GUE
quatre ans interne de Thôpital de Lyon, il vint à B» par suite d'une déception, pour chercher à s'embarquer comme méa. de bord. Dubnie!, chirurgien de l'amirauté, chargéde l'examiner, fut tellement frappé par son savoir qu'il l'engagea à se fixer à B>; il en fit son ami et plus tard son gendre (1772). Il devint aloi-s memb. de ï'Acad. deB«(1773), memb. du Collège de chirurgie et prof, de chirurgie opératoire, chirurgien-major de l'hôpital Saint- André et l'un des chirurgiens les plus renommés du midi de la France. Memb.
fondateur, en 1798, de la Soc. de méd. de B< dont il fut trois fois président. On lui doit l'invention de plusieurs instruments de chirurgie, principalement pour la lithotomie, et des travaux qui ont fait avancer la science chinirgicale. Il fut aussi un exemple admirable de toutes les vertus domestiques, de toutes les qualités (nous allions dire de toutes les vertus) professionnelles. Sa charité était inépuisable, aussi sa moi^ fut-elle un deuil public à B«.
V. son éloge par M. Gixtrac dans les Acie* del'Avad. de B\ t«27, p. 79, et par M. Sois, dans VUnion mid. de la Gir,, 1866, p. 322.
6UËRIN (Jean-Basile-Paulin), méd.oculiste, né a B"^ en 1776, mort à B« le 20 oct. 1835. Fils du précédent. Fit ses études au collège de Pont-Levoy, fut à Paris l'élève du célèbre Boyer, et Df en méd. en 1805. Revenu à B», il fut élu memb. de la Soc. de méd. le 1" déc. 180ti et deux fois son président. Il s'occupa spécialement des maladies des yeux.
Chirurgien en chef de l'hôpital St-André, il y fit preuve d'un grand talent, mais sa timidité Tempécha de devenir professeur.
Memb. du cons. de salubrité de B«; memb. de l'Acad. de B« en 1823 ; memb. du cons. mun. de B» de 1831 à 1835; il a laissé comme son père le souvenir d'un grand cœur et d'un habile chirurgien.
V. Son éloge par M.Gintrac, Actes de l'Acad. de B\ 1836, p. 203.
GUËRIN (Charles-François), violoniste, né à Langon (Gir.) en l^ièo, mort à B« le 20 mai 1879. Termina à Paris ses études musicales; devint, en 1840, prof, au collège de Toulenne (Gironde), puis se fixa à B» en 1843. Son réel talent, seséminentes qualités de professeur, sa douceur, sa modestie surent bien vite lui attirer de nombreuses sympathie» et l'entrée dans les meilleures familles de B». Vers 1855, il créa avec nombre de ses élèves une société musicale ayant pour but de faire connaître les auteurs classiques, et les amateurs de bonne musique se rappellent les chai^ mants concerts de la Soc. Guérin, qui dura plus de vingt années. En 1864, M. Guérin devint prof, titulaire du lycée de B*, et prof, de chant à l'école supérieure communale de B*; il fut plus tai*d directeur de l'oi^
chestre du cercle Boieldieu. Il présida la section des arts du Cercle littéraire et artistique, fat memb. du comité de la Soc. Ste-Cécile. Son éloge fut prononcé sur sa tombe par le proviseur du lycée de B<^ et tous les journaux de la ville furent unanimes â.dire oue l'art perdait en lui un de ses plus distingués, de ses plus fervents défenseurs, et la société bordelaise un de ses membres les plus sympathiques et les plus honorables.
GUESTIER (Daniel), né à B'^ le 2 sept. 1755, petit-fils de Gabriel Guestier, d'origine bretonne, oflicier de marine et huguenot qui dut, loi*s des persécutions contre les protestants, après le désastreux combat de LaHougue (où il avait été blessé), choisir entre sa religion et sa carrière de marin. En quittant la mer, il abandonna aussi la Bretagne pour se réfugier en Saintonge oii habitait la famille de sa femme, et plus tai-d à B* où son fils François Guestier s'était établi comme homme de loi et demeurait rue du Cerf-Volant.
Ce dernier fut pendant longtemps lieutenant de juge de M. de Ségur, seigneur etjusticier dans la juridiction dePauilIac, et mourut en sa maison à B^l'an 1789. De son union avec Jeanne Conte, il laissait plusieui*s fils. Le cadet, Daniel, s'était embarqué dès l'âge de 14 ans, avec une pacotille, pour St-Domingue. Il parvint en peu d'années, par son activité et son intelligence, à réaliser un petit avoir, revint plusieurs fois à B« et se fit recevoir capitaine au long cours; fit construire et commanda lui-même un navire qui faisait les Iravereées de B« à St-Domingue, lorsque éclata la Révolution ; il possédait en outre à la Montagne de la Crique, près de Jacmel, une belle plantation de café que dirigeait son plus jeune frère, Pierre-Auguste Guestier, tandis que luimême faisait les vovages en France, apportant des cafés à É» où il les vendait, puis rapportant à St-Domingue les produits de la métropole. Obligé comme tous les blancs de quitter l'île, D. Guestier s'occupa à B* d'armements pour les Indes oiientales et pour Baltimore où s'était établi son frère en quittant la plantation de Jacmel. Il avait fait construire, pour échapper aux croisières anglaises qui bloquaient étroitement l'entrée de la Gironde, deux grandes goélettes bal ahow de 120 pieds de quille dont le point de départ et d'arrivée était le balsin d'Areachon, très difficile à surveiller. Ces goélettes étaient renommées par leur marche supérieure. L'une d'elles se jeta dans. la flotte anglaise par un ten^)s de bmme et se fit prendre, mais l'autre, VHirondelle, échappa toujours aux croiseurs qui lui donnaient la chasse. M. D. Guestier fit aussi construire plusieurs clippers de grande marche pour aller à l'île Maurice et à Calcutta; l'un de ces navires, la Nancy,