposition internationale de Sydney, l'» méd. à celle de Nice (1883), méd. d'argent à Laval, à St-Germain, à Versailles, à Montpellier, etc. Ses principales œuvres sont: Le Fourrage, 1874; Eclaireurs en fuite, 1875; En Bretagne, 1876; L Hiver, forêt de Fontainebleau ; Réquisitions en Beauce, 1881 (au musée d'Evreux); LiJhre pâture, 1885; Dans la Lande, lw7 ; La neige en Normandie, 1888; Convoi dans les marais de Quiberon (au musée de Montauban); Au Verger (acquis par TEtat).
GUIJON (Jehan), né à Âutun en 1544, prof, d'humanités au collège de Navarre et de rhétorique au collège de Guyenne, sous Ëlie Vinet. Il a composé en vers latins une traduction d'un poème attribué à Denis le Périégéte. B. de F.
GUILBERT (MoO, né à Cerisy-la-Forét (Manche) le 15 nov. 1812. Fit ses études au collège de St-Lô, les continua au petit et au grand séminaire de Coutances. Ordonne prêtre le 17 déc. 1836; nommé successivement prof, au petit séminaire de Coutances, puis à celui de Munéville après avoir passé un an chez les missionnai.^s diocésains, il devint en 1851 supérieur du petit séminaire de Mortain et fut appelé en 1853 à fonder et à diriger celui de Valo^nes; nommé en 18i^ curé doyen et archiprétre de la même ville, il reçut quelque temps après les lettres de vicaire gén. bon. de Coutances. Appelé
le 16 mai 1867 au siège épiscopal de Gap, Msi" Guilbert fut préconise le 29 sept. suiv. et sacré le 10 nov. à Valognes. Il se rendit à Home en 1869 pour assister au concile œcuménique du Vatican et i*enouvela ce vovage en 1875, en 1879 et en 1886.
Xu mois de sept. 1876, Mer Guilbert adressa au clergé de son diocèse une lettre pastorale pleine de l'esprit de paix sur les devoirs du prêtre touchant la politique. Cette lettre eut un grand retentissement. Nommé en 1879 successeur de M^f Bataille au siège épiscopal d'Amiens, il refusa d'abord de quitter Gap, mais dut revenir sur sa décision par ordre du souverain pontife et prit po.ssession de son siège le 18 nov. 1879. Le diocèse d'Amiens lui doit la fondation de patronages pour les jeunes ouvriers et les apprentis, de plusieurs autres œuvres
fieuses populaires et moralisatrices. En 883, après la mort du cardinal Donnct, le chef de l'Etat songea pour le remplacer à Mo' Guilbert, qui déclina cette offre comme il l'avait fait en 1881 pour l'archevêché de Cambrai. Mais le pape Léon XIII ayant fait appel à son esprit d'abnégation et d'obéissance, il accepta la succession du cardinal Donnet et tint comme lui à entrer sans solennité civile et milit. dans sa nouvelle ville épiscopale. Le lendemain 21 sept. 1883, avait lieu dans lacath. St-André, au milieu d'une foule considérable et sympathique, son installation religieuse.
Chan. d'honn. de Coutances (lt»0), de Luçon (1857), d'Auch (1862), d'Aix (1868), de Gap (1879), Ms^ Guilbert a été nommé !^ en 1866 et 0. ^ en 1877.
Mflf Guilbert parle avec une éloquence toute paternelle. Il a écrit un certain nombi'e d'ouvinges et de mandements sur diverses questions de doctrine, parmi lesquels nous citerons : Monde et Dieu, Le fini et Vmfini et leurs rapports, Le divorce et La divine synthèse, ou V exposé rationnel, au double point de vue apologétique et pratique, de la religion révélée, suivie de Monde et Dieu,3' édit. refondue, Paris, Pion etC«, et B«,Feret et fils, 1889, 2 vol. in-8«; La démocratie, B«, id., 1886, in-8*.
V. Etude litt. sur les œuvres de Mi' Guilbert, par Louis de Toul. B>, 1883, in-8*.
GUILHE (Henri-Charles), né à Villemasnc le 22 avril 1756, mort à É'^ en mai 1842. Prof, de grammaii'e générale et de philosophie à l'école centrale de la Gir., chet d'institution dans notre ville, prof, de théorie commerciale à la a Boui-se », directeur hon. de l'école des sourds- muets, memb. de la Soc. linnéenne, memb. hon.
de l'Acad. de B^ inspect. ffén. hon. de l'Université, ^. (ruilhe a publié un g and nombre de mémoires et de pièces aiverses dans le Bulletin de la Société philO' mathique, dans ïAmi des Champs, sous le pseudonyme de Le Campagnard, et,